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BULLETIN
DE LA
SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE
DE
| VINGT-TROISIÈME CAHIER.
2e série Tome XI.
Le siège de la Société est situé rue de l’'Evêché, 95 | (Maison MONARD).
Ed VMETZ IMPRIMERIE PAUL EVEN 1904.
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BULLETIN SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE
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BULLETIN
SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE
DE
VINGT-TROISIÈME CAHIER. 2e série Tome XI.
Le siège de la Société est situé rue de l’'Evêché, 25 (Maison MONARD).
METZ IMPRIMERIE PAUL EVEN
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DE
STÉPHANIDES ET D'EVANIIDES NOUVEAUX
PAR
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On peut diviser la famille des Stéphanides dans les trois genres suivants.
1. Aïles antérieures avec nervation complète, c’est-à-dire, ayant outre les cellules basales, quatre autres cellules fermées qui sont: la radiale, une cubitale, une discoïdale et une sous-médiane externe . . . . . . . Stephanus Jur.
— Ailes à nervation incomplète n'ayant que les cellules ba-
sales fermées, une radiale et parfois une sous-médiane
CHeME OUVErLO SHEUICITeSS OS EN EN NIET PNR C2;
Cellule sous-médiane externe nulle. . . Fænatopus Smith,
— Cellule sous-médiane externe bien marquée, ouverte sur RÉEL CENEOStephonus ne
bo
Genre Neostephanus ». g.
Ailes antérieures avec les cellules basales fermées, une radiale ouverte à l'extrémité ou fermée, et une sous-médiane externe ouverte sur le dessous. Ailes inférieures très étroites, sans autres nervures que la costale ; trois crochets frénaux. Crochets tarsaux simples. Type : N. Alluaudi n. sp.
Ce genre comprend trois espèces d'Afrique qui se dis- tinguent de la façon suivante.
2 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
1. Occiput strié en arcs transversaux, avec un sillon longi- tudinal large et bien marqué; face ponctuée; metanotum strié longitudinalement . . . . . . . . . globiceps End. ®
— Occiput strié transversalement ou ridé irrégulièrement, sans sillon longitudinal; face irrégulièrement ridée; meta- notumM SrOSSIÈTEMENTPONCUE NN CRE
2. Fémurs postérieurs armés de deux grosses dents; occiput ridé irrégulièrement: mesonotum grossièrement ridé-ponc- tué, scutellum densément ponctué en majeure partie, tête noire, avec quelques taches rouges.
insignis Schlett. 9.
— Fémurs postérieurs avec trois grosses dents sur le dessous; occiput strié en travers; mesonotum finement chagriné et parsemé de gros points enfoncés: scutellum en majeure partie lisse: tête rouge en entier . . . Alluaudi n. Sp. 9.
Neostephanus Alluaudi n. sp.
Face grossièrement et irrégulièrement ridée; front ridé en arc aux environs des tubercules frontaux ; espace compris entre les deux dernières dents frontales et les ocelles posté- rieurs avec quatre rides en forme d’arcs ouverts en arrière; la partie entourée par les cinq tubercules non creusée mais plane : espace compris entre les ocelles postérieurs et le bord occipital finement et densément strié en travers, deux fois aussi grand que la distance de ces ocelles entre eux, cette dernière atteint presque trois fois la distance des ocelles aux yeux; ceux-ci glabres, éloignés du bord occipital presque de la moitié de leur longueur ; tempes lisses et brillantes ; joues égalant à peine le scape. Mandibules incurvées faible- ment, amincies au bout, non dentées. Palpes maxillaires de cinq articles, beaucoup plus longs que la tête. Antennes dépassant peu la moitié de la longueur du corps, très amin- cies apicalement:; second article un peu plus long que la moitié du troisième ; le 4e égal au 2e et au 3e réunis Bord occipital non rebordé, à peine arqué.
Prothorax grêle, quatre fois aussi long que le mesonotum, sa partie rétrécie avec de grosses rides transversales, sa moitié postérieure très finement et densément striée en travers,
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. D
extrème bord postérieur lisse et brillant, Mesonotum très court, à peine arqué en avant, droit en arrière, atteignant le tiers du scutellum, irrégulièrement ridé, avec trois impres- sions longitudinales dont la médiane est droite et les deux latérales divergentes en avant. Scutellum brillant, lisse sauf quelques gros points enfoncés sur les lobes antérieurs, et des points superticiels sur les angles du lobe postérieur ; lignes crénelées composées de points gros et profonds. Méta- thorax aussi long que le mesonotum et le scutellum réunis, séparé de ce dernier par un large sillon transversal entre- coupé de courtes arêtes ; sa surface est finement chagrinée, luisante et parsemée de gros points enfoncés, plus denses autour de linsertion de l'abdomen. Mésosternum sculpté comme le métathorax. Ailes subhyalines. Tarses antérieurs et intermédiaires plus longs que le tibia, métatarse de moitié plus long que les quatre suivants réunis, article quatrième très court supérieurement, longuement prolongé en une pointe velue, sur le dessous: crochets simples; hanches postér'eures à peu près cylindriques, très longues, égalant les trochanters et le fémur réunis, fortement ridées transversalement: fémur postérieur très épaissi, finement chagriné, muni sur le dessous, de trois grosses dents: espace compris entre sa base et la seconde dent finement dentelé sur le dessous: tibia posté- rieur aminci jusqu'un peu au delà du milieu et pas distinc- tement comprimé, puis subitement renflé et muni au côté interne de poils roux, très denses et dressés: tarses posté- rieurs composés de trois articles, densément pubescents sur le dessous, métatarse un peu plus long que les deux articles suivants réunis.
Pétiole abdominal finement strié en travers, aussi long que la tête et le thorax réunis: second article s’élargissant graduellement en arrière, égal aux deux suivants réunis; premier segment dépassant distinctement la longueur des suivants réunis, tarière longue de 12 mm., abdomen de 9 mm.; valves rousses, avec l'extrémité noire. Noir: tête, sauf l'extré- mité des mandibules, palpes, tiers basal des antennes, tous les tarses, pattes antérieures y compris les hanches, partie élargie des tibias postérieurs rouges; deux tiers apicaux des antennes, et pattes intermédiaires bruns. Corps glabre, sauf les antennes. Taille 9 : 15 mm. 1*
DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
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PATRIE. Madagascar : sud de la baie d’Antongil, et Sainte- Marie de Madagascar; trois exemplaires recueillis par M. Ch. Alluaud, à qui cette belle espèce est dédiée.
Stephanus villosus n. sp.
Face et front ridés irrégulièrement et grossièrement ; espace compris entre les cinq tubercules frontaux fortement creusé; en arrière des tubercules se trouvent trois rides arquées en avant, le reste de l’occiput est parcouru par de grosses rides sinueuses, longitudinales et denses; tempes lisses et brillantes : bord postérieur de la tête prolongée en une collerette horizontale, assez large et translucide. Antennes d’un tiers plus courtes que le corps; 3e article deux fois et demie aussi long que le second. Prothorax de moitié plus long que le mesonotum, avec de grosses rides transversales et espacées, un peu moins fortes et plus distantes en arrière. Mesonotum semi-cireulaire, avec une ligne ponctuée longitu- nale et médiane, latéralement avec des rides transversales. Scutellum divisé en trois lobes lisses par deux larges rangées convergentes en avant et composées de gros points disposés sans ordre et entreméêlés de fines rides; lobes antérieurs avec quelques gros points épars; alentours de linsertion abdominale avec quelques grosses rides irrégulières. Meta- notum et métapleures avec des points très grands et se touchant par endroits ; mésopleures et métapleures avec une pubescence blanche et appliquée, partie enfoncée des méso- pleures avec des rides transversales ; hanches postérieures finement ridées transversalement, de la longueur des fémurs, ceux-ci armés de deux dents, dont la seconde est bien plus longue que la première ; entre la seconde dent et l'extrémité du fémur se voient encore trois petites dents; tibia plus long que le fémur, comprimé jusqu'au delà du milieu, rétréci seulement un peu au delà du tiers basal ; tarses postérieurs de trois articles, couverts sur le dessous d’un long et épais feutrage gris ; crochets simples. Aïles hyalines, les antérieures à nervation complète, les postérieures sans nervures, plus longuement ciliées, à trois crochets frénaux.
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. D
Abdomen deux fois aussi long que la tête et le thorax réunis ; pétiole tinement strié en travers, à peine plus long que la partie élargie qui est striée à sa base: tarière aussi longue que le corps: valves noires avec un large anneau blanc avant l'extrémité. Noir et brillant: tête, sauf l’extré- mité des mandibules, scape et second article des trochanters postérieurs rouges: pattes antérieures et intermédiaires d’un brun noir. Thorax et pattes parsemés de longs poils blan- châtres qui sur les mésopleures, les métapleures et les hanches postérieures sont insérés sur des proéminences gra- nuliformes. Taille © : 16 mm.
Le mâle diffère de la femelle par les caractères suivants : la couleur rouge s'étend encore sur les tarses postérieurs, les alentours de l'insertion abdominale et le mesonotum; ce dernier d'un rouge brun comme les écaillettes : organe géni- tal testacé : le troisième article antennaire n'est pas double du second, et le quatrième est plus court que le 2e et le 3e réunis, tandis qu'il égale ces deux chez la femelle ; tarses postérieurs pubescents sur le dessous mais sans feutrage, composés de cinq articles dont les trois intermédiaires trans- versaux et prolongés en avant sur le dessous. Taille 3 : 12 mm.
PATRIE. Brésil, province de Goyaz, à Jatahv. (Collection de M. de Gaulle).
Genre Aulacinus Westu:.
Aux caractères du genre Aulacinus il faut encore ajouter les deux suivants : ailes inférieures sans nervures: crochets tarsaux paraissant simples, en réalité munis d’une dent basale visible seulement au microscope. Le tableau suivant indique la place qu'occupe dans le genre Auwulacinus, la nouvelle espèce que nous allons décrire.
1. Vertex armé de chaque côté, près du bord postérieur, d'un tubercule triangulaire : corps noir, thorax varié de rouge. Indes Orientales. . . . . bituberculatus Gam. 1900.
MER ERA EME ENTER ANS MR Meur: 18 0 NME
2, Tête et thorax noirs en entier. Espèces d'Australie. . 3.
— Corps testacé en majeure partie. Espèces du Brésil. . 5
DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Tarière plus courte que l'abdomen: valves noires em
entier : sue «tele te COM NN NE EE SNIE SUR PR Tarière beaucoup plus longue que l'abdomen, même plus longue quelle COS MM EN OC EEE
Valves noires en entier; tête presque cubique : abdomen entièrement noir . « « « «+ + «+ + - - planiceps Szepl. 4903. Valves blanches avant l'extrémité ; tête transversale; abdo- men noir avec le premier segment rouge . Biroi Szepl. 19083. Dessus du thorax grossièrement ponctué, partie antérieure du mesonotum non ridée en travers, tarière bien plus courte
que le, COTPSA MEME NE TO CEE RNERSnE Dessus du thorax non ponctué, ridé sur tout le meso- NO EU MR RAENS ao Go © où © Ce
Tête noire; tarière un peu plus courte que le corps; valves blanches, noires aux deux bouts . fusiger Schlett. Tête testacée : valves noires ou d'un brun noir, parfois annelées de"blancravant l'extrémité EN E Abdomen noir à pétiole pâle; scutellum coriacé; tarière un peu plus courte que le corps, valves d’un brun noir, annelées de blane avant l'extrémité . . pediculatus Schlett. Abdomen testacé, à pétiole parfois noir; scutellum striolé- en travers: tarière un peu plus longue que le corps : valveshnoiïires ten entiere NT NOR NOR RERE Pétiole abdominal noir; ailes hyalines, à extrémité légèrement brunie ; métapleures rugueuses . . brasiliensis Szepl. 1903. Abdomen testacé en entier: ailes d’un brun clair, avec une large bande transversale d’un jaune clair: métapleures lisses . 14 1 SM MIT Oo S ZE DIM
Aulacinus Gaullet n. sp.
Tête luisante, densément ponctuée depuis l'insertion des
antennes jusqu'aux ocelles, à ponctuation moins dense en arrière des ocelles. Front convexe. Joues un peu plus courtes que le scape: celui-ci de moitié plus long que le premier article du funicule; second article du funicule double du premier, le troisième égalant les deux précédents réunis. Yeux éloignés du bord postérieur de la moitié de leur longueur, leur distance des ocelles postérieurs égale au premier article
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 7
du funicule, un peu moins grande que celle de ces deux ocelles entre eux. Bord occipital non rebordé.
Col aussi long que la distance des ailes antérieures au bord antérieur du mesonotum. Pronotum sans tubercules ni pointes en avant, finement ponctué sur les côtés. Mesonotum, scutellum et ses alentours avec une ponctuation aussi forte et aussi dense que celle du front; partie postérieure du lobe médian du mesonotum et les deux lobes latéraux avec des rides transversaux espacés et peu apparents ; sillons parap- sidaux profonds: lobe médian très relevé en avant, non Cordi- forme, c'est-à-dire, sans impression au bord antérieur. Meta- notum ou segment médiaire grossièrement réticulé. Méso- pleures ponctuées. Hanches postérieures lisses, de moitié plus longues que l'article suivant du trochanter; métatarse pos- térieur un peu plus long que les quatre articles suivants réunis: crochets des tarses paraissant simples; à leur extrême base se trouve une dent visible seulement au microscope. Ailes hvalines, bord apical d'un brun sombre, nervation comme chez A. fusiger : la première cellule discoïdale et la seconde cellule cubitale sont donc séparées par une nervure assez longue. Ailes inférieures sans nervures distinctes, à trois crochets frénaux. Abdomen à pétiole ayant le tiers de la longueur de la partie renflée, celle-ci pyriforme, un peu com- primée ; tarière un peu plus longue que l’abdomen, valves noires en entier.
Corps testacé: antennes, sauf les deux premiers articles, dessus des fémurs et tibias postérieurs, une tache sur le dessus du premier segment abdominal noirs. Taille 9: 7 mm.
PATRIE. Les deux exemplaires, provenant de la collection de M. de Gaulle, ont été capturés à Jatahy, province de Govaz, au Brésil.
Pristaulacus Aïeff. /Deraiodontus Brad.)
J'ai établi ce genre en 1899 (Ann. soc. ent. France, p. 813) sur deux espèces nouvelles décrites sous les noms de P. Chla- powsku Kieff. et bimaculatus Kieff. L'une et l’autre ont les crochets pectinés et le pronotum armé de deux dents. Deux
8 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
années plus tard, un auteur américain, Bradley, divisa ce genre en trois, dont l’un, Deraiodontus, devait comprendre les espèces à pronotum armé de deux dents et à crochets tarsaux pectinés,; l’autre, auquel il conserva le nom de Pris- taulacus, renfermait les espèces à pronotum inerme et à crochets quadridentés ; le dernier enfin, nommé Oleisoprister, recevait les espèces à pronotum inerme et à crochets tri- dentés. Je ne crois pas qu'il y ait lieu de maintenir cette division ; Szepligeti, dans son récent travail, la rejette, et considère Deraiodontus et Oleisoprister comme synonymes de Pristaulacus Kieff.; en tout cas, même si on admet cette sub- division, le nom de Deraiodontus ne sera qu'un synonyme de Pristaulacus m. puisque j'ai créé cette dernière dénomination pour des espèces à pronotum armé de deux dents et à crochets pectinés.
Les quatre espèces nouvelles qui vont être décrites, ont toutes le pronotum armé de deux dents: elles trouveront place dans le tableau suivant qui renferme toutes les espèces ayant soit le pronotum soit le mesonotum muni de dents ou de prolongements.
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Pronotum seul armé de dents, mesonotum inerme . . 2. — Mesonotum avec deux prolongements sur le devant . 17. 2. Pronotum avec quatre dents. . . . . . . . ater Guér. ©. Pronotum'avec deux dents Meme NET CRC Ailes avec un fort reflet violacé ; les inférieures avec une cellule basale fermée st en ee EM ER Ailes sans reflet Violacé M MCE EN RP ER Lobe médian du mesonotum fortement gibbeux, tarière au moins aussi longue que le corps. . . montanus Cress. 9. — Lobe médian du mesonotum non gibbeux; tarière bien
plus courte que le corps . . . . . . . . fuscalatus Brad. 5. Mesonotum rugueux,; ailes inférieures avec une cellule
basale fermée. +, MMA MONS ONE — Mesonotum fortement strié en travers ou avec des rides
transversales et régulières MN CON ICCRE CE 6. Lobe médian du mesonotum non gibbeux , face et vertex WATISSES US eee ee + + celte oO UC S RNA — Lobe médian du mesonotum fortement gibbeux; face et Vertex (pDOnCtués eo NN NS ETES UIERS
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12.
43.
14.
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 9
Première cellule discoiïidale touchant la seconde cubitale DDR HOUR ne pu ent SU T Nico. RE Een Première cellule discoïdale séparée de la seconde cellule cubitale par une nervure assez longue . . . . . . . 14. Ailes hyalines en entier, sans taches, parfois faiblement assombries à l'extrémité : valves noires en entier . 9. Ailes avec une ou plusieurs taches brunes . . . . .11. Thorax complètement noir: ailes postérieures avec une cellule fermée. «4.4... «0... tmmaculatusEn Sp a; Thorax d'un rouge sombre presque en entier: ailes pos- ÉéDeureS Sans ner ares es à: . MAR RER D) Devant du pronotum avec deux prolongements obtus ; abdomen en massue: tarière atteignant les trois quarts de la longueur du Corps . . . . . . . tricolor Szepl. ©. Devant du pronotum avec deux petites dents pointues ; abdomen courbé en arc; tarière de moitié plus courte QUE JE COTDS Le eee ne en OA CUATUS: NS ASD RTE Tache située en arrière du stigma. Schlettereri Kieff. (Patrati Schlett.). Tache située en dessous du stigma et non en arrière . . 12. Tête lisse en entier : bord occipital simple : hanches pos- térieures. lisses : tarière plus courte que le corps. Morawitzi Sem. ©. Tète plus ou moins ponctuée: bord occipital avec un rebord translucide ; hanches postérieures striées trans- ERA GT ENNEMI EME TE MENEMON Tes LE
Col aussi long que la distance des ailes au bord anté- rieur du mesonotum: dents du prothorax situées au- dessus du col et très apparentes: ailes avec une seule tache : tarière plus longue que le corps.
Chlapowskii Kieff. ?. Col n'ayant que la moitié de la distance des ailes au bord antérieur du mesonotum : dents du pronotum très courtes et à peine apparentes ; ailes ayant, outre la tache sous le stigma, une autre plus grande à leur base; ta- rière beaucoup plus courte que le corps.
bimaculatus Kieff, 9. Thorax rouge en majeure partie: valves noires en entier ; ailes postérieures sans nervures . . disjunctus n. Sp. %.
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23.
DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Thorax noir en entiere ARC NUNENNERENPRENERRPEIEE Valves noires, blanches à l'extrémité, presque deux fois aussi longues que le corps: ailes inférieures sans ner- vures. « + + 1 OEM ICT TIA HE RS AE DIRE Valves noires en entier; tarière plus courte que le COTPS à 4 5e PONS SENS REINE Corps et pattes noirs en entier: ailes sans tache; tête lisse én entier LI M M NN Cocos CRIE THERE Abdomen et pattes rouges en partie ; ailes avec une tache brune près du stigma : tête non entièrement lisse. Patrati Serv. 9. Pronotum armé de deux ou de quatre dents ou appen- dices’} 25 PEROU, MORNONRCONRERE Pronotum'inerme "2410 NO NE Devant du pronotum avec quatre dents. spinifer Westw. ©. Devant du pronotum avec deux dents. . . . . . . . 19. Tarière de la longueur du corps; valves blanches au milieu : tête et thorax noirs en entier; bord occipital aminci en arête . . . . . . hæmorrhoidellus Westw. 9. Tarière distinctement plus courte que le corps . . . 20. Corps noir en entier, y compris les valves, les antennes et les pattes MN NE OMIS MS CLIS Tête ou la majeure partie du thorax rouge : valves anne- lées de blanc: antennes ou pattes de couleur claire en partie 5 4 it RU CS EN E Bord occipital simple: tête rouge; ailes antérieures tachetées sur leur surface; valves annelées de blanc avant leur extrémité. : MM NN mac Ulis SCIE Bord occipital aminci en arête; ailes antérieures non tachetées mais brunes à l'extrémité . . . . . . . . 22: Tête rouge, thorax noir en entier; valves annelées de blanc avant leur extrémité ; pronotum avec deux appen- dices en forme de cornes . . . . bicornutus Schlett. 9. Tête noire, pronotum, mesonotum et scutellum d’un rouge sombre ; valves annelées de blanc un peu après le milieu; pronotum avec deux dents: ailes inférieures sans ner- VURES ES RE SE LUE TTC SENS DE Mesonotum roux, armé en avant de deux tubercules co-
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 11
niques ; ailes d’un brun noir, à reflet violacé, toutes avec tache triangulaire avant le milieu et une large bande sous le stigma, qui sont hvalines : valves noires en entier. nobilis Westw. 9.
— Mesonotum noir ; ailes non brun-noir . . . . . . . . 24. 24. Tète d'un roux marron ; devant du mesonotum avec deux appendices cornus et recourbés : valves annelées de blanc avant leur extrémité .. : 1: . .’.ruficeps Westw. ©
— Téète noire: mesonotum avec deux appendices droits ; valves noires en entier. . . . kæmorrhoïdalis Westw. 9.
Pristaulacus sexdentalus n. sp.
Tête finement et densément ponctuée depuis les ocelles jusqu'à l'insertion des antennes: vertex et tempes brillantes et lisses : joues à peine plus longues que le scape, celui-ci d'un tiers plus long que le 2e article, qui est deux fois aussi long que gros ; troisième article presque double du second ; le quatrième égal aux deux précédents réunis. Ocelles pos- térieurs distants des veux de la longueur du second article antennaire, leur distance réciproque presque double. Bord postérieur de la tête sans collerette mais avec un rebord tranchant.
Col à peine plus court que la distance de la base alaire jusqu'au bord antérieur du mesonotum. Pronotum grossière- ment ridé latéralement, armé de chaque côté, à sa base, d'une dent noire et dirigée obliquement par en bas. Meso- notum traversé par de fortes arêtes transversales et assez espacées, à intervalles lisses : lobe médian très proéminent, profondément découpé en avant, de façon à offrir de chaque côté un prolongement obtus ; lobes latéraux munis, en avant de linsertion alaire, d’une petite épine ou dent dressée ; scutellum sculpté comme le mesonotum ; les parties avoisi- nantes et le postscutellum avec de grosses rides longitudi- nales: métathorax grossièrement réticulé: mésopleures ridées en long: hanches postérieures 3—4 fois aussi longues que le premier article du trochanter, pointillées finement sur le dessus et très légèrement ridées transversalement : métatarse postérieur de moitié plus long que les quatre articles suivants
12 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
réunis ; crochets pectinés. Ailes hyalines, extrémité des an- térieures brune ; stigma et nervures d’un brun noir; première cellule discoïdale et seconde cellule cubitale séparée par une nervure aussi longue que la première partie du radius. Ailes inférieures sans nervures, avec trois crochets frénaux.
Abdomen un peu plus court que le thorax, ovoïdal, droit, insensiblement rétréci en avant en un court pétiole; tarière longue de 7 mm.; valves noires avec un large anneau blanc au-dessus du milieu.
Noir; tête, articles antennaires 1 et 2, et moitié apicale du 3e, pronotum, mesonotum, scutellum, partie avoisinante de l'insertion de l'abdomen, et pattes, sauf les hanches et les trochanters, d'un rouge plus ou moins sombre. Taille 9: 10 mm.
PATRIE. République Argentine : Tucuman. (Collection de M. de Gaulle).
Pristaulacus disjunctus n. sp.
Cette espèce est très voisine de Pr. tricolor Szepl. Elle n'en diffère que par les caractères suivants: Première cellule discoïdale longuement séparée de la seconde cellule eubitale par une nervure presque aussi longue que la première partie du radius : scape, toutes les hanches ainsi que les fémurs et tibias antérieurs et intermédiaires et les tarses antérieurs rouges ; métatarse intermédiaire et postérieur blancs, les quatre articles suivants ainsi que les fémurs et tibias postérieurs d’un brun noir. Propleures et bord postérieur des mésopleures faiblement ridés, comme la moitié apicale des hanches pos- térieures. Abdomen comprimé légèrement, plus long que le. thorax, pétiole court, massue droite, tarière de 5 mm. Taille 9 :. 40 mm. Comme chez tricolor les valves sont noires en entier, le corps est noir, avec le thorax rouge sombre en majeure partie, la tête lisse, avec la partie comprise entre les an- tennes et l’ocelle antérieur finement pointillée ; le mesonotum et le scutellum avec des arêtes transversales, qui traversent les sillons parapsidaux chez disjunctus, tandis que chez tri- color ces sillons sont lisses; mesonotum à lobe médian fortement proéminent et légèrement cordiforme, le pronotum
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 13
avec une dent située non à sa base, mais plus haut, de facon à se projeter de chaque côté un peu au-dessus du col, le metanotum réticulé, la première cellule discoïdale touchant à peu près la seconde cubitale, les ailes inférieures sans nervures, avec deux crochets frénaux, et les crochets des tarses munis de 4—5 dents.
PaTRtE. République Argentine: Tucuman. (Collection de M. de Gaulle).
Pristaulacus arcuatus n. sp.
Voisine de tricolor Szepl. dont elle diffère par sa taille d'un tiers plus grande, sa tarière relativement plus petite; les hanches et les pattes antérieures et intermédiaires rouges et le second article des tarses postérieurs noir comme les suivants : enfin par l'abdomen qui est fortement courbé en arc. Tarière longue de 6 mm. Taille S: 12 mm. Il est à remarquer encore que le prothorax chez tricolor est armé de deux appendices obtus, tandis que chez arcuatus il porte deux petites dents aigües situées non à sa base mais plus baut que le col. Les ailes postérieures qui sont dépourvues de nervures, n'ont que deux crochets frénaux.
PATRIE. Mexique: Goyaz. (Collection de M. de Gaulle).
Pristaulacus immaculatus n. sp.
Tête brillante et finement ponctuée; joues au moins aussi longues que le second article antennaire, distinctement plus courtes que le scape: troisième article deux fois et demie aussi long que le second, le quatrième aussi long que le second et le quatrième réunis. Bord occipital formant une collerette translucide.
Col atteignant les trois quarts de la distance des ailes au bord antérieur du mesonotum. Pronotum armé de chaque côté, à sa base, d'une petite dent aigüe qui se projette vers le milieu de l'épaisseur du col, et non au-dessus, comme chez les deux espèces précédentes. Mesonotum à lobe anté- rieur cordiforme, à arêtes transversales, droites, espacées et percurrentes : lobes latéraux moins régulièrement ridés transversalement : scutellum à arêtes transversales. Toutes
44 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
les pleures et le metanotum réticulés. Hanches postérieures striées densément en travers; métatarse postérieur un peu. plus long que les quatre articles suivants réunis: crochets tarsaux avec 4—5 dents. Ailes hyalines, sans tache ; les pos- térieures avec trois crochets frénaux et une cellule basale fermée ; nervure médiane se prolongeant jusqu'au bord pos- térieur de l'aile. Pétiole abdominal court, n'ayant que le quart de la partie élargie, celle-ci droite et comprimée; premier segment glabre, lisse et brillant, occupant la moitié de l’ab- domen, les suivants pubescents. Noir; scape, pattes anté- rieures et intermédiaires sauf les hanches, tibias et tarses postérieurs, et abdomen rouges, extrême base du pétiole abdominal, deux derniers segments et valves génitales noirs. Taille & : 10 mm.
PATRIE. Tanger. Trois exemplaires mâles dans la collec- tion de M. de Gaulle.
Hyptiogaster Xieff. (Eufænus Szepl.)
J'ai établi ce genre tout récemment (Bull. soc. ent. France, 25 février 1903, p. 93) en lui assignant deux caractères tirés de la nervation alaire et de la forme du métathorax. Un peu plus tard, en Octobre de la même année, M. Szepli- geti établissait sur le premier de ces deux caractères le genre Eufœnus, auquel il assigna les mêmes espèces que javais mentionnées pour le genre Hyptiogaster (Ann. Mus. Nat. Hungar. 19035. I, p. 365). Le genre Eufæœnus est donc synonyme de Hyptiogaster. Parmi les espèces connues jusqu'ici, une seule revient au Brésil, toutes les autres sont particu- lières à l'Australie. La collection de M. de Gaulle renferme une nouvelle espèce provenant de l'Amérique du Sud.
Hyptiogaster Szepligetit n. sp.
Tête vue de devant au moins aussi large que longue, densément mais finement ponctuée-ridée sur le front, à peine ponctuée sur le vertex, mate et munie à son bord postérieur d’une collerette transparente mais très peu proéminente ;
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 15
joues très courtes, n'atteignant pas la longueur du second article antennaire : mandibules démesurément allongées, avec une forte dent située au-dessus du milieu: face à ponctua- tion éparse, avec deux Ssillons parallèles ayant leur origine au côté interne de chacun des scapes et reliés à leur extré- mité par un sillon transversal qui limite le clypeus. Scape plus du double de larticle suivant qui est à peine plus long que gros, et n'atteint pas le tiers du troisième article; celui-ci double du quatrième. Distance des ocelles postérieurs entre eux ainsi que leur distance des yeux distinctement plus longue que le second article des antennes. Prothorax per- pendiculaire et inerme, arrondi sur les côtés : mesonotum un peu déclive en arrière de sorte que le bord antérieur du prothorax est visible d'en haut ; mesonotum conformé comme chez les Aulacinæ, divisé en trois lobes par deux sillons profonds, qui sont à considérer comme la ligne crénelée des Gasteruptioninæ mais imitant deux sillons parapsidaux : lobe antérieur cordiforme, un peu plus relevé que les latéraux, traversé par une impression médiane longitudinale, et densé- ment ridé transversalement; lobes latéraux et scutellum densément et irrégulièrement ridés-ponctués : metanotum grossièrement et densément ponctué; pleures faiblement ridées-ponctuées, sauf la partie enfoncée des mésopleures qui est fortement ridée d'avant en arrière. Hanches posté- rieures plus de deux fois aussi longues que le premier trochanter, finement ridées transversalement:; métatarse pos- térieur aussi long que les quatre articles suivants réunis, et deux fois aussi gros qu'eux; crochets des tarses simples et courts. Ailes hyalines; nervures et stigma d'un brun jaunètre : cellule discoïdale située en avant de la nervure médiane, assez grande, irrégulièrement rhomboïdale ; nervure basale divisée en deux parties à peu près égales. Ailes infé- rieures avec trois crochets frénaux également distants, sans cellule, mais à nervure cubitale bien marquée depuis le milieu de l'aile jusqu'au bord postérieur. Abdomen deux fois aussi long que la tête et le thorax réunis, fortement comprimé et arqué : moitié antérieure du pétiole striée transversalement sur le dessus. D’un rouge sombre ; extrémité des mandibules, une tache ronde au-dessus de chaque antenne, les trois
16
DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
sillons du mesonotum, partie enfoncée des mésopleures et dessus de la moitié basale du pétiole abdominal noirs. Taille
G :
12 mm. (Extrémité des antennes brisée).
PATRIE. République Argentine : Tucuman.
Les représentants du genre Hyptiogaster peuvent se ré-
partir comme il suit:
lé
Qt
Mesonotum ponctué, non ridé; mandibules démesurément allongées, avec une grande dent basale et trois petites avant l'EXITÉMITE LE SR UN, ONE Mesenotum ridé transversalement, avec ou sans points enfoncés ; mandibules avec une seule dent . . . . . . 3. Corps presque entièrement d’un roux brun . H. rufa Westw. Corps noir en majeure partie . . . . H. australis Westw. Bord occipital avec une collerette translucide maïs étroite; mandibules démesurément allongées . H. Szepligetu n. sp. Bord occipital sans collerette mais avec une arête . . 4. Bord occipital sans collerette ni arête; tête et thorax FOUXx AU Moins en partie MMM NN EPP PRET Pronotum avec deux prolongements obtus et deux dents aigües; mandibules non démesurément allongées ; corps testacé en majeure partie . . . . . H. humeralis Scklett. Pronotum inerme ; mandibules démesurément allongées . 5. Dessus de la tête coriacé; corps noir, sauf le thorax en
Mpartiens 4 iso ets MN ONE NME A ESC ERS CRIER
8.
Dessus de la tête ponctué ou ridé-ponctué ; corps rouge ou testacé en majeure partie . "Me NN ICO Crochets des tarses postérieurs petits; mesonotum gros- sièrement ridé en travers, sans points enfoncés.
H. antennalis Schlett. Crochets des tarses postérieurs grands; mesonotum avec des rides entremêlées de points enfoncés . . . . « « . 1. Dessus de la tête à ponctuation très éparse et superficielle, hanches postérieures lisses . . . . H. Deletangi Schlett. Dessus de la tête à ponctuation assez dense et formant rides ; hanches poneure striées transversalement.
crassiceps Schlett. Ailes fortement enfumées . …. + . . H° injumatamSchlett: Ailes hyalines Am à «à... Hphcatamschilett
ET D EVANIIDES NOUVEAUX. 47
Gasteruption bispinosum n. Sp.
Tête faiblement luisante, lisse, amincie en arrière, sans collerette ni rebord occipital : joues très petites, n'ayant que la moitié de la longueur du second article antennaire : ocelles postérieures trois fois plus éloignées du bord occipital que des yeux; leur distance de ces derniers égale au second article antennaire, leur distance entre eux bien plus grande. Troisième article antennaire presque double du second: le quatrième distinctement plus long que le troisième, mais plus court que le troisième et le second réunis.
Col presque égal à la distance de l'aile au bord antérieur du mesonotum. Pronotum muni en avant, de chaque côté, d'une épine dirigée en dehors et un peu plus courte que le second article antennaire. Mesonotum et seutellum mats, avec une ponctuation grosse et éparse, intervalles très fine- ment chagrinés : ligne crénelée située en arrière du milieu ; lignes longitudinales sur le devant du mesonotum nulles ;: scutellum limité par une ligne crénelée très distincte: méta- notum réticulé : propleures et moitié supérieure des méso- pleures lisses, leurs parties enfoncées rugueuses, moitié inférieure des mésopleures et métapleures faiblement réti- culées : hanches postérieures finement ridées en travers: métatarse postérieur égal aux quatre articles suivants réunis ; crochets simples. Ailes hyalines : nervures et stigma d'un brun noir. Ailes inférieures sans nervures, avec trois crochets frénaux, dont le premier est éloigné des deux autres. Abdomen très grèle, double de la tête et du thorax réunis, dépassant de beaucoup lextrémité des tibias postérieurs : tarière dé- passant un peu la moitié de la longueur de l'abdomen ; valves noires avec l'extrémité blanche. Noir : bouche et joues, thorax, sauf le col, hanches et pattes rouge sombre : antennes, dessus du thorax, hanches et pattes postérieures, dessous de lab- domen brun rouge : base des tibias antérieurs et intermé- diaires ainsi que leurs tarses et le dessous de la base des tibias postérieurs blanchâtre ; articles 1 et 2 des tarses pos- térieurs blancs. Taille % : 14 mm.
PaTRIE. Brésil, province de Govaz, à Jatahv. (Collection de M. de Gaulle).
18 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Gasteruption longicauda n. sp.
Tête luisante, lisse, amincie en arrière, face et front den- sément tomentés de blanc; joues très petites, n'ayant que la moitié de la longueur du second article antennaire ; celui-ci dépassant à peine la moitié du 3%: le 4e égalant le 2e et le 3e réunis. Ocelles postérieurs distants des yeux de la longueur du second article antennaire, leur distance du bord occipital plus du double; ce dernier sans collerette ni rebord; yeux distants du bord occipital de la moitié de leur longueur. Col aussi long que la distance qui sépare les ailes antérieures du bord antérieur du mesonotum. Pronotum armé en avant de deux épines très courtes, à peine visibles; mesonotum mat, très finement chagriné, avec de gros points enfoncés et peu denses ; sa partie antérieure plus longue que la pos- térieure, celle-ci non ponctuée sur les côtés ; scutellum sans ponctuation, limité par une ligne crénelée profonde; meta- notum avec de gros points se touchant et formant réticulation. Hanches postérieures densément striées transversalement ; métatarse postérieur égalant à peine les quatre articles suivants. Ailes antérieures et intermédiaires comme chez l’es- pèce précédente.
Abdomen double du reste du corps, dépassant de beau- coup l'extrémité des tibias postérieurs ; tarière à peine plus longue que le corps (16 mm.); valves noires, blanches à lextrémité. Noir; antennes, bouche et joues, côtés et dessous du thorax, hanches et pattes antérieures, tibias intermédiaires, bord postérieur des segments abdominaux ainsi que des taches latérales d’un rouge sombre ; pattes intermédiaires et postérieures avec la base des tibias et les trois articles des tarses blancs. Taille © : 45 mm.
PATRIE. Brésil, province de Goyaz, à Jatahy. (Collection de M. de Gaulle).
Gasteruption brevicauda n. sp.
Tête mate en entier ; joues très courtes, égalant à peine la moitié du second article antennaire ; face et front sans carène , ocelles postérieurs distants entre eux de la longueur des articles antennaires 2 et3 réunis ; leur distance des yeux
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 19
de moitié plus courte, n'égalant pas la moitié de leur distance au bord postérieur de la tête: ce dernier simple.
Col court, de moitié aussi long que la distance des ailes au bord antérieur du mesonotum : pronotum armé de chaque côté d'une épine très courte, située à l'angle formé par le bord inférieur des propleures avec le pronotum. Partie anté- rieure du mesonotum plus longue que la partie postérieure, assez fortement ridée, les rides irrégulières sur les côtés, à peu près transversales au milieu : les deux lignes divergentes bien narquées: partie postérieure du mesonotum ridée-coriacée ainsi que le scutellum : metanotum et métapleures fortement réticulés: pro- et mésopleures ridées-coriacées. Hanches postérieures striées transversalement : métatarse postérieur égalant les quatre articles suivants réunis.
Abdomen long de 8 mm., tarière longue de 2 à 3, valves noires en entier. Noir: mandibules, et tarses intermédiaires et postérieures rouges: tarses antérieurs et côtés du pétiole abdominal plus ou moins bruns. Taille @ : 15 mm.
PATRIE. Algérie: Orléansville. (Collection de M. de Gaulle).
Evania coxalis n. sp.
Face et joues tomentées de blanc, sans sculpture dis- tincte ; tempes, front et vertex avec une ponctuation grosse, profonde et se touchant: front déprimé fortement depuis l'insertion des antennes jusqu’à l’ocelle antérieur, tomenteux, sauf un espace glabre autour de l'insertion antennaire, qui est bordé en avant par une proéminence transversale et arquée ; de chaque extrémité de cette proéminence se voit une arête longitudinale, parallèle au bord interne des yeux dont elle atteint le tiers supérieur ; entre les deux antennes ressort une forte carène qui se prolonge sous forme de lé- gère arète Jusqu'à l’ocelle antérieur. Distance entre les ocelles postérieurs et les veux une fois et demie aussi longue que le second article antennaire, leur distance réciproque presque double. Antennes insérées vis-à-vis de la base des veux; scape un peu plus court que les trois articles suivants ré- unis: second article de moitié plus long que gros; le troi-
D%#
20 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
sième presque trois fois aussi long que le second, distincte- ment plus long que le quatrième: flagellum légèrement fusiforme.
Dessus du thorax !) avec de gros points enfoncés et se touchant; mésopleures, sauf le tiers supérieur qui est lisse et brillant, métapleures et partie déclive du metanotum réti- culées. Sillons parapsidaux bien marqués. Hanches posté- rieures réticulées, distantes des intermédiaires de presque toute leur longueur; grand éperon atteignant à peine le tiers du métatarse postérieur, celui-ci aussi long que les quatre articles suivants réunis ; quatrième article deux fois aussi long que gros ; crochets tarsaux avec une dent au-dessus du milieu. Ailes presque hyalines, les antérieures à nervation complète, radius formant avec le bord alaire un angle interne à peine aigu; les postérieures avec dix crochets frénaux, ayant outre la nervure costale, une nervure médiane dun brun noir dirigé vers le bord postérieur et atteignant presque la moitié de l'aile.
Pétiole abdominal seulement un peu plus long que la partie antérieure du metanotum, grossièrement et densément ridé-réticulé en long. Noir: antennes d'un roux brun ; moitié apicale des fémurs antérieurs, tibias et tarses antérieurs et intermédiaires, et base des tibias postérieurs d’un roux moins : sombre. Taille ? : 8 mm.
PATRIE. Espagne : Madrid. (Collection de M. Maindron.} Cette espèce est voisine de punctala Brull. dont elle diffère par la face non striée, le 3e article antennaire seulement trois fois aussi long que le 2e, la sculpture des métapleures, des hanches postérieures, du front et des tempes.
Evania flabellata n. sp.
Joues et face depuis la bouche jusqu'aux antennes forte- ment striées en éventail, brillantes et glabres ;: les joues de la longueur du troisième article antennaire ;: tempes lisses et brillantes, avec quelques points en avant: vertex brillant, avec des points enfoncés peu gros et peu denses, plus ou
1) L’unique exemplaire étant collé, je n’ai pu voir la forme du pro- longement metasternal.
ET D'EVANTIIDES NOUVEAUX. 21
moins convexe, sauf un espace situé en arrière des antennes qui est un peu déprimé, finement chagriné, traversé par une arète longitudinale avant son origine entre les deux antennes, et limité en avant, c'est-à-dire avant l'insertion des antennes, par une proéminence transversale et arquée. Antennes in- sérées à peine avant le milieu des veux: scape égalant les deux articles suivants : troisième article au maximum trois fois aussi long que le second, et à peine plus court que le quatrième. Distance des ocelles postérieurs d'avec les yeux de moitié plus longue que le second article antennaire; leur distance réciproque à peine plus longue. Mesonotum, scu- tellum et partie antérieure du metanotum jusqu'à l'insertion abdominale avec de gros points enfoncés, se touchant et ombiliqués au centre. Sillons parapsidaux bien marqués. Pro- pleures avec de grosses rides transversales : mésopleures, métapleures et partie postérieure du metanotum fortement réticulées, sauf un espace lisse et brillant situé à l’angle antérieur des mésopleures. Rameaux du prolongement métas- ternal divergents. Hanches postérieures fortement striées en travers. séparées des hanches intermédiaires de la moitié de leur longueur : grand éperon du tibia postérieur égalant la moitié du métatarse, dont la longueur égale celle des quatre articles suivants réunis: crochets tarsaux avec une forte dent en-dessous de leur extrémité : tibias et tarses postérieurs inermes. Ailes très faiblement teintées, à nervation complète: radius formant avec le bord alaire un angle interne presque droit. Ailes postérieures avec deux nervures, outre la cos- tale, sans cellule : six crochets frénaux.
Pétiole abdominal au moins aussi long que sa distance du bord postérieur du mesonotum, presque aussi long que la partie élargie. strié obliquement. Noir: genoux et tibias antérieurs, base des mandibules rouges: tibias et tarses intermédiaires et les tarses antérieurs bruns. Taille 4 : 5 mm.
PATRIE. Tanger. Collection de M. de Gaulle.
REMARQUE. Cette espèce est voisine de £. punclata Br. dont elle diffère par l'insertion des antennes, la longueur du troisième article antennaire, les tempes non ridées, la sculp- ture des pleures et des hanches, la longueur du grand éperon et du pétiole abdominal, et sa taille plus petite.
29 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Evania parvula n. sp.
Face et front tomentés jusqu'aux ocelles ; la première convexe, peu distinctement ponctuée, avec un petit tuber- cule au-dessus de la bouche, et de chaque côté, une arête s'étendant de la base des mandibules jusqu’entre lantenne et l’œil : joues et tempes avec une ponctuation peu profonde et peu grosse; vertex ponctué et finement ridé, peu luisant; front non déprimé, sans proéminence transversale à la base des antennes ; distance entre les ocelles postérieurs et les yeux dépassant de moitié celle du second article antennaire; leur distance réciproque à peine plus longue. Antennes im- sérées vis-à-vis du milieu des yeux; seape égal aux deux articles suivants réunis; troisième article un peu plus de deux fois aussi long que le second, égal au quatrième.
Dessus du thorax à ponctuation dense et assez grosse ; mésopleures à points enfoncés très gros et se touchant, sauf un espace circulaire et enfoncé qui est lisse et brillant; métapleures et partie déclive du metanotum réticulées. Gomme chez toutes les espèces décrites ici, le thorax est plus long que haut; rameaux du prolongement métasternal parallèles. Hanches postérieures coriacées-ponctuées, distantes des inter- médiaires de presque toute leur longueur ; grand éperon du tibia postérieur atteignant le tiers du métatarse, celui-ei plus court que les quatre articles suivants réunis ; crochets tarsaux avec une dent au-dessus de leur milieu. Ailes hyalines, les antérieures à nervation complète, radius formant un angle interne droit avec le bord alaire: ailes postérieures sans autre nervure que la costale; quatre crochets frénaux.
Pédicule abdominal strié longitudinalement sur les côtés, au moins de moitié plus long que la partie antérieure du metanotum. Noir; mandibules jaunes, à dents noires ; les deux ou trois premiers articles antennaires, les tibias et tarses antérieurs d’un jaune rougeûtre. Taille & : 3,5 min.
PATRIE. République Argentine: Tucuman. (Collection de M. de Gaulle).
Evania rufonotala n. sp.
Face fortement tomentée de gris jusqu'aux antennes, la sculpture de sa surface entièrement cachée. Joues, tempes,
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 23
front et vertex avec une ponctuation assez grosse et dense; front non déprimé au-dessus des antennes, avec une arête atteignant l’ocelle antérieur. Distance entre les ocelles pos- térieurs et les veux dépassant de moitié la longueur du second article autennaire : leur distance réciproque de moitié plus longue. Antennes insérées vis-à-vis du tiers basal des yeux ; scape égal aux deux articles suivants réunis ; troisième article deux fois et demie aussi long que le second, à peine plus court que le quatrième.
Mesonotum brillant, à lobe médian avec quelques gros points enfoncés, les latéraux presque entièrement lisses ; sillons parapsidaux bien marqués. Scutellum et partie anté- rieure du metanotum à points enfoncés, assez gros et se touchant. Mésopleures et métapleures à gros points formant réticulation, lisses et brillantes dans leur tiers supérieur: partie déclive du metanotum réticulée, pubescente ainsi que les méso- et métapleures, et les hanches postérieures. Celles- ci ridées-réticulées, distantes des intermédiaires de la moitié de leur longueur. Prolongement métasternal non distinctement bifurqué, mais seulement à deux lobes courts. Tibias et tarses postérieurs non épineux; grand éperon égalant la moitié du métatarse qui est un peu plus court que les quatre: articles suivants réunis ; quatrième article un peu moins de deux fois aussi long que gros: crochets tarsaux avec une dent au-dessus du milieu. Aïles presque hyalines, à nervation complète : extrémité du radius formant avec le bord alaire un angle à peine aigu: ailes postérieures à six crochets frénaux, n'avant d'autre nervure que la costale.
Pétiole abdominal égalant une fois et demie la partie antérieure du metanotum, très faiblement strié obliquement sur les côtés. Noir: dessous de la moitié basale des antennes, pattes antérieures, sauf les hanches et les trochanters, pro- notum, mesonotum, scutellum, propleures, moitié supérieure des mésopleures et tiers supérieur des métapleures rouges, tiers inférieur des trochanters blanc. Taille Z : 5,5 mm.
PaArRiE. République Argentine: Tucuman. (Collection de M. de Gaulle).
94 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Evania tomentella n. sp.
Face depuis la bouche jusqu'aux antennes, et joues cou- vertes d'une pubescence blanche et épaisse qui ne permet pas de connaître la sculpture de leur surface. Joues de moitié aussi longues que le troisième article antennaire. Front non déprimé au-dessus des antennes. Tempes luisantes, ponc- tuées et avec quelques rides irrégulières. Vertex brillant, à ponctuation peu dense et peu grosse; ocelles postérieurs une fois et demie aussi éloignés des yeux que la longueur du second article des antennes, leur distance réciproque deux fois aussi grande. Antennes insérées un peu avant le milieu des yeux; scape égal aux deux articles suivants ré- unis ; troisième article aussi long que le quatrième, à peine trois fois aussi long que le second.
Mesonotum à lobe médian ponctué peu densément et assez grossièrement, les lobes latéraux presque lisses en entier: sillons parapsidaux profonds: seutellum et partie antérieure du metanotum à ponctuation dense et assez grosse; partie postérieure du metanotum, méso- et métapleures réti- culées; tiers supérieur des mésopleures brillant et lisse; partie déclive du metanotum avec un sillon transversal et arqué, en dessous de son milieu; hanches postérieures ridées transversalement sur le dessus, touchant presque les inter- médiaires ; rameaux du prolongement métasternal longs et divergents. Pattes postérieures inermes. Grand éperon du tibia postérieur de moitié aussi long que le métatarse, celui- ci distinctement plus court que les articles suivants réunis, le quatrième trois fois aussi long que gros ; crochets tarsaux avec une dent au-dessus du milieu. Ailes presque hyalines, à nervation complète ; radius formant avec le bord alaire un angle interne à peine aigu; ailes postérieures avec six crochets frénaux, n'ayant que la nervure costale.
Pétiole abdominal de moitié aussi long que la partie élargie, égalant la distance de sa base au bord postérieur du mesonotum, cylindrique et lisse. Noir: extrémité des mandibules, antennes, sauf le tiers apical qui est brun, tous les genoux et tibias, fémurs antérieurs, sauf la base, tarses antérieurs et intermédiaires rouges, extrémité des tibias
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 25
postérieurs, tarses postérieurs et écaillettes bruns. Taille 4 : 4,5 min.
PaATRIE. République Argentine: Tuüucuman. (Gollection de M. de Gaulle).
Hyptlia pauperrima n. sp.
Tète presque mate et couverte de points enfoncés assez gros et se touchant, sauf aux tempes qui sont brillantes et lisses, mais bordées d'une ligne ponctuée limitant les yeux; joues presque de la longueur du scape: face faiblement convexe, sans trace de proéminence transversale avant les antennes, et sans arête médiane: deux sillons convergents vers la bouche séparent la face de chacune des joues: celles-ci moins densément ponctuées que la face, atteignant les trois quarts de la longueur du seape: front à peine convexe, avec un sillon lougitudinal ayant son origine entre les deux antennes et n'atteignant pas l'ocelle antérieur ; distance entre les ocelles postérieurs et lantérieur égale au second article antennaire, leur distance réciproque plus de deux fois aussi grande, leur distance des veux plus courte que le second article anten- naire. Antennes insérées un peu avant le milieu des veux ; funicule fusiforme: scape à peine plus court que les trois articles suivants réunis: troisième article antennaire de la longueur du second, à peine plus court que le quatrième, qui est de moitié plus long que gros.
Pronotum à angles arrondis, ponctué ainsi que le meso- notum, le scutellum et la première partie du metanotum, de la même facon que la tête: sillons parapsidaux indistincets ; partie déclive du metanotum à points plus larges et formant réticulation : propleures ridées: mésopleures lisses et brillantes sur leur partie enfoncée, ponctuées sur leur pourtour: méta- pleures densément ridées en travers. Prolongement miétas- ternal petit, à rameaux très courts et parallèles. Hanches postérieures pubescentes, éloignées des intermédiaires de presque toute leur longueur: éperons du tibia atteignant un peu plus du tiers du métatarse: celui-ci égal aux quatre articles suivants réunis ; tibias et tarses postérieurs inermes ; crochets tarsaux terminés par deux dents d’égale longueur.
926 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
Ailes hyalines, n'ayant d'autres nervures que la costale et la. sous-costale ; les inférieures sans nervure autre que la costale, avec cinq crochets frénaux.
Abdomen à pétiole de moitié plus long que la partie antérieure du metanotum, parcouru par des arêtes longitu- dinales, son insertion située en droite ligne au-dessus des hanches postérieures ; valves trois fois aussi longues que larges; extrémité de lPabdomen atteignant presque l'extrémité des fémurs postérieurs. Noir; scape, palpes, écaillettes, -pattes antérieures et intermédiaires, sauf les hanches, rouges; fémurs antérieurs et intermédiaires plus ou moins brunis. Malle °F" 55m
PArRIE. République Argentine : Tucuman. (Collection de M. de Gaulle).
Les espèces de ce genre qui reviennent toutes au Nouveau- Monde, peuvent être réparties de la facon suivante:
1. Tibias postérieurs avec de nombreuses Spies : thorax DIUSROUP MOI SATOULEM PARENT RN RE Ce _MibiastpostérieursEMmerNeS NME ERA IR PR EA 2. Mesonotum grossièrement ponctué . . . L PPS CNRS — Mesonotum grossièrement réticulé; pétiole Gonna avec une arête sur le dessus ; métatarse postérieur plus long quevlestarticles suivants TUNIS EN NTI TM 3. Tarses postérieurs munis de nombreuses spinules:; front profondément excavé; tête et abdomen noirs, thorax plus OUAMOMENMOUSE NN CALE é amazonica Schlett. — Tarses postérieurs inermes ; front plan ; tête et thorax rouges, abdomen noir, sauf le pétiole . nigriventris Szepl. 4. Mesonotum lisse ; olerne ement métasternal non bifurqué: pétiole abdominal noir, à extrémité blanche. festiva Tasch. MMESOnOLUMArTITÉMOU" pPONCtUÉ ME NN PIERRE 5. Mesonotum et seutellum ponctués, non ridés . . . . - 6. — Mesonotum et seutellum rugueux ou ridés-ponctués . 13. 5. Méso- et métapleures lisses, ces dernières faiblement ponctuées au sommet; nervure médiane présente ; noir; joues, base des tempes, les quatre pattes antérieures d'un rouge sombre. Taille : 2,5 mm. . . , . . chalcidides End.
9.
10.
ET D EVANIIDES NOUVEAUX. 27
Méso- et métapleures sculptées au moins en majeure HAENOMDOCEUEES OU’ ridées NOMME RUE NLE 174 Métatarse postérieur au maximum aussi long que Îles trois ATUCIOSSSULVANESCFENNISE +. PM S: Métatarse postérieur au moins aussi long que les quatre RCIP SAS UV ATEN AP GUNIESR ee ee, à 6 ee eee ie RU Noir, pattes et base des antennes brunes: métatarse posté- rieur égalant les deux articles suivants réunis . parva End. Face, pronotum et secutellum roux; métatarse postérieur égalant les trois articles suivants réunis.
gualemalensis Ganr. Ailes antérieures sans autres nervures que la costale et la sous-costale: corps noir, pattes rouges en partie.
pauperrima n. Sp. Ailes antérieures ayant, outre la nervure costale et sous- costale une MERureMÉdTATE MM EN EM UE es NEA: Prolongement métasternal tronqué : corps rouge en ma- TEE MATE TN ON MSIE EURE Prolongement métasternal bifurqué, ses rameaux paral- ES FOREST ee
Sillons parapsidaux indistinets ou nuls . . AS 2
— Sillons parapsidaux bien marqués *. . . . soror Sehlett.
Pétiole abdominal légèrement ponctué, de moitié plus long que sa distance du scutellum :; noir, thorax plus ou MOIS TOULON MENU CE- Cu e0 HE. wiaocellora\iSchlett. Pétiole strié en long, un peu plus long que sa distance du scutellum ; tête, antennes, pattes antérieures et parfois lerthoraxven/partiesroux im nm . ruficeps Shuck. Pétiole abdominal strié ou ridé longitudinalement ou obliquement . . . Pin bone iso 3 RTE LE Pétoleabdommnaltponétué:, M .4 real gum. 2346: Corps rouge brun en majeure partie . . , crassa Cam. Corps noir; antennes ou pattes plus ou moins rouges . 15. Sillons parapsidaux pas très distincts; seulement une nervure costale et une sous-costale : pétiole ridé en long.
brasiliensis Szepl. Sillons parapsidaux nuls ;: outre la nervure costale et la sous-basale se voit encore une médiane :; pétiole ridé un PEU ODÉQUEMERC ES C0 MESSE
28 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES
16. Tête, sauf le vertex, pronotum et mesonotum rouges : grand éperon n'atteignant pas le milieu du métatarse. Cameroni Schlett. AU MOINS TAté eMOITCM EN RC EEITE 17. Pronotum et mesonotum rouges ; hanches postérieures non ponctuées : grand éperon égalant la moitié du méta- tarse 4. eue ne Le elle de PP 7 00 SUD EUITTR —Thorax moinententieniPen AE Er RES 18.1Dessus du thorax rÉéiCDlÉ E EET ETCOaRS NE — Dessus du thoraxg rossièrement rugueux . Servillei Guér. Espèces insuffisamment décrites: H. Fuchi Ashm., Æ. tho- æracica Shuck. et Poeyi Guér.
Remarques sur quelques Evaniides connus.
Zeuxevania dinarica Schlett.
Cette espèce n'était connue que pour la Dalmatie ; la col- lection de M. de Gaulle renferme un exemplaire provenant de Nyons en France. Il faut ajouter à la description. de Schletterer ce qui suit: espace situé en arrière de l'insertion des antennes enfoncé et parcouru par une forte arète longi- tudinale. Crochets tarsaux avec une dent un peu au-dessus du milieu. Ailes inférieures sans autre nervure que la cos- tale : sept crochets frénaux.
Évania appendigaster L.
Cest par erreur que Schletterer indique cette "espèce comme identique à £vania appendigaster Jurine ; ce dernier est synonyme de Æ. punctata Brullé. L'insecte cosmopolite que Linné a décrit, m'a été envoyé des régions suivantes : Nouvelle-Calédonie (Ern. André), Nouvelles-Hébrides et Nouméa (François), Ile St-Maurice, St-Thomas, Cayenne, Sénégal et Tonkin (De Gaulle), et Bombay (Maindroni.
Brachygaster minutus OI.
Se trouve aussi en Algérie et en Tunisie. (Collection de M. de Gaulle).
ET D'EVANIIDES NOUVEAUX. 29
Gasteruption rubricans Guér.
La collection de M. de Gaulle renferme les deux sexes de cette espèce provenant d'Algérie et de Tunisie.
Gasteruption pedemontanum Tourn.
Trois individus de cette espèce, provenant de Tanger, font partie de la même collection.
Gasteruption Szepligelit n. nov.
Szepligeti a décrit un Gasteruption sous le nom de coria- ceuin nn. Sp.; Comme il existe déjà un Gasteruption coriaceum Schlett., je change le nom de G. coriaceum Szepl. en G&. Szepli- getii n. nov.
Pristaulacus ferrugineus n. nov.
Le nom de Pristaulacus melleus fait également double emploi, linsecte décrit sous ce nom par Schletterer étant différent de celui que Gresson a décrit antérieurement sous le même nom. Je change donc P. melleus Schlett. en P. fer- rugineus nn. NOV,
ADDENDA.
Pristaulacus disjunctus n. Sp. A la description donnée à la p. 12, il a été écrit par erreur: «Comme chez tricolor……. la re cellule discoïdale touchant à peu près la 2e cubitale »; ces mots doivent être omis, vu que chez disjunctus ces 2 cel- lules sont longuement séparées l’une de l'autre.
Pristaulacus arcuatus n. Sp. p. 13; au lieu de «Mexique », lisez « Brésil ».
Gasteruption longiceps n. sp.
Tête mate, longue et étroite; joues très courtes, n'attei- gnant que la moitié du second article antennaire:; veux grands, glabres, plus de deux fois aussi longs que larges, convergents par en haut, les tempes par suite élargies en haut; ocelles postérieurs presque aussi distants l’un de l'autre que des
30 DESCRIPTION DE STÉPHANIDES ET D'ÉVANIIDES NOUVEAUX.
yeux: occiput en cone tronqué, de moitié aussi long que les yeux, bord postérieur aminei en arête. Antennes grêles, plus longues que la tête et le thorax réunis; second article à peine plus long que gros, de moitié aussi long que le troi- sième ; quatrième de moitié plus long que le 2e et le 3e réunis. Col très long, plus long que la distance de la base alaire au bord antérieur du mesonotum, mat en entier; pronotum armé de chaque côté, en avant, d’une dent aigue; mesonotum complètement mat, avec deux lignes parallèles et très dis- tinctes sur le devant; partie située en arrière de la ligne crénelée plus courte que l’antérieure, avec une ligne oblique sur chaque côté; scutellum mat, limité par une ligne cré- nelée : segment médiaire, méso- et métapleures ridées-réti- culées. Ailes hyalines, à nervation ordinaire; ailes postérieures avec trois crochets frénaux et des vestiges de deux nervures. Hanches postérieures densément striées en travers ; méta- tarse postérieur égalant les quatre articles suivants réunis. Noir: sternum, base des pleures, toutes ies hanches, fémurs antérieurs et taches vers le milieu de labdomen rouges; côté antérieur des tibias antérieurs, un anneau à la base des. tibias postérieurs, les trois premiers articles de tous les tarses blanes ; base du métatarse postérieur, dessus des ar- ticles 2 et 3 des tarses intermédiaires bruns, Taille 9 : 15 mm.
PATRIE. Australie occidentale, (Collection de M. de Gaulle).
NOUVEAU X PROCTOTRYPIDES MYRMÉCOPHILES
PAR
ÉABBE J-JUKRIEREER:
Les Proctotrypides décrits dans ce travail ont été obser- vés dans des fourmilières par le R. P., Wasmann et M. Car- pentier, qui ont eu l’obligeance de me les communiquer. On ne connaissait Jusqu'ici, du moins en Europe, que sept Proctotrypides myrmécophiles, dont deux ont été décrits par Erichson (Zeitschr. f. Entom. 1844, vol. 5, p. 265), et les cinq autres par Wasmann (Die Psychischen Fähigkeiten der Amei- sen, Stuttgart, 1899, p. 127—199;.
I Bethylinae.
Ashmead à décrit en 1893 quatre représentants de cette sous-famille observés dans des fourmilières dans l'Amérique du Nord: tous quatre font partie d’un même genre nommé Isobrachium par l'auteur américain, mais qui est différent d'Isobrachium Fôrst. Une espèce vivant avec les fourmis au Brésil a été décrite plus récemment, en 1899, par le R. P. Wasmann (1. c.), sous le nom de Æcitopria crassicornis Wasm. Les trois nouvelles espèces qui suivent, sont les premières qui aient été observées dans des fourmilières en Europe.
2 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
Rhabdepyris n. g.
O gross, arête ; Epyris, nom d'insecte.
Tête plus longue que large, très convexe sur le dessus- Ocelles en triangle. Antennes insérées près de la bouche et composées de 13 articles. Mesonotum très court, avec deux sillons parapsidaux. Scutellum sans fossettes, mais avec un sillon transversal et très large, situé à sa base. Ailes comme chez Epyris. Metanotum traversé par des arêtes longitudi- nales; angles postérieurs non proéminents, ni spinuleux. Crochets des tarses simples. Fémurs antérieurs et intermé- diaires peu renflés, ayant leur plus grande largeur au milieu; fémurs postérieurs ayant leur plus grande largeur à la base.
Rhabdepyris myrmecophila n. sp.
Tête plus large que le thorax, brillante, très finement chagrinée. Yeux médiocres, à peine plus longs que larges. Occiput distinctement plus long que les yeux. Ocelles pos- térieurs trois fois plus rapprochés l’un de l’autre que des yeux, plus rapprochés aussi du bord occipital que de ces derniers; de chaque côté de l’ocelle antérieur se voit un gros point enfoncé. Antennes atteignant la base du metanotum ; scape aminci à sa base, aussi long que les quatre articles suivants réunis ; articles suivants un peu plus gros que longs, le treizième de moitié plus long que gros. Thorax finement chagriné. Pronotum transversal, s’élargissant graduellement en arrière, distinctement plus long que le mesonotum mais non deux fois, entièrement mat. Mesonotum brillant, sans autres sillons que les parapsidaux qui sont parallèles, trois fois aussi large que long. Scutellum presque aussi long que le mesonotum, et triangulaire. Metanotum égalant le meso- notum et le scutellum réunis, conformé comme chez Æpyris, avec trois arêtes parallèles et longitudinales sur son milieu, arête médiane se prolongeant jusqu'à l'insertion de labdo- men, les deux latérales à peine plus proches de la médiane que du bord; intervalles moins finement chagrinés que le reste du thorax. Ailes hyalines, velues et ciliées, atteignant la moitié de l’abdomen ; nervures et stigma bruns; nervure
MYRMÉCOPHILES. G6:
basale droite, aboutissant au stigma qui est avant le milieu de l'aile; nervure transversale également droite et sortant du même point que la basale ; nervure radiale longue, sortant de l'extrémité du stigma; cellule radiale longue, distante de l'extrémité alaire de la moitié de sa longueur. Éperon anté- rieur unique, cilié en dedans; métatarse antérieur égalant presque les quatre articles suivants réunis ; 2 à 4 de moitié plus longs que gros; pattes non spinuleuses. Abdomen un peu plus court que la tête et le thorax réunis, déprimé, aminci graduellement en arrière, à sept segments d’égale longueur. Noir; antennes, sauf la base du scape, mandibules, écaillettes, genoux, tibias et tarses testacés; fémurs et les deux derniers segments abdominaux bruns. Corps à pubes- vence éparse et à peine visible, sauf à l'abdomen. Taille 9: 2,5 mm.
PATRIE. Allemagne: Linz sur Rhin, avec Tetramorium cæspitum (Wasmann).
Rhabdepyris pallidinervis n. sp.
Ne diffère du précédent que par les caractères suivants : Dernier article des antennes à peine plus long que gros; scape, pattes, sauf la base des hanches, écaillettes et dessous de l'abdomen d’un roux brun; funicule un peu plus clair; tête et pronotum d’un brun sombre; septième segment ab- dominal roussâtre; nervures et stigma presque hyalins. Taille 9 : 2,5 mm.
PATRIE. Hollande : Exaeten, dans un nid de Formica sanguinea (Wasmann).
Omalus pilosus n. sp.
Tête, pronotum, mesonotum et scutellum finement cha- grinés, peu luisants, avec des points épars et superficiels; et une pilosité jaunâtre assez longue, peu dense et dirigée en arrière ; Cette même pilosité se vuit aussi sur les méso- pleures et les fémurs. Carène frontale bien proéminente. Yeux velus. Articles antennaires 2 à 5 plus longs que gros, les autres graduellement amincis et pas distinctement plus longs que gros, sauf le dernier. Sillons parapsidaux peu
3
34 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
marqués. Ailes brunâtres, nervures brunes, stigma brun noir; première cellule basale très étroite ; radius arqué sur tout son parcours. Segments abdominaux 2 à 4 échancrés au mi- lieu de leur bord postérieur. Noir; antennes, trochanters, tibias et tarses d’un rouge jaunâtre ; base du scape et der- niers articles du flagellaum bruns. Taille 9 : 4 mm.
MŒœURS ET PATRIE. Trouvé en mai dans une colonie de Lasius fuliginosus Latr. à Exaeten (Hollande) ; Wasmann,
REMARQUE. Le genre Perisemus Kürst. est synonyme d'Omalus Jur. La description et le dessin de l'aile qu'a donnés Jurine caractérisent très nettement le genre Omalus et ne permettent pas de le confondre avec un autre. Le type est O. fuscicornis Jur. C’est à tort que Jurine a encore cité comme faisant partie du même genre deux insectes dont l’un a été décrit par Fabricius sous le nom de Bethylus hemipterus et Pautre par Panzer sous le nom de Tiphia cenoptera ; la dia- gnose d’'Omalus, telle que l’a donnée Jurine, ne peut s’appli- quer à aucun de ces deux insectes. ©. pilosus se distingue des autres espèces du même genre par sa pilosité.
II. Proctotrypinae.
Exallonyx n. g.
Éahlos, extraordinaire ; 6»w£, ongle.
Ge genre difière de Proctotrypes par la forme des crochets tarsaux des pattes antérieures, par les yeux velus et par les antennes à articles plus épaissis. Les crochets des pattes intermédiaires et postérieures sont simples, mais ceux des pattes antérieures offrent une conformation particulière que je ne connais pour aucun autre insecte; ces crochets sont trifides, la dent supérieure est jaune comme la base du crochet, peu arquée, longue et grêle ; l'intermédiaire est d'un noir profond, presque perpendiculaire à la supérieure dans ses deux tiers basaux, un peu redressée dans le tiers apical,; inférieure petite, dirigée dans le même sens que la base de l'intermédiaire, noire en partie. Vue à la loupe, la dent inter- médiaire semble être comme un appendice du crochet tarsal.
MYRMNCOPHILES. 3)
Il faut rapporter ici les espèces suivantes: Proclotrypes ater Nees, niger Panz., ligatus Nees, brevicornis Hal., longi- cornis- Nees, ÆE. crassicorms n. Sp., flavipes n. Sp., trifoveata nu. sp. et les trois espèces myrmécophiles Æ. formicarius n. sp., E. myrmecophilus n. Sp. et E. Wasmanni n. sp. Le type est E. formicarius.
E. formicarius n. sp.
Tète carrée vue d'en haut, brillante et lisse ; yeux velus. Antennes atteignant seulement la base du métathorax, insé- rées vis-à-vis de la base des veux; article troisième rétréci à sa base, un peu moins de deux fois aussi long que gros, le quatrième à peine plus long que gros, les suivants aussi gros que longs, excepté le 13e qui est presque double du précédent. Front sans carène. Thorax lisse et brillant, sauf le metanotum qui est un peu plus long que large, à arête médiane pereurrente mais faible dans la moitié postérieure, brillant et chagriné dans la moitié antérieure, grossièrement coriacé ou irrégulièrement ridé dans la moitié postérieure et sur les métapleures. Métatarse postérieur aussi long que les deux articles suivants réunis, trois fois aussi long que lé- peron du tibia: cinquième article des tarses un peu épaissi. Éperon antérieur droit, avec une lamelle hyaline qui longe son côté inférieur jusque près de l'extrémité. Aïles hyalines, sans autres nervures que la costale, la sous-costale et la radiale; la sous-costale presque juxtaposée à la costale; stigma étroit et allongé, d’un jaune clair, son extrémité plus de quatre fois plus éloignée de sa base que du sommet de la cellule radiale: radius sortant du milieu du stigma qu'il touche presque sur tout son parcours et qu'il dépasse à peine. Pétiole abdominal aussi long que large, strié comme la base du segment suivant: oviducte atteignant à peine le quart de l'abdomen. Noir brillant; palpes, deux premiers ar- ticles antennaires, écaillettes et pattes, sauf les hanches, d’un jaune rougeâtre ; dessus des quatre fémurs postérieurs brun. Taille 9 : 2,5 mm.
PATRIE. Allemagne: Linz sur Rhin. En octobre avec Myrinica lævinodis (Wasmann).
BE
96 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
Exallonyx Wasmanni n. sp.
Ne diffère du précédent que par les caractères suivants : troisième article antennaire un peu plus de deux fois aussi long que gros, le quatrième du tiers plus long que gros, les suivants à peine plus longs que gros, le dernier plus de deux fois aussi long que gros. Nervure sous-costale très près du bord mais distinctement séparée de lui; stigma petit, guère plus long que large, son extrémité également distante de sa base et de l'extrémité de la cellule radiale. Scape, écaillettes, pattes, y Compris les hanches, d’un jaune clair. Taille © : 2,5 mm.
PATRIE. Allemagne: Linz sur Rhin. En septembre avec Myrmica ruginodis (Wasmann).
Exallonyx myrmecophilus n. sp.
Tête pubescente, globuleuse vue d'en haut; veux pubes- cents. Antennes un peu plus longues que la tête et le thorax réunis ; Scape aussi gros que les derniers articles ; troisième . article moins gros que les autres, aminei à sa base, deux fois et demie aussi long que gros, le quatrième presque deux fois, le cinquième un peu plus court, les suivants égaux, à peine plus longs que gros, sauf le dernier qui est double de l’'avant-dernier. Thorax glabre et lisse. Metanotum un peu plus long que large, convexe, horizontal, à arête médiane, longitudinale et percurrente; muni à sa base d’un sillon trans- versal et large; presque lisse en arrière du sillon basal, finement coriacé dans le reste de son étendue et sur les métapleures. Aïles hyalines; nervures brunes: sous-costale rapprochée de la costale ; stigma fusiforme, émettant le radius dans son milieu, son extrémité beaucoup plus éloignée de son milieu que de l'extrémité de la cellule radiale ; autres nervures visibles seulement par transparence. Grand éperon des tibias postérieurs droit, égalant le tiers du métatarse ; tarses postérieurs au moins aussi longs que le tibia; le pre- mier et le dernier article plus gros que les trois intermé- diaires, métatarse égalant presque les trois articles Suivants réunis. Pétiole abdominal au moins aussi long que gros, cannelé longitudinalement ; second segment non strié à sa base, mais
MYRMÉCOPHILES. D
avec deux aires presque circulaires, se touchant réciproque- ment ainsi que le bord antérieur du segment; oviducte vi- siblement plus long que le tiers de l'abdomen. Noir brillant; dessous des deux premiers articles antennaires, palpes, écaillettes et pattes, sauf la base des hanches, d'un jaune clair. Taille © : 2,5 mm.
PATRIE. Hollande : Exaeten. Trouvé le 6 juin dans une colonie de Lasius fuliginosus (Wasmann).
III. Ceraphroninae.
Deux représentants de cette tribu ont été signalés jus- qu'ici comme vivant dans les fourmilières; ce sont: Ceraphron formiceti Krichs. et C. inquilinus Erichs. L'un et l’autre ont été observés dans les colonies de Formica rufa, où ils se tenaient volontiers sur le dessous des pierres qu’on y avait placées. La description qu'en donne Erichson ne permet pas de reconnaitre le genre auquel ils doivent être rapportés.
Parmi les espèces observées par le R. P. Wasmann, l'une est Lagynodes pallidus Boh. © trouvé dans un nid de Formica +rsecta à Arlberg en Autriche; les autres sont nouvelles.
Megaspilus cursor n. sp.
Tête et thorax mats, à pilosité courte et dressée, à ponc- tuation assez grosse et assez dense. Face non excavée, très faiblement convexe; Yeux velus: vertex à peine convexe. presque plan: ocelles postérieurs aussi distants des veux que du bord occipital ou que l’un de l’autre. Antennes de onze articles, aussi longues que la tête et le thorax réunis ; scape atteignant la moitié de la longueur du funicule, sub- cylindrique, pas plus gros que lextrémité des antennes; second article à peine aussi long que le troisième qui est deux fois aussi long que gros; le quatrième un peu plus petit: les suivants grossissant graduellement et pas plus longs que gros, le dernier deux fois aussi long que gros, tous cylindriques et sessiles. Palpes maxillaires de quatre articles courts. Thorax déprimé : lobe médian du scutellum brillant et lisse. Tibias et fémurs étroits à la base, puis graduelle- ment épaissis jusqu’à l'extrémité, fémurs un peu amincis au
38 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES :
sommet. Ailes en moignons atteignant la base de l'abdomen, sans nervure ni stigma visible. Pétiole abdominal cannelé ; second segment avec trois carènes longitudinales à sa base sur le dessus, et une de chaque côté, occupant les deux tiers de la longueur de l'abdomen et s’élargissant graduellement jusqu’au bout ; les trois ou quatre segments suivants s'amin- cissant graduellement; abdomen déprimé, à pourtour ova- laire, distinctement plus large que le thorax, lisse et brillant, avec quelques poils latéralement dans sa moitié apicale. Noir, pattes et hanches d'un jaune ochracé; antennes brun noir, dessous du scape d’un jaune rougeñtre dans sa moitié basale. Taille © : 2,80 mm.
PATRIE. Luxembourg: en mai avec Lasius fuliginosus (Wasmann).
Mesaspilus Wasmanni n. sp.
Tête et thorax lisses, brillants et finement pubescents ; vertex et front convexes, ce dernier sans arête,; yeux elli- psoïdaux et densément velus. Palpes maxillaires de trois articles. qui sont de moitié plus longs que gros, le dernier élargi sur le dehors. Mandibules longues et étroites, terminées par deux dents aiguës. Antennes du mâle filiformes, plus longues que le corps ; second article turbiné, guère plus long que gros ; le troisième cylindrique comme les suivants, trois fois aussi long que gros; le quatrième un peu plus de deux fois: les. suivants décroissant graduellement: le dizième de moitié plus long que gros; le onzième égal au quatrième. Chez la fe- melle, le scape égale les cinq articles suivants: second article trois fois aussi long que gros, le troisième deux fois, les suivants diminuent en longueur mais grossissent graduellez ment ; 8—10 aussi gros que longs; le onzième deux fois et demie aussi long que l’avant-dernier. Les deux éperons de tous les tibias d’égale longueur, simples, avec des soies ali- gnées au côté interne: métatarse postérieur plus long que les quatre articles: suivants réunis ; crochets tarsaux simples. Ailes antérieures brunâtres, nervures et stigma d’un jaune brunâtre ; cellule radiale éloignée de l'extrémité alaire de la moitié de sa longueur; ailes inférieures hyalines, plus longue- ment ciliées, à trois crochets frénaux. Mesonotum semi-eir-
MYRMÉCOPHILES. 39
culaire, pas plus long que le scutellum ; sillons parapsidaux fortement divergents en avant ; lignes obliques du scutellum crénelées. Abdomen du mâle pas plus long que le thorax, s'élargissant insensiblement depuis sa base jusque près de son extrémité: chez la femelle, le pétiole est annuliforme et strié en long ; le reste de l'abdomen est aussi long que la tète et le thorax réunis, et à peine plus large, grand segment occupant les deux premiers tiers et à peu près d’égale largeur sur toute son étendue, finement strié à sa base sur le dessus, les quatre segments suivants graduellement amincis en pointe ; extrémité abdominale tantôt béante, tantôt fermée complè- tement. Noir; antennes brunes ; dessous du scape, pattes et hanches jaunes : abdomen du mâle d’un brun sombre, celui de la femelle d'un brun marron. Taille 4 $ : 1,20 à 1,80 mm.
PATRIE. Dans les colonies de Formica rufa à Exaeten, en Hollande, en mars et août; en Allemagne à Linz sur Rhin, en septembre, et à Lech, en août; en Autriche, à Feldkirch, en mai; en Suisse, à Davos en avril: dans les colonies de Formica pratensis à Feldkirch en mai (Wasmann).
Megaspilus crassinervis n. Sp.
Vertex et tempes chagrinés : face et front lisses et bril- lants : une arête va du bord occipital jusqu’entre les deux ocelles postérieurs; une autre, de l’ocelle antérieur jusque entre les anternes, au-dessus de ces dernières se trouve une dépression. Yeux velus. Scape à peine aussi long que les quatre articles suivants réunis: article troisième trois fois aussi long que gros, d'un tiers plus long que le quatrième, les suivants diminuant graduellement en longueur mais aug- mentant en épaisseur ; 8 à 10 à peine plus longs que gros; le 11e deux fois et demie aussi long que gros. Métatarse postérieur distinctement plus long que les quatre articles suivants. Ailes antérieures brunâtres au milieu, velues et ciliées; stigma large, avec un prostigma distinct, jaune comme lui, aussi long et un peu élargi au milieu; nervure basale indiquée par un petit trait brun et oblique, aboutissant au prostigma et distant du stigma de la moitié de la longueur de ce dernier. Thorax chagriné, conformé comme chez
40 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
M. Wasmanni; abdomen également comme chez cette der- nièére espèce. Noir; antennes brunes; pattes sauf la base des hanches jaunes ; abdomen d’un brun marron. Taille ©: 1,5 mm.
PATRIE. Autriche, à Lainz près de Vienne, avec Lasius bruneus, en juillet (Wasmann).
Var. testaceipes n. var. Diffère du type par l'absence d'arête sur la tête, par l'abdomen d’un brun noir, le dessous du scape ou le scape en entier, et les pattes d’un roux tes- tacé. Taille Q : 1,80 mm.
PATRIE. France: Amiens: 8 exemplaires observés dans un nid de Formica rufa, en octobre ; 2 exemplaires recueillis chez la même espèce de fourmi, en janvier (Carpentier).
Megaspilus antennalis n. sp.
Tête entièrement lisse et brillante, sans arête médiane ni impression au-dessus des antennes. Yeux velus. Seape presque aussi long que les quatre articles suivants réunis ; second article à peine plus long que le troisième qui est cylindrique et deux fois et demie aussi long que gros, les suivants décroissant à peine et grossissant graduellement ; 8—10 de moitié plus longs que gros; le 11e un peu plus de trois fois aussi long que gros. Ailes hyalines, sans prostigma ; nervure basale distante du stigma de la moitié de la longueur de ce dernier. Thorax, pattes et abdomen conformés comme chez M. Wasmanni. Noir; antennes brunes; pattes d’un jaune brunâtre : abdomen brun noir, plus clair à sa base. Taille 9; 2,50 mm. Très voisine de M. Wasmanni dont elle diffère sur- tout par les articles du funicule qui sont plus longs.
PATRIE. Allemagne : Lech, en août, dans une colonie de Formica rufa (Wasmann).
Ceraphron testaceipes n. Sp.
Tête et thorax presque mats, finement chagrinés. Yeux brièvement velus. Face excavée jusque vers le milieu des yeux ; une arête va de la bouche à l’ocelle antérieur. An- tennes de la longueur du corps, à peine plus grosses à l’extré- mité : scape égalant les trois articles suivants réunis, ayant sa plus grande épaisseur au milieu; second article un peu
MYRMECOPHILES. A
plus long que gros: le troisième deux fois ; les suivants dé- croissant graduellement ; le 10e encore du quart plus long que gros: 11e au moins aussi long que le 3%. Scutellum aussi long que le mesonotum ; les deux lignes obliques et le bord du lobe médian ou postérieur formés par des points enfoncés, alignés et plus ou moins confluents. Éperons antérieurs au nombre de deux, simples, pectinés en dedans. Ailes anté- rieures brunâtres ; cellule radiale distante de l'extrémité alaire des deux tiers de sa longueur. Abdomen étroit à sa base et s'élargissant graduellement jusque vers son extrémité; le quart basal finement strié en long sur le dessus; grand segment couvrant tous les autres. Noir: pattes, sauf la base des hanches, d'un testacé brunàâtre. Chez la femelle, les an- tennes sont d'un brun noir; scape égal aux six articles suivants réunis : 2e article deux fois aussi long que gros, égal au 3; les suivants à peine plus longs que gros, grossissant graduel- lement, le 10e deux fois aussi long que gros; grand segment abdominal atteignant jusqu'au dernier cinquième qui forme une pointe conique. Taille 4 £: 1,10 à 1,5 mm.
PATRIE. Hollande: Valkenberg, en juin, dans un nid de Lasius flavus, un mâle (Wasmann):; France: Amiens, une fe- melle avec Formica rufa, en octobre (Carpentier).
Ceraphron socialis n. sp.
Tête et thorax mats et pubescents ; face excavée: yeux très brièvement velus; ocelles postérieurs plus rapprochés lun de l'autre que des veux. Antennes subfiliformes; scape égal aux trois articles suivants réunis: second article plus étroit que les autres, obconique, un peu plus long que gros; le troisième cylindrique, presque deux fois aussi long que gros: les suivants pas distinctement plus longs que gros, sauf le dernier qui est deux fois aussi long que gros. Une arête s'étend du bord occipital à l’ocelle antérieur et de là à la bouche. Tibias antérieurs avec deux éperons simples et pectinés en dedans: métatarse postérieur au moins de la longueur des quatre articles suivants réunis. Ailes brunâtres; nervures comme chez la précédente. Scutellum aussi long que le mesonotum ; lignes obliques composées de gros points
42 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
enfoncés et juxtaposés, plus ou moins confluents. Abdomen pointu, aussi long que la tête et le thorax réunis, strié au quart basal sur le dessus. Noir; pattes d’un brun sombre, trochanters, genoux et tarses rougeâtres. Taille & : 1,25 mm.
PATRIE. Hollande : Exaeten en juin, avec Formica san- guinea.
Ceraphron luteipes n. sp.
Tête et thorax mats et finement chagrinés. Tête plus large que le thorax, transversale, avec une large dépression depuis les antennes jusqu’au milieu des yeux: une arête mé- diane va de la bouche jusqu’à l’ocelle antérieur, et de là au bord occipital. Veux fortement velus. Ocelles postérieurs um peu plus proches de lantérieur que des yeux. Scape aussi long que les cinq articles suivants pris ensemble, ayant sa plus grande épaisseur après le tiers basal; second article deux fois aussi long que gros, le troisième à peine plus petit; le 4 et le 5e aussi longs que gros; les cinq suivants graduel- lement épaissis en forme de massue, pas plus longs que gros, sauf le dernier qui est deux fois et demie aussi long que gros. Sillon médian du mesonotum percurrent, comme d'ordinaire. Lobe postérieur du scutellum bordé par des points enfoncés et alignés. Métathorax avec une minime dent de chaque côté de son extrémité. Aïles velues et ciliées, légèrement teintées, dépassant l'abdomen, comme chez les deux espèces précédentes. Abdomen plus large que la tête, aussi long que cette dernière et le thorax réunis: segment annuliforme et base du second fortement striés en long; celui-ci couvre les quatre cinquièmes de labdomen, et est presque d’égale largeur sur toute son étendue, les trois suivants forment une pointe conique. Noir; hanches et pattes d’un jaune clair. Taille @ : 1,5 mm.
PATRIE. Hollande: Exaeten, en mai, avec Solenopsis.
Ceraphron similis n. sp.
Tête lisse; front et face chagrinés. Face excavée. Palpes maxillaires de trois articles, dont le second est élargi au milieu du côté interne et le troisième de beaucoup le plus
MYRMÉCOPHILES. 43 long. Yeux velus. Scape égalant presque les cinq articles suivants ;: second article un peu plus de trois fois aussi long que gros, le troisième deux fois et demie, le 4 et le 5e de moitié plus longs que gros, le Ge aussi gros que long, les quatre derniers excentriques et formant une massue, à peine plus longs que gros, sauf le dernier qui est deux fois et de- mie aussi long que gros. Tibias antérieurs à deux éperons simples et pectinés. Crochets tarsaux simples. Cellule radiale distante de l'extrémité alaire au moins de la moitié de sa longueur. Thorax chagriné et conformé comme d'ordinaire. Abdomen terminé en cone pointu: second segment strié à sa base comme le pétiole, occupant la moitié de l'abdomen; les quatre segments suivants d'égale longueur. Noir; antennes brun noir; pattes et hanches vitellines : abdomen brun marron, les deux premiers segments d'un brun noir. Taille Q: 1,80 mm.
PATRIE. Hollande: Exaeten, dans un nid de Formica fusca, en décembre.
Ceraphron sunilis Var. bruneus n. var.
Ne diffère du type que par les caractères suivants: Pattes d'un jaune brunâtre : abdomen et thorax d’un brun noir. Front luisant. (Antennes brisées). Taille: 1,10 mm.
PATRIE. Hollande: Exaeten, avec Myrmica scabrinodis, en avril.
Ceraphron castaneus n. sp.
Front et face chagrinés: celle-ci très excavée jusqu'au üers supérieur des veux. Une arête très distincte va du bord occipital jusqu'à l’ocelle antérieur et de là à la bouche. Yeux très velus. Antennes sans massue distincte, graduellement épaissies apicalement; scape deux fois et demie aussi long que gros : second article deux fois, le troisième de moitié plus long que gros: le neuvième à peine plus long que gros et n'atteignant pas la moitié de la longueur du dixième. Thorax chagriné: extrémité du scutellum lisse et brillante. Abdomen comme chez C. similis. Noir; pattes et hanches jaunes : abdomen brun marron. Taille 9 : 1,10 mm.
PaTRIE. Hollande : Exaeten, avec Lasius fuliginosus, en avril.
44 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
IV. Platygasterinae.
Les trois insectes myrmécophiles appartenant à cette sous-famille sont tous trois remarquables par le nombre des articles de leurs antennes. On ne connaissait jusqu'ici en Europe que deux représentants des Platygastérines ayant les antennes non composées de dix articles; Haliday a établi sur lun son genre Jphitrachelus, et Fôrster sur l'autre son genre Allotropa, dont la femelle est demeurée inconnue Jjus- qu'ici. Or, les trois Platygastérines myrmécophiles recueillis par le R. P. Wasmann font tous trois exception à la règle : lun a des antennes de onze articles, l’autre de neuf et le troisième de neuf, mais à dernier article formé par la réunion de deux articles indistinctement séparés. Je connais encore un autre insecte de cette famille, provenant de Roumanie et appartenant au genre Sactogaster, dont les antennes sont également de neuf articles. Je ne crois pas que le nombre des articles antennaires puisse former un caractère géné- rique dans cette sous-famille.
Synopeas inquilinus n. Sp.
Tète transversale, deux fois plus large que longue étant vue d'en haut; vertex convexe : ocelles en triangles, les pos- térieurs plus près des yeux que de lantérieur. Antennes un peu plus longues que la tête et le thorax réunis, composées de neuf articles : scape un peu plus long que les trois articles suivants, faiblement rétréci à sa base : second artiele obco- nique, d'un tiers plus long que gros ; le troisième plus gros que les autres, deux fois aussi long que gros; le 4° d’un tiers plus long que gros : le 5e de moitié, le 6e et les deux suivants au moins deux fois aussi longs que gros: le % de moitié plus long que le 8e; articles 4 à 9 minces et cylindriques. Thorax très convexe, plus haut que la tête et au moins aussi large qu’elle, avec une pubescence appliquée et assez dense. Mesonotum sans sillons parapsidaux; son bord postérieur faiblement proéminent en angle, paraissant comme appliqué au seutellum qu'il dépasse en hauteur, et muni en son milieu d’un tubercule jaune. Scutellum sans sillon à sa base, légère-
MYRMÉCOPHILES. 45 ment triangulaire, muni à son extrémité d'un tubercule jaune, incurvé et translucide : postscutellun: perpendiculaire ; meta- notum avec une carène médiane et longitudinale. Pattes comme chez les autres Platygastérines, éperon antérieur tritide, non cilié; métatarse postérieur égalant les trois articles suivants: crochets tarsaux simples. Ailes hyalines, velues et ciliées, sans nervures, dépassant de beaucoup Fabdomen; les postérieures avec deux crochets frénaux. Pétiole abdominal aussi gros que long, strié; partie élargie de l'abdomen très dé- primée, en spatule, moins large et moins longue que le thorax ; second segment occupant les trois quarts, non seulpté à sa base, ni velu: les trois ou quatre segments suivants très petits. Noir: scape, hanches, pattes, tubereule apical du meso- notum et du seutellum jaunes : écaillettes d'un brun marron. Taille & : 1,5 mm.
PATRIE. Autriche, à Feldkirch, avec Formica rufa, en mai.
Platygaster formicartus n. sp.
Tète transversale; vertex convexe ; ocelles en triangle, les postérieurs plus près des veux que de l’antérieur. Antennes composées de onze articles; scape un peu plus gros dans Sa moitié apicale que dans sa moitié basale, distinctement plus long que les quatre articles suivants : second article de la longueur du 4e mais plus gros: articles 3 à 6 plus minces que tous les autres, le 3e deux fois aussi long que gros, le 4e trois fois, à peine plus court que le 5e qui est distincte- ment plus court que le 6e; les cinq derniers décroissant gra- duelHement en longueur mais augmentant en épaisseur, cylin- driques comme les précédents mais deux fois aussi gros, le 10e et le 11e deux fois et demie aussi longs que gros, tous faiblement pubescents, les quatre derniers avec une petite dent hyaline en-dessous de leur sommet. Thorax assez long et glabre:; sillons parapsidaux profonds et percurrents ; sCu- tellum semi-circulaire, convexe, séparé du mesonotum par un profond sillon. Ailes hyalines, velues, ciliées, dépourvues de nervures. Pattes conformées comme d'ordinaire ; éperon antérieur trifide, non cilié; crochets simples. Abdomen plus long que le thorax; pétiole aussi gros que long, strié longi-
46 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
tudinalement: partie élargie se terminant en une pointe co- nique; oviducte proéminent, égalant le quart de l'abdomen, chacune des deux valves porte à son extrémité trois soies très petites, près de son extrémité trois autres fort -longues et arquées, et un peu plus loin de son extrémité une soie courte. Noir; tibias antérieurs, extrémité des quatre autres, tarses sauf le dernier, d'un jaune plus ou moins brunûtre. Taille 9 : 1,5 mm.
PATRIE. Hollande: Exaeten, avec Formica pratensis et Solenopsis, en mai.
Amblyaspis scutellaris n. sp.
Front et vertex convexes: ocelles en ligne faiblement arquée, les postérieurs beaucoup plus éloignés l’un de lPautre que de l’antérieur ou des yeux ; mandibules bifides. Antennes insérées sur un prolongement à la base du clypeus, plus bas que les yeux, semblant composées seulement de neuf articles ; scape égalant les cinq articles suivants, subcylindrique, mé- diocrement rétréci au tiers basal ; second article de moitié plus long que gros, à peine rétréci à sa base; le 3e à peine plus long que le second, fortement rétréci à sa base: le 4e cylindrique, aussi long que le second; 5e et 6e plus étroits que tous les autres et pas plus longs que gros: les trois derniers un peu grossis, le 7e et le 8e aussi gros que longs, le 9% presque double de l’avant-dernier et formé par la réunion de deux articles égaux et indistinctement séparés. Mesonotum brillant, sans sillons parapsidaux. Scutellum triangulaire ou plus ou moins conique, non séparé du mesonotum, avec une pubescence grise et dense surtout dans son tiers apical ; vu de côté, il semble faire la continuation du mesonotum dont il continue le plan: metanotum velu, traversé longitu- dinalement par une forte arête médiane glabre et brune. Ailes brunâtres, velues et ciliées, sans nervures, dépassant notablement l'extrémité de l'abdomen. Eperon trifide; méta- tarse postérieur égalant presque les quatre articles suivants réunis. Abdomen aussi long que la tête et le thorax réunis; premier segment en anneau, velu, brun, un peu plus large que long: le second occupant les deux tiers de l'abdomen,
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s'élargissant graduellement, aplati, au moins aussi large que la tête ou le thorax, muni à sa base, sur le dessus, de deux fossettes circulaires, grandes et se touchant, les quatre autres segments petits et diminuant graduellement en largeur. Noir: mandibules, scape, hanches et pattes rouges écail- lettes d’un brun marron. Taille 9 : 3 mm.
PATRIE. Hollande: Exaeten, avec Lasius fuliginosus, en août. Cette espèce se distingue de toutes ses congénères par les deux fossettes de l'abdomen, comme chez Trichacis, et par ses antennes.
V. Scelioninae.
L'unique espèce revenant à cette sous-famille fait partie du genre Trissolcus Ashm. qui ne comptait jusqu'ici ses re- présentants que dans l'Amérique du Nord.
Trissolcus evanescens n. sp.
Corps mat et finement chagriné. Tête très large, beau- coup plus large que le thorax, fortement découpée en arc à son bord postérieur : ocelles postérieurs très près des yeux auxquels ils sont réunis par une arête très petite et peu dis- tincte. Antennes de onze articles ; second et troisième articles égaux, au moins de moitié plus longs que gros, les deux suivants égaux et transversaux ; les six derniers égalant en- semble les quatre précédents, transversaux sauf le premier et le dernier, épaissis et formant une grosse massue. Pronotum non visible d’en haut. Mesonotum bien plus large que long, fortement convexe, plus haut que la tête, avec trois sillons longitudinaux dont le médian est à peine indiqué à sa base, et les deux latéraux, qui sont très distincts, n'occupent que le tiers basal. Scutellum séparé du mesonotum par une su- ture ou un étroit sillon transversal et droit, beaucoup plus _ large que long, de moitié aussi long que le mesonotum, faiblement luisant et lisse, à bord postérieur arrondi. Méta- thorax très court, presque perpendiculaire comme le post- scutellum. Pattes non épaissies ; métatarse postérieur égalant les quatre articles suivants réunis, le quatrième à peine plus
48 NOUVEAUX PROTOTRYPIDES
long que gros Ailes hyalines, ne différant de celles de Tris- solcus brochymenae Ashmead, Monogr. que parle radius ayant son origine immédiatement après le milieu, étant par suite distant de l'extrémité alaïre de plus du double de sa longueur; bord antérieur de l'aile inférieure non anguleux mais droit. Abdomen sessile, très déprimé, un peu plus long que le thorax et aussi large que le mesonotum ; premier segment presque trois fois aussi large que long, fortement strié en long, sauf le bord postérieur qui est lisse et brillant; second segment trois fois aussi long que le premier, strié longitu- dinalement excepté le bord postérieur: une ligne transversale composée de gros points enfoncés et juxtaposés séparent le premier segment du second;-les trois derniers segments lisses, brillants et n’atteignant ensemble que la longueur du premier. Noir; extrémité des fémurs, tibias et tarses d'un rouge jaune; écaiïllettes brun noir. Taille © : 1,5 mm.
PATRIE. Autriche: Lainz près de Vienne, dans un nid de Lasius bruneus, en juillet (Wasmann).
VI. Belytinae.
Une seule espèce est à rapporter jiei.
Pantolyta lasiorum n. sp.
Tête et thorax avec des poils roux et assez abondants. Tête globuleuse vue d'en haut. Yeux faiblement pubescents. Ocelles éloignés de ces derniers et se touchant presque. Antennes insérées plus bas que les yeux, composées de quatorze articles ; scape cylindrique, égalant les cinq ou six articles suivants ; second article presque aussi gros que le scape et un peu plus court que le troisième; celui-ci cylin- drique, deux fois aussi long que gros et un peu plus étroit que les deux précédents ; articles 4 à 6 cylindriques, aussi minces que le 3e, mais pas plus longs que gros; les huit derniers graduellement renflés en massue ; 9 à 13 globuleux ou même transversaux, le 14e en ovoïde allongé. Thorax forte- ment convexe. Sillons parapsidaux profonds, percurrents, convergents en arrière. Scutellum séparé du mesonotum par une suture droite et transversale, un peu plus que long large,
MYRMÈCOPHILES. 49
muni à sa base d'une fossette circulaire suivie par une dé- pression moins profonde allant en s'élargissant jusqu'au bord postérieur du scutellum. Postscutellum et metanotum forte- ment déclives: vu de profil, le bord postérieur du postscu- tellum fait saillie sous forme de bec court: metanotum traversé dans toute sa longueur par une carène médiane légèrement découpée en selle; son bord postérieur proéminent de chaque côté sous forme de petite dent. Fémurs atténués fortement au tiers basal et faiblement au tiers apical, renflés au tiers médian; tibias s’élargissant graduellement de la base au sommet, surtout les antérieurs; éperon antérieur fortement arqué, bifide à l'extrémité, velu mais non cilié: base du méta- tarse antérieur élargie, découpée en arc, et pectinée; crochets tarsaux simples; métatarse postérieur égalant les quatre articles suivants réunis, le 4e article un peu plus long que gros. Ailes hyalines, velues et ciliées, dépassant notablement l'extrémité de labdomen, nervures jaunes; sous-costale atteignant le bord un peu avant le milieu; nervure marginale d'un tiers plus courte que sa distance de la basale: nervure transverso-cubitale sortant de l'extrémité de la marginale, dirigée vers le milieu de la basale, plus courte et moins bien marquée que cette dernière; les trois autres nervures sont oblitérées et visibles seulement par transparence; ce sont: le radius qui est très rapproché du bord, presque double de la basale et s'évanouissant graduellement à l’ex- trémité sans aboutir au bord; une discoïdale qui continue la direction de la médiane jusque près du bord postérieur ; une cubitale qui a origine à l'extrémité de la transverso- eubitale et court parallèlement à la discoïdale. Ailes infé- rieures plus longuement ciliées, avec une cellule fermée et deux crochets frénaux; nervures presque hyalines; bord antérieur anguleux. Abdomen un peu plus long que le reste du corps, non déprimé, subfusiforme; pétiole cannelé en long, de moitié plus long que gros; second segment atteignant le dernier tiers, s’élargissant graduellement jusqu’en son milieu; les cinq derniers segments forment un cône, le dernier aussi long que les trois précédents réunis. Noir: huit premiers articles antennaires, écaillettes et pattes rouges; abdomen d’un brun marron sombre. Taille © : 4 mm. 4
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PATRIE. Autriche, Lainz près de Vienne, avec Lasius bruneus, en juillet (Wasmann).
VII. Diapriinæ.
Outre les espèces dont la description suit, il faut encore signaler Tropidopria conica Latr. observé par Wasmann avec Lasius fuliginosus en Hollande, à Exaeten, en mars, et aux environs de Luxembourg en mai.
Basalys formicarius n. sp.
Tête globuleuse, étant vue d'en haut. Antennes de 14 articles, aussi longues que le corps; scape égalant les trois articles suivants; articles 2 et 3 un peu aminceis, obconiques, un peu plus longs que gros; le 4e faiblement échancré à sa base, à peine plus long que le 5e qui est d'un quart plus long que gros; les suivants à peine plus longs que gros, sauf le dernier qui dépasse de moitié l’avant- dernier; tous très brièvement pubescents. Pronotum avec un collier de feutrage peu marqué et interrompu au milieu. Mesonotum sans sillons parapsidaux, mais à partie médiane et antérieure plus convexe que les latérales. Scutellum séparé du mesonotum par une suture transversale et droite, muni à sa base d’une fossette subcirculaire, un peu plus large que longue. Bord postérieur du métathorax proéminent de chaque côté sous forme de petite dent. Moitié basale des fémurs amincie en pétiole. Tibias postérieurs graduellement épaissis dans leur moitié apicale, aussi longs que les tarses: métatarse postérieur pas plus long que les deux articles suivants réunis. Ailes antérieures faiblement teintées, velues et longuement ciliées; nervure sous-costale se confondant avec la costale: nervure marginale en forme d’épaississement en triangle allongé ayant sa pointe dirigée vers la base alaire; elle est située entre le premier tiers et le milieu de l'aile et sa longueur égale sa distance de la basale; de son extémité part un bout de nervure à peine plus long que large et dirigé vers le bord postérieur. Ailes inférieures sans nervures, bord antérieur anguleux, avec deux crochets frénaux. Abdomen ovalaire, à peine déprimé, plus court que
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le thorax; pétiole sillonné, aussi gros que long: second segment couvrant presque tout le reste. Noir brillant et lisse; hanches et pattes d’un jaune clair; les trois premiers articles antennaires d’un jaune rougeâtre, les autres d’un brun noir; écaillettes d’un brun marron. Chez un exemplaire, l'extrémité du scape et le dessus des deux articles suivants étaient bruns. Taille 4 : 1,8 mm.
PATRIE. Autriche, à Lainz près de Vienne, avec Lasius bruneus (Wasmann).
Aclista myrmecophila n. sp.
Tête subglobuleuse, lisse et brillante; yeux velus, ronds, petits, plus courts que les joues; ocelles postérieurs plus éloignés des veux que l’un de l’autre. Antennes de 15 articles, au moins aussi longues que la tête et le thorax réunis; scape égalant les quatre articles suivants réunis ; 2e et 3e articles faiblement turbinés, d'un tiers plus longs que gros, les autres transversaux, augmentant graduellement en épaisseur, les articles 7 à 14 deux fois aussi gros que longs, le 15e en ovoïde court. Thorax moins élevé et moins large que la tête, peu convexe. Pronotum transversal, séparé du mésonotum par une ligne droite. Mesonotum à sillons parapsidaux très profonds et convergents en arrière; lobe médian plus large à son extrémité que les lobes latéraux. Scutellum plus long que large, arrondi au bout, séparé du mesonotum par une digne droite, ayant à sa base une grande fossette circulaire. Metanotum plus long que le scutellum, étroit, rugueux. Fémurs fortement renflés en massue, tibias plus faiblement. Ailes en moignons, r’atteignant que le milieu du métathorax. Abdomen un peu plus long que la tête et le thorax réunis; pétiole distinctement plus long que gros, mat et strié en long, les autres segments brillants et formant une ellipse allongée et rétrécie aux deux bouts; second segment occu- pant les trois quarts de l'abdomen, s’élargissant graduelle- ment jusqu'à son milieu; les cinq autres segments très Courts. Roux en entier; tête, thorax et abdomen à poils dressés, roux et peu denses. Taille $ :3,5 mm.
PATRIE. Allemagne: Linz sur Rhin, avec Formica exsecta, ‘en septembre (Wasmann).
A*
52 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
Tropidopria cilipes n. sp.
Tête globuleuse, à peu près glabre. Antennes de 14 articles, un peu plus courtes que le corps; scape égalant les deux articles suivants réunis, un peu aminci à la base; second article obconique, un peu plus long que gros; le 3e le plus long, subcylindrique, presque trois fois aussi long que gros; le 4e un peu plus court que le 3e et distinctement plus long que le 5e, échancré fortement dans sa moitié basale et très épaissi dans sa moitié apicale: les suivants en cône renversé, presque pédicellés, le sommet du cône étant très effilé, d’abord presque deux fois aussi long que gros, diminuant ensuite graduellement ; le dernier allongé, deux fois aussi long que gros et aminei aux deux bouts; tous les articles à partir du troisième, sont ornés d’un ver- ticille de soies obliques, longues, atteignant la base du verticille de l’article précédent. Prothorax avec un collier de feutrage. Thorax conformé comme chez Tropridopria conica, mais fossette du scutellum plus petite. Pattes comme celles des espèces congénères; deux tiers inférieurs des tibias postérieurs rétrécis en pétiole et munis, au côté interne, d’une rangée de cils dressés, denses et plus longs que l’é- paisseur du tibia; tiers apical renflé subitement en massue et dépourvu de cils. Aïles hyalines; nervure sous-costale confondue avec la costale, s’arrêtant au tiers basal; nervure marginale en forme d’épaississement triangulaire allongé, avec la pointe tournée vers la base alaire, sans trace de nervure radiale ni de transverso-cubitale; nervure basale oblitérée, visible par transparence et aboutissant à l’origine de la marginale. Chez Tr. conica le vestige de la nervure basdle aboutit à l'extrémité de la marginale ou au-delà ; ce qui est aussi le cas pour Tr. fuliginosa W. et Tr. brunipes W. Aïles inférieures avec deux crochets frénaux précédés d'une grosse soie, sans nervures autres qu'une Callosité à l'endroit des crochets: bord antérieur anguleux. Abdomen un peu plus long que le thorax; pétiole strié longitudinalement, d’un tiers plus long que large, avec quelques longs poils gris: partie élargie de l’abdomen ovoïdale. Noir brillant; second article des antennes et pattes, sauf les hanches, d’un rouge jaunâtre. Taille & :1,9 à 2 mm.
OT (Je
MYRMÉCOPHILES.
PATRIE. Holstein: Itzehoe. Observé en septembre avec Lasius fuliginosus Latr. (Wasmann).
Tropidopria fuliginosa Wasm.
Cette espèce observée par Wasmann chez Lasius fuliginosus na été envoyée d'Amiens par M. Carpentier qui a capturé 3 exemplaires © dans les nids de Formica rufa L. en janvier.
Neuropria n. g.
Antennes du mâle de 14 articles, avec une pubescence très courte. Mesonotum à sillons parapsidaux percurrents. Base de l’écusson avec une fossette transversale et profonde. Ailes antérieures avec deux cellules basales fermées, à savoir une sous-costale étroite et une médiane large; nervure mar- ginale située un peu avant le milieu de l'aile, un péu plus longue que sa distance de la basale, épaisse et à extrémité ressortant en un stigma quadrangulaire vers le disque alaire ; radius visible seulement par transparence, droit, aussi long que la distance de la basale à l'extrémité de la marginale, sortant du stigma et aboutissant au bord; un bout de ner- vure, également oblitéré, sort du stigma et continue la direc- tion du radius dont il atteint le tiers de la longueur; cubitus oblitéré ; discoïdale continuant la direction de la médiane. Ailes inférieures sans nervures. Voisin de Pasalys et de Diapria.
Neuropria soctiabilis n. sp.
Tête globuleuse vue d'en haut; yeux petits, glabres, plus courts que les joues. Antennes égalant presque le Corps; scape de la longueur des trois articles suivants réunis, non renflé, le bord externe de son extrémité prolongé en une courte épine; second article obconique, de moitié plus long que gros; le 3e le plus long, un peu plus de deux fois aussi long que gros, fortement échancré dans sa moitié basale, un peu renflé dans sa moitié apicale; les suivants d'un tiers plus longs que gros, cylindriques, à peine plus gros vers le sommet de l'antenne. Pronotum avec un feutrage peu dense. Mesonotum à peu près glabre; sillons parapsidaux
54 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
parallèles dans leur tiers postérieur, divergents en avant; lobes latéraux traversés dans leur milieu par un sillon lon- gitudinal plus large que les parapsidaux mais s’évanouissant avant d'atteindre un des bords du mesonotum. Scutellum séparé du mesonotum par une ligne transversale droite, arrondi en arrière. Métathorax avec un feutrage gris peu dense, aussi long que large, annuliforme; pétiole strié lon- gitudinalement, aussi long que large, bien plus étroit que le: métathorax et à feutrage gris; partie élargie de l'abdomen aussi longue que le thorax, amincie aux deux bouts; second segment dépassant un peu le milieu, les cinq suivants d’égale longueur. Aïles un peu brunâtres, dépassant l’extrémité de l'abdomen, velues et ciliées; nervure sous-costale, marginale: et stigma bruns; nervure basale, médiane et discoïdale jaunes. Ailes inférieures avec trois crochets frénaux. Moitié basale des fémurs amineie en pétiole, moitié apicale renflée en massue; tibias postérieurs non ciliés, très amincies dans les trois quarts basaux, subitement mais peu fortement épaissis dans leur tiers apical; tarses postérieurs un peu plus longs qué le tibia, métatarse aussi long que les trois articles suivants, crochets tarsaux simples. Noir brillant; antennes et pattes d’un jaune rougeûtre ; bouche, écaillettes et. abdomen, sauf le pétiole, d’un brun marron. Taille & : 2,10 mm.
PATRIE. Hollande, à Exaeten, en juin avec Formica fusca (Wasmann).
Aulacopria n. 2.
Antennes du mâle de 14 articles pubescents. Mesonotum à sillons parapsidaux percurrents. Scutellum avec une fossette circulaire à sa base. Ailes antérieures avec une seule cellule basale, la nervure sous-costale se confondant avec la costale; nervure marginale située après le premier tiers alaire, en forme d’épaississement en triangle allongé ayant sa pointe: tournée vers la base de l'aile; extrémité de cet épaississe- ment avec un trait parallèle au bord alaire et n'ayant que le tiers de la basale; la marginale est distante de la basale: de toute sa longueur; les autres nervures nulles ou obli- térées. Ailes inférieures sans nervures. Voisin de Basalys et de Diapria.
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Aulacopria formicarum n. sp.
Tête globuleuse vue d'en haut. Antennes filiformes et finement pubescentes; scape cylindrique, égalant les quatre articles suivants; second article de moitié plus long que gros; le 3e plus étroit que tous les autres, à peine plus long que gros; le 4e au moins de moitié plus long que gros, non échancré, à peine aminei basalement ; les suivants d’un cinquième plus longs que gros, sauf le 14e qui est de moitié plus long que lavant-dernier. Pronotum à collier de feutrage très étroit. Sillons parapsidaux profonds, fortement convergents en arrière. Les trois lobes du mesonotum très convexes, plus élevés que la tête. Scutellum un peu plus long que large. Métathorax déclive avec une carène médiane et longitudinale qui atteint sa plus grande hauteur près du seutellum; de chaque côté se voit une arête longitudinale dont l'extrémité est proéminente sous forme de petite dent. Ailes antérieures faiblement brunâtres; nervures costale, marginale et basale brunes: ailes postérieures hyalines ; bord antérieur anguleux; deux crochets frénaux précédés d’une grosse soie et situés sur une cCallosité brune. Tibias postérieurs non ciliés, à peine de la longueur des tarses. Pattes conformées comme chez Diapria. Pétiole abdominal d'un quart plus long que large, strié longitudinalement; partie élargie un peu déprimée, ovalaire, largement arrondie au bout, plus courte que le thorax; second segment occupant presque tout le reste. Noir brillant; trois premiers articles des antennes, hanches et pattes d’un jaune clair; onze derniers articles des antennes bruns; écaillettes d’un brun noir. Taille G :1,5 mm.
PATRIE. Autriche: Feldkirech, avec Formica rufa (Was- mann). Diapria flavicornis n. sp.
Antennes de 12 articles; funicule à pilosité longue, rousse, oblique, disposée sans ordre; massue de grosseur médiocre, composée de cinq articles globuleux, sauf le dernier qui est ovoïdal; scape aussi long que les quatre articles suivants réunis; second article plus gros que le 3e et d’égale
56 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES
longueur, deux fois aussi long que gros; le 3e mince, conique, distinctement plus long que le 4e qui est égal au 5e; ces deux derniers à peine coniques, presque globuleux:; 6e et 7e subglobuleux, aussi minces que les trois précédents. Bord antérieur avec un collier de feutrage mince et blanchâtre. Mesonotum sans sillons. Fossette du scutellum transversale et échancrée en arrière, sans arête. Metanotum traversé par une carène longitudinale, médiane, proéminente au milieu, en forme de triangle; sans feutrage. Ailes ciliées: nervure marginale ou stigma comme chez les espèces précédentes, située avant l'extrémité du premier tiers alaire; sans trace de nervure basale. Abdomen un peu déprimé; pétiole velu, à peine aussi long que gros; second segment non ponctué, atteignant le dernier cinquième et ne laissant à découvert que trois petits segments formant un cône pointu. Noir; antennes, écaillettes, hanches et pattes d’un jaune clair à peine rougeâtre; face, joues, bord antérieur du pronotum d'un brun marron; abdomen d’un brun marron très sombre, presque noir. Taille © :1,6 mm.
PATRIE. France: Amiens; trouvé en mai sous une pierre, avec deux espèces de fourmis. (Carpentier).
Diapria inquilina n. sp.
Tête subtriangulaire vue d’en haut, beaucoup plus haute que longue vue de côté, lisse et brillante. Antennes de la femelle composées de 12 articles; scape un peu plus long que les trois articles suivants réunis ; second article de moitié plus long que gros, un peu plus gros que les cinq suivants: le 3 cylindrique, plus long que gros; les quatre suivants globuleux ; les cinq derniers formant une massue non abrupte, article 8e plus mince que les suivants, ceux-ci à peine aussi longs que gros sauf le dernier dont la longueur dépasse un peu lépaisseur. Tempes sans feutrage, mais faiblement poilues. Thorax un peu plus étroit que la tête, presque plan, sans sillons parapsidaux. Pronotum sans collier de feutrage, mais avec quelques poils en avant. Scutellum plan, avec une large fossette à sa base. Metanotum traversé dans sa longueur par une forte carène plus haute en avant qu’en
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arrière. Ailes hyalines, longuement ciliées, sans trace de nervure basale ; la sous-costale atteint à peine le tiers de l'aile et se termine en massue. Pétiole abdominal couvert de poils blancs, longs et denses atteignant la base du second segment; abdomen proprement dit un peu plus court que le reste du corps, ellipsoïdal, fortement comprimé, légère- ment convexe sur le dessus et le dessous, plus large que la tête; second segment lisse, glabre, brillant, couvrant un peu plus de la moitié et laissant apparaître trois segments subégaux. Noir; antennes, sauf parfois les cinq derniers articles, hanches et pattes d’un rouge jaunâtre. Taille 9 :1,6 mm.
MŒURS ET PATRIE. Observé en mai dans une colonie de Solenopsis fugax, près de Luxembourg (Wasmann).
Loxotropa apteryga n. sp.
Tête globuleuse vue d'en haut, plus large que le thorax, lisse et brillante. Antennes de la femelle de 12 articles; scape aussi long que les cinq articles suivants réunis; second article plus gros qu’un des six suivants, turbiné, de moitié plus long que gros: le troisième cylindrique, presque deux fois aussi long que gros; 4e et 5e globuleux et à peine séparés; 6e, 7e et 8e globuleux et plus distinctement séparés; les quatre derniers subitement renflés en une massue qui est aussi longue que les sept articles précédents réunis, articles 9 et 11 transversaux et d’égale largeur, le 42e subglobuleux. Pronotum couvert d'un épais feutrage gris, Mesonotum lisse, brillant, peu convexe, sans sillons parapsidaux. Scutellum presque carré, muni à sa base de ‘deux petites fossettes assez rapprochées l’une de l'autre. Metanotum aussi long que large, couvert, ainsi que les métapleures, d’un épais feutrage gris, et offrant en arrière un petit espace triangulaire glabre et jaune. Ailes nulles. Fémurs postérieurs subitement renflés dans leur moitié postérieure : tibias postérieurs non ciliés. Pétiole abdominal à peine aussi long que large, couvert de feutrage gris; la partie élargie de l'abdomen déprimée, plus large que la tête, lisse, glabre et brillante, de forme ellipsoïdale; second
58 NOUVEAUX PROCTOTRYPIDES.
segment atteignant le quart postérieur, les 4 ou 5 segments suivants n’apparaissant que comme d’étroites bordures. Noir; antennes, sauf la massue, hanches et pattes d’un jaune rougeâtre. Taille © : 1,55 mm.
MŒURS ET PATRIE. L’unique exemplaire a été trouvé dans un nid de Formica rufa L., en mai, près de Luxembourg (Wasmann).
DESCRIPTION
DE
QUELQUES CYNIPIDES EXOTIQUES
DONT L’UN FORME UN GENRE NOUVEAU
JÉJSRIERRER:
<> 7 2er — —
Paraulax ». £.
L'insecte dont nous allons donner la description, a été recueilli aux environs de Conception par M. Pablo Herbst. Il doit y être assez commun, car nous en avons trouvé des exemplaires dans trois différents envois faits à des époques différentes et provenant de localités différentes. Par la sculp- ture de la tête et du thorax, la longueur du 2% segment abdominal, la forme des crochets tarsaux et de la spinule ventrale, cet insecte ressemble aux Cynipides gallicoles. D’autre part, la forme insolite des antennes le sépare de tous les Cynipides connus jusqu’à ce jour.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Tête transversale, plus large que le thorax, un peu élargie derrière les yeux, finement cha- grinée ; face irrégulièrement ridée. Yeux ovalaires, glabres, deux fois aussi longs que les joues et trois fois aussi longs que leur distance du bord occipital. Antennes insérées un peu au-dessus du milieu des yeux; celles de la femelle com- posées de 12 articles très finement pubescents, sauf le dernier qui est glabre ; scape deux fois aussi long que gros;
60 DESCRIPTION DE QUELQUES
second article un peu plus gros que long ; les neuf articles suivants plus étroits que les deux articles basaux; article 3e égal au 6e, de moitié plus long que gros ; le 4e un peu plus de deux fois aussi long que gros, un peu plus long que le 5e; articles 7 à 11 égaux, d’un tiers plus longs que gros; le 12e fusiforme, fortement renflé et aussi long que les trois précédents réunis. Antennes du mâle composées de 15 articles, dont le 3e est obconique, comme chez la femelle, et un, peu plus long que gros ; le 4 presque deux fois aussi long que gros s’élargissant jusqu’au sommet où il est tronqué et ressortant en dehors ; le 5e le plus long, fortement courbé dans sa moitié basale : le 6e un peu plus court, cylindrique comme les suivants qui diminuent graduellement en longueur mais augmentent très légèrement en épaisseur ; les derniers un peu plus longs que gros. Pronotum très rétréci au milieu. Mesonotum chagriné, brillant, avec deux sillons pa- rapsidaux percurrents et divergents en avant; entre eux, en avant, se voient deux lignes courtes, longitudinales et parallèles. Scutellum mat, plus grossièrement chagriné, sans sillon ni fossettes à sa base, séparé du mesonotum par une suture transversale et droite. Metanotum à deux arêtes peu distinctes, un peu divergentes en avant. Mésopleures finement striées. Ailes velues et ciliées ; cellule radiale fermée, médiocrement longue et pointue: première partie du radius arquée et n’atteignant que le tiers de la longueur de la seconde qui est droite; sans aréole et sans cubitus. Ailes inférieures avec une nervure sous-costale et trois crochets frénaux. Crochets tarsaux bifides et conformés comme chez Andricus ; éperons comme d'ordinaire. Abdomen comprimé, de la lon- gueur du thorax; pétiole annuliforme et lisse ; second segment couvrant les deux tiers de l'abdomen, lisse comme les quatre segments suivants qui sont très courts; spinule ventrale trois fois aussi longue que large, poilue à l’extré- mité.
I. P. perplexus n. sp.
Corps glabre et d’un noir brillant ; antennes de la femelle d’un jaune brunâtre, sauf le premier et le dernier article qui sont d’un noir brillant; celles du mâle d’un jaune clair
CYNIPIDES EXOTIQUES. 61
avec les deux premiers articles d’un noir brillant, et parfois les derniers articles bruns. Tarses bruns ; genoux rouges. Nervures alaires noires, sauf la médiane qui est d’un jaune clair. Taille 4 $: 2 mm.
IT. Neuroterus Haasi n. sp.
IMAGO. Tête transversale, lisse et brillante ; mandibules bidentées, la dent supérieure pointue, l’inférieure large et tronquée ; joues égalant le tiers des yeux. Palpes maxillaires composés de » articles, dont le 1er, le 3e et le 4e sont un peu plus longs que gros, le 2e plus long que les deux sui- vants réunis, le 5e égalant ces deux derniers ; palpes labiaux de trois articles courts. Antennes de 15 articles, dont le 2e est presque deux fois aussi long que gros, le 3e d’un tiers aussi long que le 4 et aminci à sa base, le 4 au moins deux fois et demie aussi long que gros ; les suivants décrois- sant, les derniers encore distinctivement plus longs que gros ; flagellum filiforme, finement pubescent. Pronotum rétréci en ligne au milieu; mesonotum fortement convexe, entièrement lisse et très brillant, sans trace de sillons parap- sidaux ; scutellum convexe, un peu plus long que large, s’élargissant graduellement vers le sommet qui est largement arrondi, offrant à sa base un sillon transversal arqué, large et profond, à disque lisse et très brillant; bord postérieur du mesotonum offrant une trace de suture; metanotum rugueux, sans arêtes distinctes; pleures lisses et brillantes. Ailes velues, ciliées, hyalines, à nervures brunes ; cubitus sortant en-dessous du milieu de la nervure basale; aréole grande ; cellule radiale ouverte à la marge, longue et pointue ; le partie du radius arquée. Crochets tarsaux simples. Abdomen fortement comprimé, plus haut que long, lisse et brillant; pétiole annuliforme et à peine visible; second segment le plus long; spinule pas plus longue que large. Corps noir et glabre ; les trois premiers articles antennaires, les hanches et les pattes d’un jaune rougeâtre ; douze derniers articles antennaires d’un brun noir. Taille 9 : 2 mm.
Œur en ovoïde, longuement pétiolé.
GALLE. Cet insecte forme sur les rameaux de Quercus spicata des renflements de forme irrégulière, unilatéraux, de
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la grosseur d’une noisette à celle d’une noix, souvent con- fluents et pouvant alors entourer complètement le rameau ; la section montre de nombreuses loges larvaires disposées sans ordre, longues de 2 à 3 mm. et large de 1,5 mm.
PATRIE. Bengale à Kurseong, d'où ces galles m'ont été envoyées par le Rév. P. A. Haas, S. J., à qui l'insecte est dédié. Eclosion en septembre.
III. Sapholytus excisus n. sp.
Tête presque lisse, sans arêtes frontales ; face fortement striée en éventail; mandibules de forme inégale, l’une à deux dents, l’autre tri-dentée. Antennes de 13 articles, dont le second est presque deux fois aussi long que gros, le 3e deux fois et demie ; articles 3 à 8 égaux, 9 à 12 décrois- sants, le 12% encore de moitié plus long que gros; le 13e de .moitié plus long que le 12e; flagellum filiforme. Mesonotum profondément et densément strié en travers ; sillons parap- sidaux percurrents ; scutellum irrégulièrement ridé, fossettes peu profondes, ellipsoïdales, obliques ; arêtes du metanotum subparallèles ; mésopleures brillantes, finement striées. Ailes velues et ciliées; nervure d'un jaune très pâle; cellule radiale ouverte sur toute la marge. Crochets tarsaux simples. Abdomen lisse, allongé, plus long que le thorax ; 1er segment fortement strié en long ; le 2e très grand, atteignant le dernier quart abdominal, fortement découpé en angle au milieu du bord postérieur ; les côtés du bord postérieur sont par suite bien plus rapprochés de l'extrémité abdominale, que son milieu ; les quatre segments suivants égaux, plus larges en haut qu'en bas ; hypogygium sans spinule apparente. Corps noir ;, antennes et mandibules d’un jaune rougeûtre, dernier article antennaire brun noir; hanches et pattes d’un jaune clair ; abdomen d’un brun noir. :
MŒURS ET PATRIE. Cette espèce a été obtenue, en sep- tembre 1903, des galles de Neuroterus Haasi, provenant de Kurseong. Actuellement, en mars 1904, les mêmes galles renferment encore de nombreuses larves vivantes apparte- nant peut-être à un commensal différent.
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IV. Rhodites Radoszkowskii n. sp.
Diffère de Rhodites rosae par les caractères suivants: Corps noirs: abdomen non rouge à sa base, pattes rouges à hanches brunes; 2e article antennaire pas plus long que gros, le 3e au moins double du #%, droit, non renflé ni échancré. Ailes brunâtres. Taille & : 4 mm.
MŒURS ET PATRIE. Obtenu de galles irrégulièrement arrondies; pluriloculaires, deux fois aussi grosses qu’un pois, et formées aux dépens d'un bourgeon sur Rosa sp.? Asie centrale. (Collection du général de Radoszkowskii).
V. Alloiria Cabrerai n. sp.
& Taille: 1,5 mm. Noir; tête d'un rouge brun, 5 premiers articles antennaires, hanches et pattes jaunes, les neuf derniers articles des antennes bruns. Antennes un peu plus longues que le corps; articles 3—6 d’égale longueur, trois fois aussi longs que gros, le 3e droit, le 4e et le 5e courbés, l’'avant-dernier presque deux fois aussi long que gros. Aïles à nervures jaunes, cellule radiale allongée, pointue, plus de deux fois aussi longue que la 2e partie de la sous-costale ; 4e partie du radius un peu plus courte que la moitié de la 2e, celle-ci légèrement arquée; cubitus oblitéré dans son tiers apical. Ile de Ténérife (Cabrera y Diaz).
VI. Allotria afra n. sp.
4 Taille : 1,3 mm. Noir; 5 premiers articles antennaires, hanches et pattes jaunes, les neuf derniers articles bruns. Antennes un peu plus longues que le corps; articles 3 à 5 courbés et d’égale longueur, 3 fois aussi longs que gros, les suivants diminuant graduellement, les derniers encore presque deux fois aussi longs que gros. Cellule radiale allongée, pointue, deux fois aussi longue que la 2e partie de la sous-costale ; 1e partie du radius droite, dépassant un peu la moitié de la 2e qui est faiblement courbée; cubitus oblitéré vers l'extrémité. Ténérife (Gabrera y Diaz).
64 DESCRIPTION DE QUELQUES
VII. Ganaspis subnuda n. sp.
&$ Taille: 2 à 2,5 mm. Noir; mandibules, antennes, hanches et pattes d’un jaune clair ; antennes du mâle brunies. vers l'extrémité; chez la femelle, les 6 derniers articles sont bruns ; base abdominale ou tout l'abdomen d’un rouge brun. Joues atteignant la moitié de la longueur des yeux. Antennes. du mâle de moitié plus longues que le corps, 3e article étroit, un peu plus court que le 4e, qui est très faiblement courbé et le plus long de tous; articles 5 à 15 égaux, trois fois: aussi longs que gros; celles de la femelle un peu plus longues que la tête et le thorax réunis, le 4e article égal au &, distinctement plus long que le 5: articles 5 et 6 égaux, deux fois aussi longs que gros ; le 7e plus gros que le 6e mais plus étroit que les six suivants qui sont égaux entre: eux et de moitié plus longs que gros. Scutellum rugueux, dépassant le metanotum ; cupule deux fois aussi longue que les fossettes, elliptique, lisse et convexe, avec un enfonce- ment semi-circulaire dans son tiers postérieur. Ailes velues. et ciliées, à nervures jaunes ; cellule radiale deux fois aussi longue qne large ; 1e partie du radius arquée, atteignant. les 2/3 de la 2%, et le triple de la 3 de la sous-costale; cubitus très pâle. Métapleures faiblement velues. Abdomen comprimé, aussi long que la tête et le thorax réunis, chez la femelle ; muni, à sa base, d'un bourrelet rouge portant seulement sur les côtés une faible pilosité. Ténérife : Monte de las Mercedes, en janvier (Cabrera y Diaz).
VIII. Cothonaspis Tenerifæ n. sp.
& Taille: 1,5 mm. Noir ; antennes brunes, sauf les deux premiers articles ; pattes jaunes, hanches et partie renflée des fémurs brunes. Antennes au moins de moitié plus longues que le corps ; 3e article faiblement courbé et à peine plus long que les suivants qui sont égaux entre eux, et deux fois et demie aussi longs que gros. Gupule du scutellum petite, arrondie, à peine aussi longue qu'une des fossettes. Méta- pleures non velues ; arêtes du metanotum parallèles. Ailes. presque hyalines, à nervures brunes : 3e partie de la sous-
CYNIPIDES EXOTIQUES. 65
costale épaissie, aussi large que longue ; les deux parties du radius droites, la {re d’un tiers plus courte que la 2%; cubitus très pâle. Abdomen peu comprimé, plus court que le thorax, à base velue faiblement sur les côtés. Ténérife : Montana de Guerra, en novembre (Cabrera v Diaz).
IX. ÆEucæœla petiolata n. sp.
& Taille : 3 mm. Noir ; antennes d’un jaune rouge, un peu brunies vers l'extrémité ; thorax rouge, moitié antérieure du mesonotum et mésopleures noires; hanches et pattes d’un jaune rougeâtre. Antennes presque deux fois aussi longues que le corps; article 3e à peine plus court que le 4e et aussi gros que lui, presque trois fois aussi long que gros; les suivants graduellement plus longs et plus minces. Pro- et métapleures avec un épais feutrage blanc. Scutellum rugueux ; cupule ovale, grande, ponctuée latéralement sur les deux tiers antérieurs, avec un enfoncement circulaire au tiers postérieur: arêtes du metanotum parallèles. Mésopleures avec un sillon longitudinal. Ailes presque hyalines, à nervures brunes, cellule radiale un peu moins de deux fois aussi longue que large ; Îre partie du radius faiblement arquée, d'un tiers plus courte que la 2e, presque trois fois aussi longue que la 3e partie de la sous-costale ; cubitus pâle. Abdomen assez fortement comprimé ; pétiole étroit, plus long que gros; ceinture non interrompue sur le dessus, composée d'une pilosité laineuse, blanche, longue et dense. Ténérife : Monte de las Mercedes, en septembre. (Cabrera y Diaz).
X. Eucæla (Rhoptromeris) afra n. sp.
& Taille : 2 mm. Noir; funicule brun; pattes d’un brun noir, genoux, tibias et tarses d’un jaune rouge. Antennes d’un tiers plus longues que le corps ; æ article le plus long et le plus étroit, cylindrique, trois fois aussi long que gros ; les suivants d’égale longueur, un peu plus de deux fois aussi longs que gros ; le 4e élargi en dehors en son milieu. Seutel- lum à cupule ovalaire, plus grande que les fossettes, ponctuée
D
66 DESCRIPTION DE QUELQUES CYNIPIDES EXOTIQUES.
latéralement sur le devant, avec un enfoncement en arrière; dent latérale très petite, située avant le milieu du seutellum.. Ailes à nervures brunes, cubitus pâle, cellule radiale de moitié plus longue que large: Îre partie du radius arquée, d'un quart plus courte que la 2e, et presque trois fois aussi longue que la 3 partie de la sous-costale. Abdomen com- primé, plus court que le thorax; bourrelet basal rouge et muni de poils blancs, longs mais peu denses. Ténérife : Montana de Guerra, en novembre (Cabrera v Diaz).
XI. Figites scutellaris Var. nigripes n. var.
Diffère du type par les pattes noires, avec les genoux et les tibias antérieurs bruns. Ailes à nervures jaunes ; cellule radiale de moitié plus longue que large. Ténérite.
Bitche, 6 mai 1904.
— 2e —
DESCRIPTION
DE
NOUVELLES CÉCIDOMYIES GALLICOLES
P’EUROPE
PAR
JEJORIERRER
(BITCHE).
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Perrisia Geisenheynerti n. sp.
IMAGO. D'un rouge de chair; tête et thorax plus jaunâtres; antennes brunes: pince du mâle entièrement d'un brun noir; dessus du thorax avec trois bandes noires dont les deux latérales atteignent le scutellum ; une large tache de même couleur sur la partie supérieure des pleures. Yeux confluents. Palpes jaunâtres, composés de quatre articles, le 1er à peine plus long que gros, le 2e de moitié plus long [que le 4er et un peu plus court que le 3e, le 4e égal aux deux précédents réunis. Antennes du mâle composées de 2 + 43 articles chez tous les exemplaires obtenus ; articles du funicule subeylin- driques, de moitié plus longs que gros, les deux premiers soudés l’un à l’autre; col du premier n’atteignant qu'un tiers de la longueur de l’article, celui des suivants atteint les deux tiers de l’article ; le 13e paraît formé de la réunion de deux articles, il est presque double du 12e et offre un rétrécisse- ment au-dessus de son milieu, extrémité arrondie. Chez la femelle, les antennes sont très courtes, n’atteignant que le
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milieu du thorax, et composées seulement de 2 +10 articles, dont le dernier est toujours allongé, presque double de lavant- dernier, mais sans rétrécissement ; article du funicule sans. col visible, le 2e un peu plus long que le 1e, presque deux fois aussi long que gros, les sept suivants d’un tiers plus longs que gros; verticilles comme d'ordinaire. Ailes à bord antérieur couvert d’écailles noires, interrompu à sa jonction avec le cubitus; cette jonction très éloignée de l'extrémité alaire, presque autant que l'extrémité du rameau supérieur de la fourche. Pattes couvertes d’écailles noires ; tibia anté- rieur dépassant de moitié la longueur du second article tarsal; 4e article tarsal presque cinq fois aussi long que gros; le 5e trois fois ; crochets bifides, plus courts que l’empodium. Ongles de la pince à peu près glabres, étroits, subeylin- driques et presque droits; lamelle intermédiaire moins pro- fondément bilobée que la supérieure, à lobes étroits ; lamelle inférieure beaucoup plus longue que les deux autres ; stylet filiforme. Oviducte protractile ; pochette quatre fois aussi longue que large. Taille G © : 0,90—1,5 mm.
NyYMPHE. Armure frontale très petite. Soies cervicales longues, d'un quart plus longues que les stigmates thora- ciques ; ceux-ci bruns, faiblement arqués, amineis apicale- ment, dix fois aussi longs que gros à la base. Spinules dor- sales simples, médiocres et à peine jaunâtres. Verrucae cin- gentes simples, non groupées, pointues. L
LARVE. Corps rouge, long de 1,5 mm., couvert de verrues ombiliquées. Papilles et verrues spiniformes conformées comme d'ordinaire. Spatule jaune; partie évasée divisée par une incision profonde et aiguë, en deux lobes obtus, triangulaires et un peu plus longs que larges.
GALLE ET MŒURS. Ces larves vivent en société dans les fleurs de Hippocrepis comosa L. qui demeurent fermées et paraissent gonflées. Elles en sortirent à partir du 25 mai et subirent leur métamorphose en terre. L'insecte parfait fit son apparition vers le milieu du mois de mai de l’année suivante. Quelques femelles écloses en mai de la première année, avaient les antennes composées de 2 + 12 articles.
PATRIE. Environs de Kreuznach, d’où ces galles me furent envoyées par M. le Dr. Geysenheiner.
CÉCIDOMYIES GALLICOLES D'EUROPE. 69
Janetiella fallax n. sp.
IMAGO. D'un rouge de chair ; antennes, trois larges bandes longitudinales et confluentes sur le mesonotum, seutellum, pleures en majeure partie, bandes de l'abdomen et pince noirs ou d’un brun noir; palpes et pattes brunâtres, ces der- nières couvertes d’écailles noires et caduques. Yeux confluents. Palpes du mâle composés de trois articles dont le premier est un peu plus long que gros, le 2e presque double du pre- mier et le 3e plus de deux fois aussi long que le 2e. (Gomme je n'ai obtenu qu'un mâle, il serait possible que, par ano- malie, le 3% article des deux palpes ait été formé par la réunion de deux articles, et que les palpes soient conformés chez le mâle comme chez la femelle, ce qui est le cas pour toutes les Cécidomyies connues.) !) Chez la femelle, les palpes sont composés de quatre articles, dont les deux derniers sont subégaux, le 2e un peu plus court que le 3% et presque double du 1er. Antennes de 2 + 13 articles dans les deux sexes, les deux premiers du funicule soudés et un peu plus longs que les suivants qui sont d’un tiers plus longs que gros et subcylindriques, sauf le dernier qui est ovoïdal; chez le male, le col atteint aux deux premiers articles et au douzième le tiers, aux autres la moitié de l’article : 13e article sans prolongement ; chez la femelle, le col est à peine distinct; verticille médian, chez le mâle, à soies beaucoup plus longues que l’article. Ailes à bord antérieur couvert d’écailles noires, larges et caduques, entremêlées de poils ; nervure transver- sale située à peine avant le milieu de la re nervure ; cubitus droit, un peu éloigné de l'extrémité alaire à son point d’in- sertion à la nervure costale qui est interrompue à cet endroit. Tibia antérieur d’un tiers plus long que le 2e article tarsal, celui-ci d'un tiers plus long que le 3%, dont la longueur égale celle des deux suivants réunis; 5e article 2 à 3 fois aussi long que gros, atteignant presque la moitié du 4; crochets simples, à peine plus courts que l’empodium ; les deux pul- villes très distincts. Sur le dessus, les sept premiers segments abdominaux offrent une large bande transversale couverte
1) Cette supposition vient d’être confirmée; deux autres 4, que j'ai
obtenus plus récemment, ont les palpes composés de 4 articles et confor- més comme chez la femelle.
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d'écailles noires et caduques, le 8& avec une tache transver- sale; base de l’oviducte avec une bande longitudinale et linéaire dépourvue d’écailles ; sur le dessous, les 5 premiers segments sont munis d’une bande large et transversale suivie d'une ligne transversale ; aux segments 6 et 7 on ne voit que la bande transversale ; base de l’oviducte avec deux lignes divergentes et longitudinales. Pince conformée presque comme dans le genre Rhopalomyia ; ongles gros, un peu amineis aux deux bouts, un peu plus de deux fois aussi longs que gros; lobes de la lamelle supérieure larges, arrondis, atteignant le tiers apical des articles basaux ; ceux de la lamelle inter- médiaire très étroits presque linéaires; lamelles inférieures les plus courtes, stylet gros et conique. Oviducte longuement protractile ; pochette 2 à 3 fois aussi longue que large. Taille & $ : 2 à 2,55 mm.
NYMPHE. Dépouille hyaline. Armure frontale médiocre, brune, conique; soies cervicales au nombre de quatre, situées à deux sur une même papille, et d’inégale longueur, lexterne très longue, trois fois aussi longue que les stigmates thora- ciques, l’interne de moitié plus courte que ces derniers. Ceux-ci presque droits, subhyalins, à peine jaunâtres, faible_ ment amincis supérieurement, six fois aussi longs que gros à leur base. Spinules dorsales d’un jaune clair, simples, assez fortes, en rangées nombreuses. Verrucae cingentes pointues, simples et denses.
LARVE rosée, longue de 2 mm.; dessus couvert de verrues finement granulées qui, au bord antérieur des segments, sont en cône pointu ; vers le milieu, en cône obtus; et vers le bord postérieur, plus ou moins arrondies ; dessous de tous les segments avec des verrues granulées subarrondies et presque planes ; dessous du 1er segment thoracique finement granulé, ce qui est aussi le cas pour la re paire de papilles sternales. Papilles pleurales internes des trois segments tho- raciques ne formant, de chaque côté de la spatule, qu'un mamelon unique avec 2 ou 3 petites verrues ; papilles pleu- rales externes des trois mêmes segments terminées par une courte soie. Spatule jaune, partie élargie divisée par une incision arquée et peu profonde, en deux lobes obtus. Les quatre papilles ventrales antérieures aussi grandes que les papilles sternales ; quatre papilles anales dont les deux pre-
CÉCIDOMYIES GALLICOLES D'EUROPE. 71
mières portent une soie aussi longue que celle des papilles terminales. Spinules ventrales assez grandes, ombiliquées.
Œur rouge, subcylindrique, aminei aux deux bouts, cinq fois aussi long que gros.
GALLE ET MŒURS. Les larves de cette Cécidomyie vivent en société dans des renflements allongés des pousses de Alyssum arenarium, longs de 10 à 15 mm. et gros de 6 à 8 - mm. : ces renflements sont situés à l'extrémité d'une pousse, couronnés par des lobes foliacés qui paraissent être des feuilles dont l'extrémité seule est demeurée libre: à la matu- rité, ils s'ouvrent plus ou moins à leur extrémité supérieure et permettent ainsi aux larves d'en sortir. Les larves se rendent en terre au commencement de juillet et l’insecte parfait apparait vers le milieu du mois de mai suivant.
PATRIE. Environs de Kreuznach, d’où l'envoi m'a été fait par M. le Dr. Geysenheiner.
REMARQUE. Ces galles et ces larves ont la plus grande ressemblance avec celles de Perrisia alyssi Kieff. qui n'ont été envoyées de Hongrie par M. Szepligeti. Les larves de cette dernière espèce ne diffèrent que par les papilles pleurales externes qui sont dépourvues de soie au er segment thora- cique, comme chez tous les Perrisia, et par les papilles anales également dépourvues de soie. Chez Perrisia alyssi, les crochets des tarses sont grêles et profondément bifides.
Oligotrophus Leméer n. sp.
IMAGO. D’un rouge jaunâtre, thorax d’un jaune à peine rougeâtre ; dessus du thorax et larges bandes sur le dessus et sur le dessous de l'abdomen noirs; antennes brun noir; pince du mâle d’un brun clair, ongles brun noir. Yeux large- ment confluents dans les deux sexes. Antennes du mâle composées de 2 + 12 articles; 1er article du funicule soudé au 2%, un peu moins de deux fois aussi long que gros, à col atteignant le tiers de sa longueur; 2e article aussi long que le 1er, à col ayant les deux tiers de sa longueur; l’avant-dernier de moitié plus long que gros, col atteignant les deux tiers; le dernier ovoïdal, sans prolongement. Antennes de la femelle aussi longues que la tête et le thorax réunis, composées de 2+11 articles; les 2 premiers du funicule soudés, deux fois
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aussi longs que gros, subeylindriques, très légèrement rétrécis au milieu, à col moins long que large; l'avant-dernier article de moitié plus long que gros, presque sessile ; le dernier de moitié plus long que le précédent, avec un léger rétrécis- sement au tiers supérieur et paraissant ainsi composé de deux articles. Palpes de 4 articles dont les 2 premiers sont 2 à 3 fois aussi longs que gros, les 2 derniers 3 à 4 fois. Pattes couvertes d'écailles noires; tibia antérieur un peu plus long que le 2e article des tarses, celui-ci égal aux trois suivants réunis: le 3e un peu plus court que le 4e et le 5e réu- nis; le dernier un peu plus de deux fois aussi long que gros, égalant la moitié de l’avant-dernier; crochets simples, plus courts que la pelote, mais doubles des pulvilles. Aïles à bord antérieur longuement velu, sans écaillettes ; cubitus presque droit, aboutissant un peu avant l'extrémité alaire, nervure costale non interrompue à sa jonction avec le cubitus ; rameau inférieur de la fourche très oblique. Segments abdominaux 2 à 5 avec une bande transversale; le 6e avec une tache longitudinale amincie en triangle apicalement ; le 7e avec une bande longitudinale. Pince du male à lamelle supérieure profondément bilobée, l’intermédiaire brièvement bilobée, l'inférieure bifide; stylet très gros, en cône obtus: ongles épais, 2—3 fois aussi longs que gros, un peu plus épais au milieu, munis à leur extrémité d'un appendice hémisphérique tenant lieu de crochet, strié en long et comme composé de lamelles serrées l’une contre l’autre. Oviducte de la femelle longuement protractile, à pochette obtuse, deux fois aussi longue que grosse. Taille 4 9: 1,8 à 2 mm.
NYMPHE. Soies cervicales très longues, plus de deux fois aussi longues que les stigmates thoraciques; sans armure frontale bien distincte ; stigmates thoraciques bruns, aminceis graduellement vers le haut, 6 fois aussi longs que gros à leur base. Abdomen à verrues simples, pointues et petites ; spinules dorsales jaunes, simples et ne formant qu'une rangée à chaque série.
LARVE d’un jaune vitellin couverte de verrues ombiliquées. Spatule jaune, divisée par une incision arquée en deux lobes obtus et à peine aussi longs que larges. Verrues spiniformes nulles. Papilles dorsales, latérales, pleurales externes du 2°
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S
et du 3e segment thoracique, ventrales postérieures et papilles terminales avec une soie peu longue; papilles pleurales externes du 1er segment thoracique et les internes des 3 segments thoraciques simples, comme les sternales.
Œur rouge, subcylindrique.
Mœurs. Cette espèce produit des galles sur la nervure médiane des feuilles de Ulmus campestris L., effusa Willd. et montana With.; la nervure paraît épaissie et la feuille souvent courbée ou contournée; les galles sont alignées et font saillie, sur la face supérieure de la nervure, sous forme de nodosité hémisphérique, et sur la face inférieure, sous forme de minime tube ou d’entonnoir s’ouvrant à l'extrémité à la maturité. On les observe moins souvent sur les nervures secondaires, sur le pétiole ou sur les jeunes rameaux. La larve y vit solitaire et en sort vers le milieu de juin pour se métamorphoser en terre. (Envoi de M. Lemée). D'autre part M. Pigeot, professeur à Rethel (Ardennes) m'a envoyé de ces galles le 28 juin, et les larves qu'elles renfermaient, mais dont je n'ai pas obtenu l’éclosion, ne se distinguaient des larves typiques que par leur couleur blanche ; elles étaient probablement encore immatures. L’éclosion de l’'insecte par- fait a lieu à partir de la mi-avril.
PATRIE. J'ai observé ces galles en France, dans le dépar- tement de l’Aisne, (bois de Montgobert et pare du chateau); M. Lemée me les a envoyées d'Alençon (Orne), M. Pigeot de Rethel (Ardennes) et M. Martel d’Elbeuf (Seine-Inférieure). On les a observées aussi en Allemagne et en Autriche (Fr. Thomas), en Danemark (Sophie Rostrup), et en Italie (Massa- longo et Trotter).
Mycodiplosis gymnosporangi n. sp.
IMAGO. D'un rouge de chair; funicule antennaire, occi- put, sauf une bordure postérieure des yeux qui est blanche, trois bandes longitudinales du mesonotum, tache au-dessus des hanches intermédiaires noires ou d'un brun noir. Palpes de 4 articles, dont le 2e est égal au 3%, et double du er; le 4e le plus long. Deux premiers articles du funicule antennaire soudés ; chez le mâle, chaque article est composé d’une nodosité basale, globuleuse et ornée d'un verticille de soies et d'un
DESCRIPTION DE NOUVELLES
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verticille de filets arqués d’un tiers plus court, et d’une no- dosité supérieure allongée, subcylindrique, faiblement rétrécie au milieu, 2 à 3 fois aussi longue que grosse, ornée de 3 verti- cilles dont le supérieur et l’inférieur sont composés de filets arqués, et l'intermédiaire de soies beaucoup plus longues ; aux deux premiers articles, le rétrécissement qui sépare les 2 nodosités égale la longueur de la nodosité inférieure; aux articles suivants, il est presque deux fois aussi long, col des 2 premiers articles égalant les deux tiers de la nodosité supérieure, celui des articles suivants égale les trois quarts, à l’article terminal, il est remplacé par une petite nodosité ovoiïdale portant quelques longues soies. Chez la femelle, les articles du funicule sont subceylindriques et faiblement rétréeis au milieu, d'abord 3—4 fois aussi longs que gros, puis de 2—3 fois, munis de deux verticilles de soies et de deux verticilles de filets arqués conformés comme chez Perrisia ; col 2--3 fois aussi long que gros, brièvement velu, atteignant aux articles supérieurs le tiers d’un article, rem- placé à l’article terminal qui est plus long que les précédents par un prolongement en cône obtus, velu et 2 fois aussi long que gros. Mesonotum avec 2 rangées longitudinales de soies dressées ; bande médiane allant du bord antérieur jusqu'au milieu, les 2 latérales, nulles en avant, atteignent le scutel- lum ; celui-ci avec 3 longues soies. Pattes avec une pilosité noirâtre et obtuse ; fémurs munis, sur le dessous, de longues soies alignées; tibia antérieur un peu plus long que le 2e article des tarses ; 5e article des tarses postérieurs cinq fois aussi long que gros; crochets bifides aux 4 pattes antérieures, simples aux pattes postérieures; pelote des pattes posté- rieures atteignant la moitié des crochets. Ailes à bords velus ; nervure transversale située au premier tiers de la {re ner- vure ; Cubitus faiblement arqué apicalement, aboutissant un peu en-dessous de l'extrémité alaire, nervure costale inter- rompue à cet endroit. Pince du mâle jaune; lamelle inter- médiaire d’un brun noir, profondément bilobé, à lobes étroits, linéaires et beaucoup plus longs que les deux lobes larges et obtus de la lamelle supérieure ; stylet étroit, cylindrique, dépassant l'extrémité des articles basaux; ceux-ci munis à leur base, au côté interne, d'un prolongement triangulaire
CÉCIDOMYIES GALLICOLES D'EUROPE 75
et velu; ongle grêle et glabre. (Üviducte de la femelle non protractile, avec deux lamelles presque linéaires et trois fois aussi longues que larges ; sur le dessous se voit un petit lobe brun. Taille G 9: 2,5 mm.
NyMPHE. Dépouille nymphale hvyalire en entier; sans armure frontale. Soies cervicales d'un tiers plus courtes que les stigmates thoraciques ; ceux-ci très longs, 14 fois aussi longs que gros, bruns, cylindriques et droits: spinules dor- sales jaunes et petites.
LARVE rouge, couverte de verrues éparses et pointues, sauf au segment anal où elles sont en cône obtus: partie ventrale des segments lisse; verrues spiniformes très fines ‘et pointues ; papilles comme d'ordinaire dans ce genre; à chacun des deux lobes du segment anal, la papille supé- rieure externe porte une soie obtuse deux fois aussi longue que celle de la supérieure interne ; les deux inférieures sans soie, mais avec un prolongement cylindrique et deux fois aussi long que gros. Spatule jaune, à base hyaline; partie évasée divisée par une incision arquée en deux lobes obtus, aussi longs que larges et un peu rétrécis à leur base au côté externe.
MœuRrs. Ces larves vivent en société dans une myco- cécidie affectant les rameaux de Juniperus sabina et due à la forme vernale de Gymnosporangium clavariaeforme ; elles en sortent vers la mi-mai et se métamorphosent en terre. L’imago apparaît dans la première moitié de septembre, c'est-à-dire, à l'époque où la forme automnale de la même Urédinée apparaît sur les feuilles du poirier; il est donc probable que la 2e génération de la Gécidomyie vit aux dépens de Gymnos- porangium fuscum.
PATRIE. Ces larves me furent envoyées avec les Uré- dinées au commencement de mai 1901 par M. P. de Peyerimhoff du Département des Alpes-Maritimes, et à la même époque par M. le Docteur Heim des environs de Paris; les larves des deux envois furent mises dans deux récipients diffé- rents et l'imago apparut dans l’un et l’autre en septembre suivant.
76 DESCRIPTION DE NOUVELLES Contarinia melanocera n. sp.
IMAGO. D'un jaune orange clair; antennes en entier, dessus du thorax, poitrine et articles basaux de la pince d’un noir profond ; bandes dorsales et ventrales sur labdo- men, palpes et pattes d’un brun noir ; ongles de la pince et lamelles jaunes, lobes de la lamelle inférieure brunâtres, Palpes de 4 articles dont les 2? derniers sont les plus longs, le dernier plus gros et obtus. Deux premiers articles du funi- cule antennaire soudés. Chez le mâle, chaque article du funi- cule se compose de deux nodosités également conformées, c'est-à-dire, ellipsoïdales aux deux premiers articles, exacte- ment globuleuses aux dix derniers, sauf la nodosité terminale du 12e article qui est allongée et graduellement aminceie dans sa moitié apicale ; aux deux premiers articles le rétréeisse- ment séparant les deux nodosités est un peu plus long que gros; aux articles suivants, il est un peu plus court que la longueur d'une des nodosités ; aux deux premiers articles le col est d’un tiers plus court qu'une nodosité, aux articles suivants, il égale la nodosité ; il est nul au dernier; chaque nodosité est ornée d’un verticille de soies atteignant le milieu de la nodosité suivante, et d’un verticille de filets arqués dépassant un peu le milieu du verticille de soies. Chez la femelle, les articles sont subcylindriques, avec un rétrécis- sement peu marqué vers leur milieu, avec deux verticilles de soies et deux verticilles de filets arqués conformés comme dans le genre Perrisia ; 1er article du funicule dépassant de deux tiers la longueur du 2e, qui est distinctement plus long que le 3e, celui-ci deux fois aussi long que gros; col de moitié plus long que gros aux premiers articles du funieule et au dernier, atteignant aux autres la moitié de la longueur des articles. Ailes hyalines, à nervures brunes ; bord antérieur à poils pâles, dressés et longs; nervure transversale située avant le milieu de la 1re nervure longitudinale ; cubitus presque droit à partir de la transversale, aboutissant à l'extrémité de l’aile dont le bord est interrompu à cet endroit. Tibia antérieur double du 2e article des tarses; celui-ci égal aux 3 suivants réunis ; le 3e quatre fois aussi long que gros, le 4e trois fois et demie, le 5e trois fois: crochets simples, de
CÉCIDOMYIES GALLICOLES D'EUROPE. Fit
la longueur de la pelote; pattes velues. Pince et oviducte conformés comme chez les autres espèces de ce genre: les deux lamelles à lobes arrondis au bout. Taille 4 ©: 2 mm.
NYMPHE. Armure frontale très petite. Soies cervicales presque aussi longues que les stigmates thoraciques : ceux- ci grêles, jaunes, presque cylindriques, 12 fois aussi longs que gros, à peu près droits. Spinules dorsales formant 3—4 rangées à chaque série; toutes sont bi- ou trilobées : les verrucae cingentes petites, pointues et groupées par 2 ou 3.
LARVE. Corps blanc, un peu jaunâtre, lisse et subevlin- drique ; papilles dorsales et latérales inermes et très dis- tinctes ; dessus de la base du segment anal avec trois rangées transversales de verrues obtuses et ombiliquées: papilles pleurales, sternales et ventrales réparties comme d'ordinaire et inermes ; papilles terminales conformées comme chez les autres espèces du même genre : verrues spiniformes formant 15 à 18 rangées ; avant-dernier segment sans rugosités entre les papilles ventrales. Spatule jaune à base hyaline, divisée _ par une incision arquée en deux lobes arrondis et prolongés en une petite pointe à leur côté interne. Comme c'est la règle générale chez les Contarinia, cette larve est douée de la faculté de sauter.
ŒUF blanc, sans pédicelle, subcylindrique, à peine atténué aux deux bouts, 5 à 6 fois aussi long que gros.
Mœurs. Cet insecte produit sur les tiges de Genista tinctoria L. un renflement pluriloculaire, ovoïdal ou allongé, atteignant ordinairement la grosseur d’une noisette. Les larves en sortent dans la seconde moitié de mai et se métamor- phosent en terre. Imago en avril de l’année suivante.
PATRIE. Les galles de cette espèce m'ont été envoyées de Metz par M. le chanoine Friren, et d'Alençon (France) par M. Lemée. Elles ont été signalées d'abord pour l'Allemagne par Giebel et Schlechtendal comme étant l'œuvre d’un Gynipide.
Lestodiplosis (?) rhopalothrix n. sp.
IMAGO. D'un jaune citrin; pince et funicule antennaire bruns ; pattes brunâtres. Palpes de quatre articles dont le Je est aussi long que les deux premiers réunis, mais un peu
78 DESCRIPTION DE NOUVELLES
plus court que le 4. Antennes oomposées de 2 + 12 articles, les deux premiers du funicule soudés; chez le mâle, chaque article se compose de deux nodosités dont l’inférieure est ovoidale aux deux premiers articles, globuleuse aux suivants, et la supérieure est allongée, presque deux fois aussi longue que large, subecylindrique et légèrement rétrécie au milieu ; nodosité inférieure avec un verticille de soies et un verti- cille de filets arqués, ce dernier d’un tiers plus court que le premier, atteignant la base de la nodosité allongée; celle- ci est ornée à sa base d'un verticille de filets arqués aussi longs que la nodosité, et dans sa partie supérieure dun verticille de soies dépassant la base de l’article suivant, et d'un verticille de filets arqués atteignant l’article suivant, aux deux premiers articles, le rétrécissement qui sépare les deux nodosités égale la longueur de l’inférieure, aux artieles suivants il la dépasse: col distinctement plus court que le rétrécissement aux trois premiers articles, aussi long que lui aux articles 4 à 11, remplacé à l’article 12e par un appendice fusiforme et 2 à 3 fois aussi long que gros. Ailes hyalines, bord alaire velu ; nervure transversale située un peu avant le milieu de la 1e nervure: cubitus à peine arqué apicale- ment, aboutissant un peu en arrière de l'extrémité alaire au bord costal qui est interrompu à cet endroit; rameau infé- rieur de la fourche très oblique, le supérieur non relevé à sa base. Pattes couvertes d'écailles longues, étroites et amincies à leur base: dessous des fémurs avec des soies dressées, alignées et deux fois aussi longues que l'épaisseur du fémur; aux pattes antérieures, le tiers apical des tibias et les deux premiers articles des tarses sont ornés, sur le dessous, d’écailles dressées, éparses, en forme de massue, aussi longues que l'épaisseur du tibia; extrémité de tous les fémurs munie, sur le dessous, d'un faisceau d’écailles semblables ; crochets tarsaux simples, empodium très petit. Pince con- formée comme dans le genre Lestodiplosis. Taille & : 1,8 mm.
MŒURS ET PATRIE. J'ai obtenu cet insecte le 14 juillet 4901 de larves vivant dans les fleurs gonflées de Rumex Acetosella ; les larves que j'ai examinées au microscope, appartenaient au groupe des Diplosariæ et ne pouvaient pas être confondues avec des larves de Contarinia (dont deux espèces vivent
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dans des fleurs gonflées des Rumezx) ni avec celles du genre Lestodiplosis. Il est possible que linsecte que je viens de décrire, et dont je n'ai obtenu que quelques exemplaires mâles, provienne de larves de Lestodiplosis sous-genre Coprodiplosis, mélées aux autres et confondues avec elles. Environs de Bitche.
Macrodiplosis volvens m.
Couleur et taille de Macrodiplosis dryobia Fr. Lw. Palpes de quatre articles qui sont 11/3, 2, 3 et Æ}, fois aussi longs que gros. Yeux confluents. Les deux premiers articles du funicule soudés entre eux ; nodosité inférieure, chez le mâle, ovoidale et séparée par un rétrécissement aussi gros que long de la nodosité supérieure qui est subcylindrique et de moitié plus longue que grosse : col à peine plus long que le rétré- cissement:; aux articles suivants la nodosité inférieure est globuleuse et pas plus longue que le rétrécissement, la su- périeure est subcylindrique et d’un quart plus longue que le col; prolongement de larticle terminal épais, aussi gros que long, presque hémisphérique. Chaque article du funicule porte trois verticilles de filets arqués d'égale longueur, et deux verticilles de soies ; nodosité inférieure à verticille de soies deux fois aussi longs que les filets arqués qui n'at- teignent pas ou à peine la base de la nodosité supérieure ; celle-ci muni au milieu d'un verticille de soies double des deux verticilles de filets arqués dont l’inférieur n’atteint que le tiers apical de la nodosité, et le supérieur, la base de la nodosité suivante. Nervure transversale située au premier tiers de la re nervure : cubitus arqué apicalement, aboutis- sant en arrière de l'extrémité alaire. Lamelle supérieure de la pince à lobes triangulaires: lamelle intermédiaire plus longue, presque linéaire, échancrée à son extrémité ; stylet cylindrique, atteignant l'extrémité des articles basaux ; ongles gros, s’amincissant graduellement de la base au sommet, un peu plus de deux fois aussi longs que gros.
MŒURS ET PATRIE. Larves dans un enroulement étroit situé sur le bord des feuilles, entre deux lobes, sur différentes espèces de chêne. Métamorphose en terre. Toute l'Europe, nord de l'Afrique et Asie-mineure.
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CONTRIBUTION
RÉVISION DE LA FLORE
LORRAINE ALLEMANDE
PAR
L'ABBÉ RENÉ TH. BAREICHE
(NOTICE POSTHUME)
À part les fréquentes communications de M. l'abbé Kieffer qui nous tenait au courant, ces dernières années, des progrès faits par la flore bitchoise, nos bulletins ont gardé un long silence au point de vue botanique. Il nous semble temps de le rompre. 1)
Nous eùmes vivement désiré pouvoir admettre comme base authentique de renseignements la Flore de Lorraine de Godron, 3e édition publiée en 1883 par MM. Fliche et Lemonnier. Mais les trop nombreuses lacunes que renferme cet ouvrage, relativement à notre pays /Lorraine annexée],
1) Cette notice devait paraître dans le XIX: cahier du Bulletin de la Société, en 1895. La première partie (I. Plantes nouvelles) était prête à être livrée à l'impression ; la 2° partie (Plantes anciennes à éliminer) devait l'être trois semaines après; quant à la 3° (Espèces dont la présence en Lorraine est douteuse), elle n’est représentée que par des notes très suc- cinctes, éparses sur des feuillets de toutes dimensions: nous les avons reproduites telles quelles en les faisant suivre d’un NB. chaque fois que nous avons cru devoir rectifier les assertions de notre regretté et savant confrère (A. Friren).
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nous donnent lieu de supposer que ses auteurs ont ignoré complètement l'existence de documents antérieurs autres que ceux émanant du Dr Godron lui-même.
En effet, pour ce qui concerne notre circonscription, ils ne semblent s'être inspirés que de la notice de ce savant sur les Résullats des explorations botaniques faites en Lor- raine de 1857 à 1879, parue en 1875.
Et pourtant, avant et surtout depuis cette époque, ont eu lieu bien des publications botaniques relatives à notre région. Citons, par exemple, celles du Dr F. W. Schultz dans ses Grundzüge zur Phytostatik der Pfalz (1863) et les supplé- ments (1864, 1866); les nombreuses données fournies par Henri Waldner dans l’Excursions-Flora von Elsass-Lothringen et ses Beiträge, dans différents numéros du Journal de Phar- macie d’'Alsace-Lorraine, enfin dans les Jahresberichte des wissenschaftlichen Vereins von Elsass-Lothringen et les An- nales de la Société Vogéso-rhénane ; les indications de M. le Dr A. Garcke dans sa Flora von Deutschland, 14. Auflage (1882), comprenant un certain nombre de nouveautés pour la Lorraine. Rappelons enfin les mémoires de MM. Fél. de Saulcy, À. Friren, J.-J. Kieffer et les nôtres insérés dans le Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Metz et analysés pour la plupart dans notre Revue bibliographique (1880).
Or, de toutes ces données il n’est tenu aucun compte dans la dernière édition de la Flore de Lorraine ni pour les nouvelles localités de plantes rares à indiquer, ni pour les plantes à ajouter à la Flore, ni pour celles à en éliminer.
Aussi, notre première idée était-elle de compléter cet ouvrage à ces trois points de vue. Mais, n'ayant pas le loisir de réaliser ce plan trop étendu, nous nous bornerons présen-
tement à faire connaître nos seules découvertes personnelles
inédites, ou celles de quelques correspondants également inédites ou restées jusqu'ici inaperçues, concernant 10 les plantes nouvelles à ajouter à la Flore du pays, 2 les plantes anciennes à en retrancher désormais comme lui étant étran- gères.
Quant à celles dont l'existence en Lorraine a lieu de nous paraître seulement suspecte, nous nous proposons d'en faire l’objet d’un travail ultérieur.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 83
I. Plantes nouvelles (à ajouter à la Flore).
Papaver hybridum Z. Indiqué par P. Creutzer dans la Sta- tistique du Canton de Sarralbe comme croissant dans les moissons de ce pays (1850—51).
Diplotaxis muralis DC. /Sisymbrium murale L.). Gette cruci- fère rudérale, comme ses congénères, n'existe dans nos régions qu'en petite quantité et à l’état subspontané. Déjà signalée en 1875 dans la Notice du Dr. Godron comme introduite sur la voie ferrée de Liverdun à Toul, elle devait tôt ou tard passer chez nous. Aussi, dès 1880, avions-nous annoté sa présence dans trois habitats: do en amont de Thionville, au pied d’un mur, sous le pont du barrage de MM. de Wendel; 2 entre Amnéville et Hagon- dange, le long du chemin de fer de MM. de Wendel, sur le ballast, en plusieurs endroits; 3° aux sablonnières ouvertes en face de la station d'Hagondange, dans le sable alluvial. Dans cette dernière localité, elle se trouve assez copieusement représentée en compagnie de sa congénère D. bracteata Gr. et Godr.
Bunias orientalis Z. Ensemencée avec les autres plantes fourragères, cette crucifère exotique s’est montrée plu- sieurs années de suite de divers côtés, entrautres sur les pelouses du Ban St.-Martin, dans les prés de Moulins et sur les glacis des fortifications de Metz, notamment ceux qui s'étendent entre Plantières et Saint-Julien-lès-Metz.
Silene gallica Z. Croit en abondance dans les champs sa- blonneux, à la Haie des Allemands, village frontière dé- pendant de Richeval.
Trifolium scabrum Z. Donnons la parole à M. le Dr. Briard de Nancy au sujet de cette plante. «J'ai découvert le «mois dernier, nous écrit-il le 11 août 1882, au Rude- «mont, côte entre Arnaville et Novéant, sur la crête de «laquelle passe la nouvelle frontière, le Trifolium scabrum «L., nouveau pour la Flore de Lorraine. Cette plante, «assez abondante, mais dans un espace assez restreint, «se trouve au sommet, tout près des bornes frontières, «mais sur le territoire allemand. Elle est très commune
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CONTRIBUTION À LA RÉVISION DE LA FLORE
«dans le midi et l’ouest de la France ; elle appartient «aussi à la Flore des environs de Paris. Il n’est donc «point fort étonnant qu’elle se trouve en Lorraine, et je «une crois pas qu’il soit besoin, pour expliquer sa pré- «<sence, de supposer que des moutons qu’on fait vain-
« pâturer sur cette côte l’aient apportée à l’état de graines
«dans leur toison.» Tout en félicitant M. l'avocat de sa trouvaille, nous le remercions de son intéressante commu- nication ainsi que de l'échantillon authentique qui l'accom- pagnait.
Ornithopus sativus Brot. Espèce fourragère, cultivée depuis
une dizaine d'années en prairies artificielles sur le grés, à Creutzwald, Porcelette, Varsberg, Ham-sous-Varsberg, Diesen et Merten. Comme dans l'intervalle elle s’est pro- pagée un peu partout, aux bords des chemins des champs et autres lieux arides ou incultes, on peut, croyons-nous, la considérer désormais comme naturalisée dans la vallée de la Bisten ainsi que sa congénère, O. perpusillus L.
Fragaria collina Æhr. var. Hagenbachiana Godr. (Fr. Hagen-
bachiana Lang. in Koch, Taschenb. p. 163?) Ce n’est qu'après avoir passé et repassé peut-être des centaines de fois dans un chemin de traverse qui relie Bionville à Morlange, son annexe, que nous avons constaté la pré- sence de cette variété, cependant bien distincte du type. Elle s’y trouve, il est vrai, en assez petite quantité, au milieu des hautes herbes et des buissons qui garnissent le talus droit de ce chemin, à sa sortie des jardins de Bionville, et la dérobent aisément à la vue peu attentive du passant.
Si nous imposons ce nom dubitativement à notre plante, c’est que, outre les deux caractères assignés par Godron et Kirschléger, toutes les folioles assez longuement pétio- tulées et les coulants sympodiaux, elle en offre plusieurs autres non moins constants et tout aussi saillants, non re- levés, nous ignorons pourquoi, par ces auteurs.
Est-ce donc bien une variété, comme le feraient croire ces deux caractères? Est-ce une hybride, comme le don- nerait à supposer la stérilité habituelle de ses fleurs, ainsi que plusieurs caractères mixtes empruntés, soit à
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 82
Fr. vesca L., soit à Fr. collina Ehr.? N'est-ce pas peut- être même une espèce autonome ?
Nous réservons notre réponse à ces questions pour l'époque où nous aurons pu la confronter avec des spéci- mens authentiques de Fragaria venus d’ailleurs et puisés à des sources sures.
Malheureusement, en attendant, un simple essai de rectification du dit chemin suffirait pour détruire cette
_ localité jusqu'ici unique en Lorraine allemande.
Poterium muricatum Spach. L'an dernier nous avons ren- contré plusieurs pieds de cette sanguisorbée sur le sable alluvial, aux abords de la sablonnière, en face de la gare d'Hagondange. Mais ils ont été vraisemblablement extir- pés par les boulversements dont cette localité est l’objet depuis quelques mois.
Pirus malus DC. Deux ou trois échantillons de cette rareté se sont offerts à nos observations, il y a déjà une vingtaine d'années, à la lisière occidentale du bois de Borny, en face de Grigy. Nous ignorons s'ils y existent encore. À rechercher.
NB. Un beau sujet de cette espèce existe encore sur la limite d’un petit bois, entre la Basse-Bévoie et le che- min de fer. (A. Friren.)
Sedum elegans Lej. var. aureum Wirtg. Cette variété abon-
__ dante dans la vallée de la Basse-Moselle, à Trèves, à Coblence, a été, dans ces dernières années, récoltée à Sierck (sans doute sur les quartzites) par M. Ilse, sous- inspecteur des forêts, à Thionville. Ge botaniste a eu l'obligeance de nous en envoyer plusieurs échantillons.
Senecio aquaticus Huds., var. erraticus Bert. in Crépin, F1. belge, 3e éd. 1874; $S. erraticus Bertol., Borreau, FI. du centre, 1857; Camus, Cat. 1888. — Cette variété rarissime ne se distingue du type, suivant Boreau, que par les feuilles radicales étalées, à lobe terminal très large, ovale, cordiforme et arrondi, obtus au sommet, à lobes laté- raux étalés. Crépin ajoute : «les lobes latéraux ordinaire- ment étalés à angle droit ».
Les signes caractéristiques qui me l’ont fait reconnaitre à première vue sont: sa taille plus grande et sa station
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CONTRIBUTION À LA RÉVISION DE LA FLORE
spéciale (fossés. Mais ces deux caractères sont loin, paraïit-il, d’être constants. Quoi qu'il en soit, cette forme est représentée par une quinzaine de beaux spécimens sur les berges d’un fossé du pré Pierret, non loin du village de La Maxe, près Metz. Malheureusement un simple curage de ce fossé suffirait pour en faire disparaître toute trace.
Schultz m'a montré autrefois sur le terrain, à Wissem- bourg, également le long d’un fossé, son S. Richtert (S. pratensis Richt., non DC.; S. barbaraefolius Reich., non Krocker ; S. aquaticus Koch pro parte, non Huds.). La présence de cette dernière plante dans la Basse-Alsace me laisse espérer que l’on pourra aussi la rencontrer en Lorraine.
Senecio paludosus Z. La rare et magnifique synanthérée
qui porte ce nom a été récoltée par nous, en juillet 1884, dans l'étang des Essarts, près Dieuze, côté de la forêt. Elle y croissait en pleine floraison, au nombre d'une trentaine de pieds ; et nous dûmes nous résigner à prendre un petit pédiluve pour nous en procurer quelques-uns.
Salvia verticillata Z. Trouvée d’abord par M. l'abbé Friren
près du moulin de Boussange, elle a été rencontrée par nous, cette année (1890 ?), au commencement d'août dans des terres rapportées près de la station d'Hagondange. Elle y était représentée par deux pieds, dont l’un très fourni.
NB. C'est une de ces adventices que nous avons si- gnalées, dès 1879, près des magasins militaires du Sablon. Elle se maintient toujours dans cette localité avec sa congénère Salvia silvestris L. (Friren, 1904)
Ajuga reptans_L., var. alpina Koch, Syn. I. (A. alpina Will.
non L.). Cette variété, ou plutôt cette forme astolone d’un type si commun se rencontre çà et là dans les bois montagneux des environs de Metz, tels que ceux de la vallée de Montvaux et ceux qui dominent les vignes d'Ancy-sur-Moselle.
Salix rubra Huds. Des pieds & de cette espèce sont dis-
séminés sur les bords de la Nied allemande, notamment aux environs de Bionville, où croissent également plusieurs
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saules hybrides que nous n'avons pas eu le loisir d’étu- dier, à notre grand regret.
Goodyera repens À. Brown. Découverte, en 1892, par M. l'abbé Schatz, dans les forêts de Pinus silvestris, près de Bitche 1).
Liparis Lœselii Richard. [Ophrys Læselii L.). Orchidée nou- velle, non seulement pour la Lorraine allemande, ruais pour toute l’ancienne Lorraine. Elle se trouve en petite quantité dans les marais de Faux-en-Forêt dont la ri- chesse végétale est déjà connue grâce aux excursions de MM. Warion, Thielens, Humbert et aux yeux des- quels cette rareté a par conséquent échappé. Cest qu'elle y occupe, à vrai dire, un très petit espace, sur un plateau relativement sec, paraissant composé de tuf calcaire. Et, chose remarquable, parmi une dizaine de pieds seulement qui sy montrent chaque année, nous n'en observions jamais que deux en fleurs Ce dévelop- pement incomplet, s'il n’est dù à la station trop peu humide d’une plante essentiellement palustre, semblerait dénoter qu'elle se trouve dépaysée chez nous. Elle se rencontre aussi en Alsace, mais très rarement, selon Kirschléger, et nous ignorons si elle s’y développe régu- lièrement.
Nora. Nous avons visité pour la première fois cette tourbière de Faux-en-Forêt, commune de Vittoncourt, le 13 août 1901, et nous avons vu six pieds, à peu de dis- tance les uns des autres et dont les tiges portaient de deux à six capsules presque parvenues à maturité. L’année suivante, le 12 juin 1902, nous avons trouvé cette curieuse espèce en pleine floraison, quatre pieds portaient de 6 à 10 fleurs; deux autres n'étaient qu'en boutons. Nous avons signalé cette découverte de M. Barbiche en 18952). (A. Friren).
Orchis Jacquinii Godr. Cette espèce assez problématique avait d'abord été signalée dans les environs de Sierck (bois dit de Rettel, mai 1859) par M. l'abbé Friren, mais trop dubitativement pour que je pusse l’insérer dans ma
3) Bull. Soc. H. N. de Metz. XIX:, 1895, p. 118. 2) Deux orchidées nouvelles. Bull. Soc. H. N. de Metz. XIX (p. 118), 1895.
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CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
Florule de Thionville 1). M. le Dr. Humbert a découvert la même plante sur un revers humide et ombragé des bois de Pontoy, appelé Bittli-Lorry. Sur ses indications précises je l'y ai retrouvée moi-même cette année, fin de juin, et j'ai pu vérifier sur les échantillons encore en fleur en ce moment les caractères soi-disant spécifiques assignés par Godron.
Elodea canadensis Michaux. Cette hydrocharidée envahis-
sante n'est pas rare sur la rive gauche de la Moselle, en aval de Metz, depuis la Grange-aux-Dames jusque vis- à-vis Argancy. Elle occupe presque tous les étangs, mares et fossés en compagnie de Hydrocharis Morsus-ranae. Nous ne l'y avons vue qu'à l’état stérile.
NoTa. Cette immigrée n'est pas aussi envahissante aux environs de Metz que dans d'autres régions. Voir, pour plus de détails, notre notice ?). (A. Friren.)
Bromus Schraderi Kunth. Il y a plusieurs années déjà,
M. Guisse, notre ancien collègue, nous avait signalé cette belle graminée au beau milieu du village de Sainte-Ruffine où nous l’avons récoltée nous-même. Mais le curage du- dit fossé a bien pu détruire cette localité évidemment accidentelle.
NOTA. Vers 1860 nous avons entendu préconiser cette graminée comme excellente plante fourragère et nous savons que des essais de culture ont été entrepris à cette époque par quelques propriétaires. (A. Friren).
Asplenium Halleri R. Br. M. le Dr. René Ferry, auteur de
l'Aflas des Fougères de l'Alsace et de la Lorraine 3, a re- connu cette élégante espèce calcicole dans deux spéci- mens que nous lui avions envoyés, provenant de la forêt de Rombas. Elle n’y est représentée que par trois petites touffes s’échappant des fentes d’une roche oolithique détachée, dans un endroit ombragé et exposé au nord. Mais ce qui entravera toujours, selon nous, sa propaga- tion dans son lieu natal, c'est l’état trop peu humide du
1) Bull. Soc. H. N. de Metz. XII (p. 51), 1870. 2) Trois plantes américaines aux Portes de Metz. Bull. Soc. H. N. de
Metz. XIX (p. 111) 1895.
3) Saint-Dié, vol. in-8°, avec 18 pl. in-4°.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 89
bloc qui lui sert de support, état qui viendrait même à empirer en cas de coupe forestière de la haute futaie qui seule, avec l'exposition, l’abrite contre les rayons solaires.
Quoi qu'il en soit, les stations les plus rapprochées de cette intéressante fougère sont, d'une part, le calcaire corallien de Belfort, de l’autre, les rochers de la Basse- Moselle dans le voisinage de Trèves.
Lycopodium annotinum Z. Nous avons découvert, l'été dernier (1889 ?), cette rareté dans la vallée de la Gelbezorn en amont de la scierie Ludwig, au bord du chemin. Elle était stérile et représentée par un pied unique dont nous n'avons recueilli qu'une partie. L’altitude de ce point est d'environ 340 m.
Equisetum hiemale Z. Bien que M. l'abbé Friren ait déjà mentionné cette nouvelle acquisition dans sa Flore adven- tice du Sablon 1}, nous croyons devoir la faire figurer dans cette énumération. Après que cette prèle, non moins recherchée des botanistes messins que des tourneurs, avait pendant de longues années échappé à la perspica- cité de tous, nous avons enfin eu l’heureuse chance de la dénicher dans une dépression de terrain de la forêt des Etangs, à peu de distance du bord et de la ferme de Luéë.
Elle y est très abondante, mais seulement dans un espace de quelques mètres carrés, sur grès infraliasique.
Nous signalons done, comme nouvelles pour notre Lor- raine, les plantes suivantes :
Papaver hybridum LZ. Pirus malus DC. Diplotaxis muralis DC. Sedum elegans Lej. Bunias orientalis L. » var. aureum Wirtg. Silene gallica L. Senecio aquatiecus Huds. Trifolium scabrum L. » var. erraticus Bert. Ornithopus sativus Brot. Senecio paludosus L. Fragaria collina Ehr. Salvia verticillata L.
_..» var. HagenbachianaGodr. Ajuga reptans L.
. Poterium muricatum Spach.. » var. alpina Koch.
1) Bull. Soc. H. N. de Metz. XV (p. 154) 1880.
90 CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
Salix rubra Huds. Bromus Schraderi Kunth. Goodyera repens R. Br. . Asplenium Halleri R. Br. Liparis Lœselii Rich. Lycopodium annotinum L. Orchis Jacquinii Godr. Equisetum hiemale L.
Elodea canadensis Mich.
Nora. Comme on le voit, cette liste de 23 plantes don- nées comme nouvelles pour le département de la Lorraine renferme en réalité neuf espèces nouvelles et très localisés, quatre variétés nouvelles d'espèces anciennement connues et enfin dix plantes qui sont évidemment des adventices introduites accidentellement ou échappées de cultures an- térieures.
Nous nous proposons de revenir un jour sur ces dernières qui ne devraient jamais figurer dans les flores locales que sous un titre à part, car on n'est jamais certain de les ren- contrer dans les localités où elles ont été une première fois signalées. (A. Fr.)
II. Plantes anciennes
à éliminer de la Flore.
Sagina nodosa Fenzl. Cette rareté a été récoltée par nous, en 1861, en petite quantité dans la vallée de la Bisten, en amont de Creutzwald. Depuis cette époque nous lPy avons vainement recherchée à plusieurs reprises. Le pont qui l’abritait ayant disparu pour faire place à une route, tous les remaniements de terrain nécessités par cette construction auront sans doute extirpé notre plante.
Vicia dumetorum Lin. Indiqué dans la Flore de la Moselle comme rencontré, en 1831, par Soleirol dans les buissons de la vallée de Montvaux, ce Vicia n’a été vu depuis par personne ni là ni ailleurs en Lorraine annexée. Nous croyons cette épreuve négative d'un demi-siècle suffi- sante pour motiver son élimination de notre Flore.
Geum rivale Zin. Holandre écrit, en 1484, de cette belle rosacée : «On m'assure qu'elle se trouve dans le vallon de Montvaux.» Cette indication indirecte de notre auteur n’a été confirmée par aucun botaniste; et pourtant il
énct
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 94
n'est pas de localité qui ait été plus explorée que celle- là dans la circonscription messine.,
NB. M. Barbiche ne s’est pas souvenu que vers 1885 ou 1887 il avait été tout surpris d'apercevoir cette belle rosacée, ainsi qu'il lappelle, dans des prés humides aux environs de Fénétrange, par conséquent en Lorraine. (A. Friren.)
Aronia rotundifolia Pers. /Amelanchier rotundifolia Mœnch. — Hol. FI. Mos. 1842). «On en voit, dit ce dernier auteur, entre Jaulny et Rembercourt, sur le Rupt-de-Mad; M. Léo la aussi rapporté de Kæching, non loin de la Sarre, » Or ces deux localités appartiennent, l’une à la France, l'autre à la Prusse rhénane.
Herniaria hirsuta Lin. «Bitche /Creutzer]» suivant Godron (El: de la Lorr. 2e et 3e éd.). Par contre, F: Schultz, le grand connaisseur de la Flore Bitchoise, n’en parle pas dans ses Grundzüge. Le même savant, consulté directe- ment par moi, me répondit: «Nul à Bitche!» En effet, pas plus que lui, aucun des investigateurs qui lui ont succédé dans le Bitscherland n'y a découvert le vrai H. hirsuta Lin. Sans doute que le pharmacien, qui ly signale, aura confondu cette espèce avec la variété pube- rula Peterm. du H. gltabra, distincte du type par un duvet mou (visible à la loupe) qui recouvre toute la plante, sauf le calice, variété qui n’est pas rare chez nous. Crépin (F1. Belg., 3 éd.) en sépare également une variété ciiata, qu’il caractérise par des feuilles ciliées.
Stenactis annua Nees. Cette synanthérée quoique trouvée, il y a près d'un demi-siècle, à quelques kilomètres de la frontière lorraine, à Remich, n’a pas été rencontrée en decà. Elle est donc restée jusqu'ici étrangère à notre Flore.
Senecio spathulæfolius DC. Malheureusement pour nous, cette plante rare croît en dehors de nos frontières, Car, dans sa lettre, Fr. Schultz écrit: « Bois des montagnes, dans la tranchée de la frontière, entre le Hohrixel, le Hohberg et la ferme Reisel», toutes localités qui se trouvent en Bavière.
992 CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
Micropus erectus Lin. Waville est maintenant une localité du département de Meurthe-et-Moselle, ce qui n'empêche pas Garcke de la citer pour les environs de Metz, dans la 14 édition de sa Flora.
NB. Dans la 17e édition de cet ouvrage, 1895, cette erreur est rectifiée, page 301 : «Nur bei Metz (aber schon ausserhalb der Grenze.)» (A. Friren.)
Helminthia echioides Gaertn. Non retrouvée depuis Holandre dans aucune des deux localités indiquées dans sa Flore, à savoir : (Entre les vignes de la rive droite de la Seille, sur le chemin de Magny; aussi au delà de Corny, dans les champs à gauche de la route. »
NB. Garcke ! dit de cette plante: «selten und unbe- «Ständig, weil mit fremden Samen eingefübhrt, am häu- « figsten bei Metz. » Il tenait ce renseignement d'un jeune élève en Pharmacie, Erwin Frueth, mort depuis. Dans un article intitulé : « Aus der Flora von Metz » 2, ce zélé bo- taniste dit de cette composée: «Häufig auf Âckern von « Bertaumont 3) bei Féy (1884), sonst bei Queuleu, Grigy, « Borny (1885) und Corny. »
Nous ne l'avons jamais rencontrée, mais notre confrère M. l'abbé Schatz nous a communiqué des exemplaires de cette plante recueillis par lui, le 28 septembre 1897, dans les champs entre la Grange-aux-Ormes et Marly.
Helminthia echioides doit donc encore figurer parmi les adventices très rares des environs de Metz. (A. Friren.)
Hieracium Schultesii F. Schultz! Cette hybride, indiquée par le Dr. Godron comme se trouvant à Bitche, doit dis- paraître définitivement de notre Flore. Son découvreur (?) m'a écrit n'avoir trouvé que deux pieds sur les talus secs des bords de la rivière qui traverse l’ancien étang d'Has- pelscheidt. Dans ses Grundzüge.…. il écrit : Vogesias bei Bitsch einzeln. Or, nos recherches là et ailleurs dans le Bitscherland ont été sans résultat.
Hieracium brachiatum Bertol. (Godr. F1. Lorr.) Pilosella offi- cinarum-præalta F. S. — Hieracium brachiatum Godr., non Bertol. (selon Schultz, in Grundzüge.…) Gette plante doit
1) Ilustrierte Flora v. D. Berlin, 1895, p. 351. 2?) Deutsche botanische Monatsschrift, III. Jahrg, N° 10 u. 11 ; 1885. 3) Nous ne connaissons aucune localité de ce nom.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 93
aussi sûrement être retranchée de la Flore lorraine. Schultz nous a avoué n’en avoir trouvé autrefois que deux ou trois spécimens sur les remparts du fort, vers le faubourg de Bitche. Or, ladite localité a précisément été profon- dément modifiée lors de la construction du fortin.
Verbascum thapsiforme - Lychnitis Schied. [V. ramigerum Schrad.). Voici comme s'exprime le Dr. Schultz, au sujet de cette hybride, dans sa lettre de 1862: «J'ai trouvé «autrefois cette plante parmi une grande quantité de « V. thapsiforme Schr. et V: Lychnitis L., au Krähefels et «près de Sturzelbronn. Mais elle a été depuis extirpée «par la foule pour en faire de Würzwische.» — Plus tard, dans les Grundzüge, page 93, nous lisons: «Bitsch «und Sturzelbronn (F. S.) ehedem häufig, nun aber, durch «Rivalität von Vollblumen- und Würzwischsammlern, «sammt den Eltern ausgerottet. » É
Il faut nécessairement croire Schultz sur parole; car depuis un grand nombre d'années on n’a plus vu trace de la fameuse hybride dans les deux localités marquées.
Scrophularia vernalis Z. Trouvé en 1833 dans les forêts montagneuses et au pied des rochers de Sturzelbronn (Holandre et Godron). Sans doute que depuis il aura dis- paru de cette localité lorraine, car Schultz dans ses Grundzüge, page 95, ne les signale plus qu'à Eppenbronn (Bavière rhénane): «Vogesiasfelsen auf den hôchsten «Bergen bei Eppenbrunn (EF. G. Sch.).»
Orobanche Rapum Thuill. Je ne sais si l'avenir nous ré- serve la découverte de cette belle plante sur un point ou un autre de la Lorraine. Mais jusqu'ici en dépit de l'indication si générale «commun dans toute la chaine des Vosges » de Godron, malgré l'abondance dans cette même région de la plante nourricière (Sarothamnus sco- parius Wimm.), ni d'autres, ni nous, n'avons réussi à mettre la main sur cette brillante parasite, dans les Basses- Vosges lorraines. Nous disons ni d'autres, sans ajouter botanistes. En effet cette Orobanche offre habituellement des dimensions si gigantesques, des couleurs si carac- téristiques et si remarquables qu'elle aurait immédiate- ment attiré l'attention des plus distraits et que sa dé-
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CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
couverte aurait pu difficilement passer inaperçue. Sa présence eût vite été signalée, ne serait-ce que par les chasseurs ou les gardes forestiers.
Kirschléger, du reste, ne la signale que dans la partie granitique ; or, les Vosges lorraines sont toutes de nature gréseuse.
Mentha arvensi-rotundifolia F. Sch. Cette hybride a entière-
ment disparu de la côte de Clouange où nous lavions récoltée plusieurs fois. Nous en avons envoyé un certain nombre de pieds au savant botaniste de Wissembourg qui les a transplantés dans son jardin à expériences.
Plantago arenaria W. et K. Signalé dans les deux dernières
éditions de la Flore de la Lorraine comme découvert à Châtel-St.-Germain par M. Lasaulce, ce plaintain ny a jamais été trouvé par d’autres. 1)
Endymion nutans Dum. (Agraphis nutans Linck.). La bonne
foi de l’auteur de la Flore de la Moselle a été certaine- ment surprise relativement à cette plante lorsqu'il dit la variété à fleurs blanches abondamment représentée dans les bois des environs de Luppy. Toutes les recherches des botanistes venus après lui, et les nôtres en parti- culier, n’ont pu aboutir qu'à la découverte de quelques pieds de ladite variété, cultivés dans les jardins du village.
Aussi la Flore de la Lorraine, 3e édition, ne la men- tionne plus comme indigène chez nous. De son côté Garke, 1. €. continue à mettre: «L. (häufig bei Metz) » 2).
Potamogeton spathulatus Schrad. ap. Koch et Ziz. Dans
un ruisseau près de Reyerswillers, à une lieue de Bitche (Schultz), d’après Holandre. — Bitche, dans les ruisseaux (Schultz), (Flore de la Lorraine, 3e édition). — In Lothr. suivant Garke, 1. c.
Le Dr. Schultz avoue humblement, dans sa lettre de 1862, avoir confondu cette espèce avec une forme stérile du Pot. polygonifolius Pourr. Aussi, un an après, dans ses Grundzüge, il n’en est plus fait mention.
1) À été trouvé au Sablon, en 1877 et en 1878. (A. Friren). 2) La 17° édition de cet ouvrage : Illustrierte Flora von Deutschland
(Berlin, 189%) ne rectifie pas cette indication. (A. Friren.)
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 25
Sparganium natans Lin. /Sp. affine Schnitzl.). Ge Sparganium que Godron distingue du Sp. minimum Fries est indiqué par lui (2e et 3e édition, mais non 1re éd.) à Bitche sous la foi de Schultz. Cependant ce dernier n’y signale que le Sp. minimum Raj., soit dans la lettre déjà citée de 1862, soit dans ses Grundzüge. Il prétend y voir le véri- table Sp. natans Lin.
Quant au Sp. natans Koch et Ziz. qui Sy rencontre également, c’est tout simplement, d'après lui, une forme natans du Sp. simplex Huds. (Sp. simplexz, R fluitans Gret Godr-).1
Personne, que nous sachions, depuis le Dr. Schultz, n’a jusqu'ici reconnu Sp. affine Schnitz. dans les Spar- ganium bitchois.
Pilularia globulifera Z. A part et malgré le Dr. Schultz, tous les auteurs modernes s’entêtent à enrichir de cette espèce le pays de Bitche. Or voici comme s'exprime là- dessus, en 1863 /Grundzüge, page 188) le botaniste de Wissembourg, le plus grand connaisseur de la Flore bitchoise: «Zwischen Bitsch und Gôtzenbrück, wo diese «Pflanze in der Rhein. F1. von Dôll angegeben wurde, « wächst sie nicht und diese Angabe kann nur auf Ver- « wechslung mit sterilem JUNCUS beruhen. »
En dépit de cette indication expresse, nous lisons dans la Flore de Garke dix-neuf ans plus tard: auch in L. {Bitsch)?). Après cela rien d'étonnant que la 3e édition de la Flore de la Lorraine (1882) vienne encore comme la seconde {datée de 1857) confirmer sa fausse indication : Bitche [Schultz).
Du reste, ni MM. Friren et Kieffer, ni moi, n'avons été plus heureux que le Dr. Schultz et nous croyons devoir renoncer à l’inscrire dorénavant dans la Flore bitchoise.
Asplenium lanceolatum Æuds. (A. Billotit F. S., F1. d. Pfalz. « Très rare. Steinbach près de Bitche (Schultz)» dans Godron (F1. de Lorr., 3% édit.) En nous reportant aux
1) Grundzüge..…. p. 136.
2) La 17° édition (1895) de cet ouvrage : Illustrierte Flora von Deutschl. rectifie cette indication de la manière suivante: «bei Bitsch in L. seit vielen Jahren nicht wiedergefunden. » (A. Friren.)
96 CONTRIBUTION A ‘LA RÉVISION DE LA FLORE
indications premières et dernières de Schultz, nous lisons: «Aeusserst selten an senkrechten, fast unersteiglichen « Felswänden der Vogesias zwischen Steinbach und Fisch- «<bach, im Kanton Dahn.» (Grundzüge... page 193,. Ges deux localités font partie du territoire bavaroiïs. Asplenium vogesiacum F. W. Schultz1). Cette fougère n’est autre que celle découverte à Bitche par M. l'abbé A. Friren, communiquée par lui au Dr. Schultz et publiée par ce dernier comme nouvelle sous l’épithète susdite ?).
Comme le découvreur de cette prétendue nouveauté avait eu l’obligeance de nous en donner deux exemplaires, il nous fut facile de contrôler et leur description et leur détermination. Mais ne voulant pas nous fier à nos seules lumières, nous fimes parvenir dans une lettre à M. le Dr. Ferry de St. Dié, un de ces échantillons authentiques, avec prière de nous dire son avis. Nous ne saurions mieux faire que de reproduire le texte même de la lettre, du reste très intéressante, de cet aimable savant. Il nous répondit done à la date du 12 mars 1882: «La fougère que vous voulez bien me communiquer comme étant celle que le Dr. Schultz a décrite sous le nom d’Asple- nium vogesiacum, me paraît être l'A. viride Huds.
«La plupart des caractères indiqués par Schultz ne sont pas constants. Cela provient de l'insuffisance des échantillons dont il disposait, comme on peut le con- clure des observations de M. Friren.
« D'abord la longueur de deux pouces donnée pour les frondes n’est pas constante, puisque M. Friren possède un échantillon qui a 8 centimètres, bien que placé dans des conditions très défavorables à son développement. Le rapprochement des segments qui se touchent et même se recouvrent, d'après la description de M. Schultz, n’est pas non plus un caractère constant, attendu que : dans l'échantillon de M. Friren ces segments sont, au contraire, distants les uns des autres.
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1) Zusätze und Berichtigungen zu den in Pollichia XX und XXI abge- druckten Grundzüge zur Phytostatik der Pfalz. 1866, pages 52, 53.
2) Bull. Soc. Hist. nat. de Metz, cahier XV, p. 131. Flore adventive du. Sablon, par A. Friren. Metz, 1880.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 97
«Ce qui donne une grande valeur aux rectifications de «M. Friren, c’est que sa correspondance avec M. Schultz « démontre que ces deux échantillons (celui qui a servi «de type à la description de M. Schultz et celui que « possède M. Friren), si différents l’un de l’autre par les «caractères qui précédent, ont été cueillis par la même «personne, simultanément, au même endroit.
«D’après Schultz, cette plante ne peut être l’Asplenium «viride parce que celui-ci ne croît que sur les terrains «calcaires. Or, Kirschléger l’a rencontré près du Tänchel «sur le grès vosgien; et moi-même j'ai trouvé cette «espèce à la base de l'Ormont, près de St. Dié, en deux «endroits distants de plusieurs kilomètres, sur des murs «à sec, formés de moellons de grès rouge et de grès «vosgien. 1)
« Les segments plus longuement pétiolulés et plus nette- «ment cunéiformes à la base dans l'A, viride que dans «VA. Trichomanes me semblent un caractère qui n’est «pas absolument constant et qui est, au contraire, sub- «ordonné à la distance des segments entr'eux. Or, cette « distance, comme nous l'avons vu plus haut, est variable «dans vos échantillons; elle varie également dans ceux «que j'ai récoltés près de St. Dié, et cela sur le même «pied. Quand la distance entre les segments s’allonge, «les pétioles qui les supportent s’allongent en même «temps, et de plus les segments se redressent et, dans «cette position, l'aspect cunéiforme de la base est beau- «coup plus apparent.
« Quant au rachis 10 canaliculé, 2 vert sur presque «toute sa longueur, si ce n’est tout à fait à la base où «il est brun, 3° dépourvu de rebord membraneux, l’échan- «tillon que vous avez bien voulu m'adresser présente «très nettement tous ces Caractères appartenant à lA. «viride Huds. Il en est de même des sores qui sont plus
1) Rappelons également que l'indication de M. de Baudot « Sarre- bourg, au Rehthal» pour la même fougère a été vérifiée par nous l'an dernier. Elle a réellement élu domicile dans cette belle vallée; elle y a pour support la paroi verticale d’un rocher de vogesias passablement in- accessible, d’où l’eau suinte continuellement de toutes parts. (Note de M. Barbiche, postérieure au mois de novembre 1889.)
7
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CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
«larges et plus courts que dans l'A. Trichomanes, arrondis «et presque confluents dès leur naissance, tous ces «caractères de l’A. viride Huds. sont très visibles sur «votre échantillon et sont également notés dans la dia- « gnose de Schultz.
«En résumé, je ne vois aucun caractère qui marque «une différence essentielle avec l'A. viride Huds. »
Ajoutons que cette opinion si bien justifiée de M. le Dr. Ferry est partagée (sans que cette circonstance soit connue de lui) par M. le Dr. Garke, car il termine la diagnose de l'A. viride Huds. par ces mots: «Hierher «gehôürt auch À. vogesiacum F. Schultz. » 1)
NB. On nous permettra de ne pas souscrire entièrement aux conclusions de M. Barbiche pour les raisons suivantes:
4o L'autorité du Dr. Schultz ne saurait être révoquée en doute. Or, qu’on relise les extraits des deux lettres que le savant botaniste m'écrivit à l’occasion de cette petite fougère et l’on verra qu'il la considérait comme une espèce distincte, très rare à Bitche, il est vrai, puisqu'il ne l’avait rencontrée que dans deux localités du Grès vosgien et en petite quantité.
20 La discussion de M. Ferry ne porte que sur les carac- tères donnés par le Dr. Schultz, caractères tirés de frondes provenant d’un pied encore très jeune. Or dans notre notice?) nous avons affirmé avoir vu, dans un herbier du collège de Bitche, 2 frondes de la même espèce, placés séparément entre deux feuilles (par qui?
je l'ignore) et mesurant de 15 à 20 centimètres (voir.
page 154 de notre notice). Par conséquent M. Ferry ne peut tirer de conclusion de la taille de deux pouces ou de huit centimètres. On sait d’ailleurs que les exem- plaires d'une même espèce présentent de grandes diffé- rences selon qu’on les examine dans le jeune âge ou après qu'ils ont pris tout leur développement.
30 Le Dr. Schultz m'affirmait que À. viride, très commun sur les rochers calcaires, ne croît jamais sur les rochers
1) L'édition 17° porte simplement, page 722, la synonymie : À. voge-
siacum F. Schultz.
2) Bull. Soc. H. N. de Metz. XV. 2. (1880), p. 152 et 153.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 99
quartzeux ? Est-ce vrai? Ce point est à éclaircir. Kirsch- léger cite À. viride dans plusieurs localités alsaciennes et dit: «Assez rare! Fentes des rochers du grès vosgien 1) ».
Il est curieux de relire l’article consacré par A. de Candolle à l'influence de la nature minéralogique du sol.
J. Thurmann dit de l'habitat de À. viride Huds. — Ro- chers ombragés, région montagneuse et alpestre, disséminé dans les Alpes, sur quelques points seulement des Vosges et du Schwartzwald, répandu et souvent abondant dans une grande partie du Jura et probablement dans toute la chaine ; aussi la région montagneuse de lAlbe de Souabe ; très contrastant entre le Jura et les montagnes du Rhin. — Roches dysgéogènes. Xérophile ?) (A. Friren).
IIT. Espèces dont la présence en Lorraine demeure douteuse.
Circæa intermedia Ehrh. Holandre dit: « Cette plante dont «F. Schultz m'a communiqué des échantillons recueillis « par lui dans les montagnes à l'Est de notre départe- «ment et dans les environs de Deux-Ponts, ne se trouve «pas mélangée, suivant ce botaniste, avec les deux autres «espèces.» Godron, dans sa Flore de la Lorraine cite: Bitche (Schultz).
Les Grundzüge... ne mentionnent pas du tout cette espèce pour le territoire Bitchois et sa lettre porte ces mots : Nul à Bitche. Nous supposons que les échantillons dont parle Holandre ont été récoltés dans les bois qui séparent notre frontière du pays de Deux-Ponts, mais non en deçà de la frontière.
NB. M. Barbiche oublie que Godron cite également une localité lorraine : « Sarrebourg (de Baudot).» (A. Friren).
Verbascum australe Schrad. Bien que les 2% et 3e éditions de la Flore de la Lorraine continuent à mentionner cette plante pour «Bitche /Schultz] » et pour «Sarrebourg /de
1) Flore vogéso-rhénane, II (1870), p. 271. ?) Essai de phytostatique, II (1849), p. 275.
7*
400 CONTRIBUTION À LA RÉVISION DE LA FLORE
Baudot) ». Nous doutons profondément de sa présence chez nous.
Pour la première localité, notre doute est fondé sur l'autorité même de Schultz. Dans sa lettre il dit formel- lement » Nul à Bitche », et dans ses Grundzüge il n’est fait aucune mention de ce Verbascum.
Pour Sarrebourg, nous craignons que M. de Baudot n'ait confondu cette plante très affine à d’autres Verbas- cum; Car si Schultz et Holandre, observateurs sérieux et dont les loisirs étaient consacrés à l’étude approfondie de la Flore, ont pu sy méprendre, à plus forte raison M. de Baudot qui ne s’occupait de botanique que dans ses moments perdus.
Leonurus marrubiestrum Lin. Comme Godron le fait déjà remarquer dans la 2e édition de sa Flore de la Lorraine (1857), cette plante n'existe plus dans les deux localités de la vallée de la Moselle où l'avait signalée Holandre. Elle n’est du reste indiquée nulle part ailleurs en Lor- raine. 1
Salix repens Lin. Ce saule représenté par les deux sexes a été vu par F. Schultz dans la forêt de pins qui s'étend entre la Main-du-Prince et le Rohrweiïiher; mais de nos“ jours il a dù disparaître par suite des cultures forestières. Personne n’a pu l'y retrouver.
Muscari comosum Lin. «On en trouve dans les pâturages du « Saulcy. » Depuis l’année 1842 où Holandre écrivait ces mots, aucun botaniste ne l’y a retrouvé. Du reste, cette localité a été l'objet de nombreux remaniements qui en ont banni bien des plantes. |
Lilium martagon Lin. Cette magnifique liliacée, découverte autrefois en assez grande abondance par F. Schultz en deux endroits des forêts de Bitche, est actuellement, suivant le même botaniste /in litteris) presque détruit et introuvable à cause des cultures forestières. Ces deux stations intéressantes sont : la Main-du-Prince et le Brand- Erlenkopf près de Bærenthal.
N.-B. Cependant Godron cite en Lorraine: Vic, Dieuze (Suard), Château-Salins (Léré). Est-elle aussi détruite dans ces localités, la belle liliacée? (A Friren).
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 104
Malaxis paludosa Sw. «Au milieu des sphaignes dans les «marais tourbeux, par exemple: Grande tourbière au «coin de la forêt, étangs de Hasselforst, de Creutzer, « d'Entebeuchel, de Schwangerbach, au bout de l’étang « d'Haspelscheïidt, etc., presque toujours avec Scheuchzeria «palustris, Orchis incarnata, Utricula minor, Drosera «intermedia. »
Ainsi m'écrivait Schultz en 1862 et depuis, en dépit de ces nombreux habitats Si précis, et de nos innombrables bains de pieds, nous n'avons pu voir nulle part un brin vivant de cette orchidée, si commune autrefois. Les re- cherches spéciales les plus minutieuses de MM. Friren et Kieffer n’ont pas plus abouti que les nôtres.
Cette disparition, du reste, d’après nos renseignements, paraît être universelle et s'étendre à toute l'Europe tem- pérée.
N.B. Nous n'avons pu consacrer qu'une promenade à la recherche de cette intéressante orchidée.
Ce fut le 25 mai 1865, sur les bords de l'étang d'Haspel- scheidt. Nous avons recueilli plusieurs espèces assez rares telles que Sedum villosum, Orchis incarnata, Scheuchzeria palustris, Garex pulicaris, et la belle Andromeda polifolia, mais de Malaxis aucune trace. Dois-je en conclure à la disparition définitive de cette plante ? nullement. On sait que les espèces de cette famille sont assez capricieuses : abondantes certaines années, elles sont rares ou même nulles dans d’autres années. Nous l'avons souvent cons- taté aux environs de Metz, notamment pour Herminium clandestinum.
M. l'abbé Kieffer nous écrit que Malaxis paludosa a été recueilli, en 1900 ou 1901, par M. Schuster, pharmacien et maire de Bitche, dans la localité de Schultz, c’est-à-dire sur les bords de l'étang d'Haspelscheidt, et qu'il en a vu, à cette époque, des exemplaires à l’état frais (lettre du 14 décembre 1903). (A. Friren.)
Asplenium germanicum Weiss. Signalé déjà dans la Flore française de De Candolle sur les rochers, à Sierek, il a été retrouvé par Holandre (1829) et Friren (1859); mais ce dernier n’est parvenu à en découvrir qu'une seule touffe
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CONTRIBUTION A LA RÉVISION DE LA FLORE
après dix mois de recherches (octobre-août), ce qui ferait craindre à sa disparition.
N.-B. Nous n'avions détaché que des frondes, respec- tant la souche profondément enfoncée dans une étroite fissure de la roche de quartzite: malheureusement le rocher lui-même a complètement disparu depuis plusieurs années. Comme plusieurs autres il a été réduit en fragments pour l’'empierrement des routes ou la construc- tion des abris-blindés qui environnent la ville de Metz
Pour être complet, il nous reste à reproduire la liste des plantes qui, selon M. Barbiche, doivent être éliminées de la Flore de la Lorraine et celle des plantes dont la présence lui paraissait douteuse dans notre circonseription, faisant précéder d’un astérisque les noms de celles pour lesquelles nous n'avons pu découvrir aucune indication dans les notes de notre collègue. (A. Friren).
PLANTES A ÉLIMINER
Sagina nodosa. | Hieracium brachiatum. Vicia dumetorum. Verbascum ramigerum.
? Geum rivale. F — phlomoides. Aronia rotundifolia. Scrophularia vernalis.
“ Crassula rubens. Orobanche Rapum. “Sedum annuum. Mentha arvensi-rotundifolia. “ Galium tenerum. Plantago arenaria. Stenactis annua. Endymion nutans. Senecio spathulæfolius. Potamogeton spathulatus. Micropus erectus. Sparganium natans.
“ Doronicum plantagineum. Pilularia globulifera.
? Helminthia echioides. Asplenium lanceolatum. Hieracium Schultesii. — vogesiacum.
ESPÈCES DONT LA PRÉSENCE EST DOUTEUSE EN LORRAINE
* Hutschinsia petræa. “Lathyrus palustris. * Linum austriacum. * Coronilla emerus. * Geranium sylvaticum. Circæa intermedia.
LS
— sanguineum. *Myriophyllumalternifolium.
DE LA LORRAINE ALLEMANDE. 103
*Torylis nodosa. Leonurus marrubiastrum. “ Lonicera nigra. Salix repens.
* Galium nitidulum. Muscari comosum.
* — elongatum. Lillum martagon *Tragopogon orientalis Malaxis paludosa.
* Crepis pulchra. * Potamogeton obtusifolius. Verbascum australe. " Carex stricta.
* Digitalis ambigua. Ÿ — maxima.
*Linaria striata. 1} * — ericetorum.
D —- arvensis. “Cynodon dactvylus.
* Mentha rubra. Asplenium germanicum.
Enfin M. Barbiche avait relevé dans la Flore de Garcke dix espèces qui n'avaient jamais été signalées en Lorraine, qu'il n'avait jamais rencontrées, et sur lesquelles il se pro- posait probablement de faire des recherches que son état de santé a rendues subitement impossibles.
Rubus arduennensis. Utricularia neglecta. Galium anglicum. À) Alisma ranuneuloides. Petassites fragrans. Leucoium æstivum. Bidens radiatus. Carex 2ynobasis. Corispermum hyssopifolium. #) Festuca thalassica.
4er mars 1904.
APTE © AN
1) Je l’ai trouvée en assez grande quantité dans la plaine de Geai, au-dessus d’Ars. A. F. 2?) Trouvé parmi les plantes adventices du Sablon par M. Frueth et par moi. A. F. . _*) Introduite depuis un certain nombre d'années aux environs de Bitche. (MM. Kieffer et Schatz).
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PROMENADES BRYOLOGIQUES
EN LORRAINE
PAR
A. FRIREN.
3e SÉRIE.
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Verba volant, scripta manent.
MON CHER AMI,
Les observations que vous m'avez présentées dernièrement au sujet de mes Promenades bryologiques sont parfaitemen justes, je me plais à le reconnaitre. Il y a d’abord, dites-vous, plusieurs mousses du Catalogue de 1898 qui ne figurent dans aucune de ces Promenades. Gela est vrai, et ma justification est facile: elles ne se rencontrent dans aucune des douze localités où je vous ai conduit jusqu'ici. J’ajouterai même que de nouvelles excursions m'ont fait découvrir plusieurs espèces qui mavaient échappé précédemment. Ne vous avais-je pas prévenu de ces lacunes possibles en vous écrivant à la fin de la septième Promenade: «Je n'ai certes pas la prétention «d’avoir, en six années, découvert toutes les mousses qui «croissent aux environs de Metz et je serais heureux si vous « parveniez à récolter l’une ou l’autre des 10 ou 12 espèces {qui peuvent encore s'y rencontrer. »
Ce vœu que je formais pour vous, mon cher ami, à la date du 19 juin 1901, s’est réalisé pour moi. Vous trouverez, dans un nouveau Supplément. de mon Catalogue, 9 mousses et 4 hépatiques nouvelles pour la Lorraine, ainsi que des
106 PROMENADES BRYOLOGIQUES
localités nouvelles pour une quarantaine d'espèces déjà si- gnalées et généralement peu communes, soit pour les en- virons immédiats de Metz, soit pour les bois des Etangs et de Landonvillers, soit pour la région si intéressante de Hombourg- l'Evêque.
Une seconde observation trouvera sa réponse dans deux des nouvelles Promenades que je vous recommande aujourd'hui: Boussewald et Faux-en-Forêt. Chacune de ces deux localités possède une tourbière en miniature où vous pourrez recueillir quelques-unes des mousses qui croissent dans de semblables conditions. Moins étendues et moins riches que les tourbières des environs de Bitche, elles ne laissent pas cependant de présenter un certain intérêt au bryologue et même à l'amateur de phanérogames.
Vous vous plaignez également de n’avoir pu mettre la main sur toutes les espèces que j'ai mentionnées. Vous seriez trop heureux s’il en avait été autrement. Ce n’est pas dans une seule excursion que vous pouvez prétendre découvrir tout ce que recèle une localité, si restreinte qu’elle soit, et si actives que soient vos recherches. Du reste, vous ne devez pas ignorer que certaines mousses, dites annuelles, sont souvent très fugaces.Abondantes une année sur une place, elles disparaissent complètement l’année suivante pour se montrer ailleurs où leur présence n’était pas soupçonnée.
Enfin vous ne devez pas ignorer que l’époque de l’année où se fait l’excursion n’est pas indifférente. Ainsi, par exemple, vous ne pourriez découvrir, du mois de mai au mois d'août, un seul échantillon de Pottia truncatula, espèce commune et abondante dans les environs de Metz, du mois d'octobre au mois d'avril. Les flores vous donneront à cet égard tous les renseignements désirables. J’ajouterai, que par un temps très sec, il est difficile, à un œil non exercé, d’apercevoir et surtout de distinguer les espèces demeurées stériles.
Un dernier conseil: vous Connaissez maintenant quelques bonnes localités, visitez-les de temps à autre, multipliez vos recherches et vous trouverez. Je ne puis que répéter iei la parole du témoin au Juge:
C’est ce que j'ai vu!
EN LORRAINE. 107 XIII. Le vallon de Boussewald.
L’excursion est peu fatigante, grâce au chemin de fer. Nous partons de Metz à midi 15 m. avec un billet pour Rosselange {Rosslingen|.
L’embranchement de Moyeuvre se détache de la ligne Metz- Thionville à la station de Hagondange /Hagendingen], passe à proximité du nouveau village de Stahlheim, et remonte, à partir de Gandrange /Gandringen) ou plutôt d'Amnéville, la rive droite de l’Orne. Des deux côtés de la voie s'étendent les vastes usines de Rombas /Rombach], récemment cons- truites et en pleine activité. Là se transforment en acier, par les procédés modernes, les riches couches d’hydroxyde ooli- tique que recèlent les collines calcaires environnantes.
A une heure 20 m. nous descendons du train, puis nous traversons dans toute sa longueur Rosselange, bâti sur la rive gauche de la petite rivière. À la dernière maison du village, vis-à-vis des usines de Jamailles, nous quittons la route de Moyeuvre pour prendre à droite un chemin de voiture qui aboutit à l’entrée de la charmante vallée. Pressons le pas pour nous soustraire au bruit assourdissant des marteaux- pilons et surtout aux nuages de fumée qui s’échappent des nombreuses cheminées de l’usine et retombent sur le sol en poussière impalpable. Bientôt nous atteindrons ces petites constructions qui portent encore aujourd'hui sur la carte 1) le nom de PBusswalder-Mühle. Cest ici que commence notre excursion à une altitude de 200 mètres.
Deux vénérables botanistes, pénétrant pour la première fois dans ce petit vallon, sous la conduite de notre ancien et regretté collègue, l'abbé Barbiche: «Quelle magnifique «vallée, physiquement et scientifiquement parlant, s'écrièrent- «ils, c’est une vraie Tempé! » 2). Laissons à ces bons Mes- sieurs la responsabilité de leur exclamation (poétique sans doute, mais un peu exagérée) et mettons-nous à la recherche de nos intéressantes petites muscinées.
Au bord du chemin qui conduit à l’ancien petit MoUl) nous voyons quelques espèces assez communes sur les sommets
1) Feuille 3543: Gross-Moyeuvre. 2?) Bull. Soc. Hist. nat. Metz. XXI. 1901, page 73.
108 PROMENADES BRYOLOGIQUES
ou sur les flancs stériles des coteaux caleaires, telles que Tortula ruralis, Thyidium abietinum, Cylindrothecium con- cinnum, etc. Ne nous arrêtons pas à les recueillir, mais constatons la présence d’une rare phanérogame: Euphorbia Gerardiana Jacq. Gette plante paraît plus commune en Alle- magne, sur les bords du Rhin et de l'Elbe, qu'en France. Dès 1829, Holandre l’a signalée entre Clouange et Moyeuvre: c’est encore la seule localité connue de Godron pour les quatre départements de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges. Quand cette plante fleurit, aux mois de juin et de juillet, il est impossible de ne pas l’apercevoir, même de loin : nous la retrouverons dans un instant.
Entre le ruisseau et le thalweg, parcouru lui-même par un mince filet d’eau, s'étendent d'étroites prairies à sol tourbeux et plus ou moins spongieux avec la flore habituelle des loca- lités analogues. Là croissent pêle-mêle et avec assez d’abon- dance des cypéracées telles que ÆEriophorum angustifolium (signalé pour la première fois par l'abbé Barbiche), Carex flava, C. panicea etc., puis Valeriana dioica, espèce indiquée autrefois dans quelques localités des environs de Metz, mais généra- lement assez rare.
À cinq cents mètres de notre point de départ, nous quittons définitivement la route pour traverser le ruisseau (opération quelquefois assez difficile) et aller visiter une excavation produite dans la masse du tuf, par une petite source. Les eaux qui en proviennent forment bientôt un autre ruisselet, au cours paisible, et dont les bords sont couverts par une luxuriante végétation bryologique. De vastes et magnifiques tapis formés par les mousses calcicoles attirent de loin le regard du bryophile. Bryum pseudo-triquetrum, Amblystegium filicinum, Hypnum commutatum, Acrocladium cuspidatum, en touffes profondes, sont souvent très bien fructifiées, comme cette année (2 mai 1904); Bryum turbinatum, bien plus rare, portait cette année quelques capsules et Physcomitrium pyri forme se rencontrait en belle fructification, cà et là, surtout dans les cavités des blocs de tuf humides. N'oublions pas quelques larges touffes de Mnium affine variété elatum, mal- heureusement stériles. Ici doit se trouver Fissidens crassipes.
EN LORRAINE, 109
Quand lexcursion se fait en juillet ou en août, c’est-à-dire après que la faux a passé sur la maigre prairie, on peut facilement apercevoir, sur la tourbe desséchée, entre les racines des cypéracées et des graminées, Fissidens adianthoides fertile et Hypnum stellatum stérile.
Comme vous le voyez, mon cher ami, cette localité nous a déjà fourni quatre mousses qui ne se sont rencontrées dans aucune de nos douze premières Promenades. Quant aux hépa- tiques, elles ne sont représentées ici que par deux espèces, d’ailleurs assez communes: Marchantia polymorpha et Pellia epiphylla.
L'absence du genre Sphagnum, dont toutes les espèces, croyons-nous, sont réputées calcifuges, s'explique facilement ici, les eaux étant fortement chargées de carbonate de calcium.
Il nous reste encore une particularité à signaler. Cette belle mousse qui a nom Climaciuin dendroides, et que nous avons rencontrée dans plusieurs de nos Promenades, s'était toujours montrée à nous privée de capsules. Ici, au confluent du filet d’eau et du ruisseau principal, pour la première fois, nous avons enfin pu recueillir, après huit années de recherches, des tiges surmontées de capsules. Il convient d'ajouter que ce jour-là, 20 février 1903, nous étions doublement favorisé : les capsules, encore surmontées de leur opercule, étaient arrivées à leur maturité et le soleil, qui égayait un peu la campagne encore si triste à cette époque, n'avait pas com- plètement fait disparaître en cet endroit les effets de la gelée nocturne. Une mince couche de glace rendait le sol assez résistant pour nous permettre de faire notre précieuse récolte en toute sécurité. Nous ne vous conseillons pas d'aborder cette localité à une autre époque de l’année!
Revenons à l’entonnoir de tuf au fond duquel jaillit la petite source qui entretient l'humidité de la prairie tourbeuse. Ici, comme nous l'avons vu près du moulin de Boussewald, croissent de larges touffes de Euphorbia Gerardiana. Cons- tatons sur la pelouse sèche la présence de plusieurs mousses descendues des bois ou coteaux calcaires, telles que les deux Thyidium recognitum et abietinum, Scleropodium purum, Hypnum molluscum, Hypnum cupressiforme: puis remontons le vallon en suivant le sentier qui longe la forêt, au pied du
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versant sud. De temps à autre nous le quitterons pour explorer les parties les plus dénudées de la prairie et recueillir des échantillons de Brachythecium Mildeanum. Enfin, quand le sol est devenu franchement marécageux et d’un accès assez difficile, on voit réapparaitre Climacium dendroides fertile, puis Bryum pseudotriquetrum et Mnium affine. Décidément le vallon de Boussewald est favorable au développement de Climacium. En est-il de même chaque année? C’est à voir.
À quelques pas de ce marécage on voit sourdre, au bord même du sentier, une petite source qui se perd bientôt dans le ruisseau principal. Ce dernier n’a pas, en cet endroit, de rives bien limitées : il s'étale en une nappe peu profonde: ce qui rend difficile la récolte de deux muscinées assez rares que nous n'avons encore trouvées qu'ici: Philonotis calcarea et Chiloscyphus polyanthus variété rivularis. T1 ne faut pas né- gliger cette bonne fortune.
Reprenons le sentier et, après avoir constaté la présence de trois mousses stériles Fissidens taxifolius, Mnium undulatum et Eurhynchium praelongum, allons visiter les pierres au milieu desquelles la source du ruisseau cherche à se frayer un passage. Nous n'y trouverons que des espèces assez com- munes et souvent signalées dans nos précédentes promenades, à savoir: Anomodon viticulosus, Camptotheciwm lutescens, Brachy- thecium rutabulum, Rhynchostegium murale et Rh. rusciforme.
Les troncs des arbres environnants, surtout des hêtres, portent leurs colonies ordinaires: Metzgeria furcata, Radula complanata, Frullania dilatata. Deux mousses méritent une mention spéciale: c’est d’abord Ulota crispa qui semble re- chercher les jeunes chènes et se plait volontiers dans les lieux ombragés et humides, puis Neckera pumila, espèce rare, presque toujours stérile, qui vit ici en compagnie de sa. congénère Neckera complanata.
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L’excursion est terminée; mais si l'heure le permet et si vous désirez voir in situ une curieuse et très rare crucifère, il faut gravir la côte qui se dresse devant nous et derrière laquelle est bâtie Moyeuvre-Petite. Vous découvrirez facilement, dès les premiers jours du printemps, sur le terreau qui re- couvre, par places, les rochers calcaires, le Cardamine
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impatiens. Gette espèce bisannuelle a été signalée dès 1821 1 à Kéching, près de la Sarre (Léo) et près de Sarreguemines (Lasaulce): à ces deux localités on a ajouté en 1836 2) les environs de Moyeuvre, dans le vallon du Conroy (Herpin), c’est- à-dire sur le versant sud de la côte sur laquelle nous nous trouvons. D’après Kirschléger 3) cette plante, abondante dans les Vosges granitiques de l'Alsace, est rare du côté lorrain. Sur ces mêmes roches calcaires vous trouverez Neckera crispa, peu fertile, Thamnium alopecurum stérile, ainsi que Fissidens decipiens ; au pied des arbres, Zsothecium myurum, Eurhyn- chium striatum, Hypnum cupressiforme, Hylocomium brevirostre, H. triquetrum, et sur les places dénudées, surtout au sommet de la côte, Fissidens bryoides et Brachythecium velutinum, ces deux dernières bien fertiles. Somme toute, rien d’intéressant: redescendons avec prudence, puis pressons le pas pour ne pas manquer le train de 4 heures 34.
Dans notre excursion du vallon de Boussewald nous avons rencontré, soit sur le tuf calcaire, soit dans la petite tourbière, soit dans le lit même du ruisseau, soit enfin sur le sommet de la côte, les espèces suivantes:
Mousses acrocarpes.
Fissidens bryoides. Physcomitrium pyriforme. = crassipes ? Bryum turbinatum. — adianthoides. — pseudo-triquetrum. — decipiens. Mnium affine. == taxifolius. — undulatum. Tortula ruralis. Philonotis calcarea.
Ulota crispa.
Mousses pleurocarpes.
Neckera pumila. Gylindrothecium concinnum — crispa. Climacium dendroides c. fr. ns complanata. Isothecium myurum.
Anomodon viticulosus. Camptothecium lutescens.
Thyidium tamariscinum. Brachythecium Mildeanum
— recognitum. : — velutinum. — abietinum. — rutabulum
1) Flore de la Moselle, 1° éd. 1826, p. 363. 2) Supplément, 1836, p. 68. 3) Flore vogéso-rhénane, 1870, p. 29.
112 PROMENADES BRYOLOGIQUES
Scleropodium purum. Amblystegium serpens. Eurhynchium striatum. Hypnum stellatum.
— prælongum. — commutatum. Rhynchostegium murale. — cupressiforme.
—- rusciforme. Acrocladium cuspidatum. Thamnium alopecurum. Hylocomium brevirostre. Amblystegium filicinum. — triquetrum. Hépatiques.
Marchantia polymorpha. Chiloscyphus polyanthus. Pellia epiphylla. — var. rivularis. Metzgeria furcata. Lophocolea bidentata. Plagiochila asplenioides. Frullania dilatata.
Quarante-huit muscinées, dont sept ou huit ne figurent dans aucune de nos promenades antérieures, puis Climacium avec capsules, c’est suffisant, n'est-ce pas, pour vous déter- miner à visiter ce petit coin de notre beau pays. A cet avan- tage, ajoutez le plaisir de voir ces deux rares phanérogames que vous trouveriez difficilement ailleurs en Lorraine: